Test Blu-ray : Wolves

0
208

France, Canada : 2014
Titre original : Wolves
Réalisateur :
Scénario : David Hayter
Acteurs : , , ,
Éditeur : TF1 Vidéo
Durée : 1h31
Genre : Fantastique
Date de sortie DVD/BR : 4 mars 2015

 

 

Contraint de prendre la route après le meurtre de ses parents, Cayden erre, perdue, sans but… Jusqu’à ce qu’il rencontre un fou nommé Wild Joe, qui le met sur la route de la sinistre ville de Lupine Ridge, où il traquera les vérités de son histoire. Mais le chasseur ne finira-t-il pas par être le chassé ?

 

Le film

[3/5]

Réalisé par l’inconnu David Hayter, dont les faits d’armes sont pourtant à rattacher à l’écriture de tout un tas de blockbusters US (X-Men, X-Men 2, Watchmen…) ces dernières années, Wolves est un sympathique petit film de loups-garous, dont l’influence est à rechercher du côté de la saga (en plus sexy), ou de séries TV telles que True blood ou . Si on nage en plein DTV, il faut tout de même admettre que le produit est indéniablement soigné. Le scénario, bien que cousu de fil blanc, nous propose des éléments intéressants, tels que celui de lier la lycanthropie aux premières relations sexuelles du personnage principal : si cet aspect de l’histoire est certes un poil timoré et inabouti (on n’est pas chez Larry Clark, loin de là), le récit aborde tout de même le « coming of age » d’une façon que l’on n’a guère vue par le passé exploitée de cette manière que dans Ginger Snaps, dont Wolves est une espèce de pendant masculin. D’ailleurs, on se demanderait presque si le réel objectif d’Hayter, en tant que scénariste et réalisateur, n’était pas de dresser un parallèle entre le fait d’être « dépucelé » et celui de devenir un loup-garou : le récit, avec ses twists et ses faux fuyants multiples, prend parfois des airs de rêve éveillé, comme si la réalité telle qu’elle nous est présentée dans le film était à remettre en question. Pour ce faire, il utilise des acteurs apparaissant tous comme autant de gravures de mode issues d’un magazine pour adolescentes, et une photo aussi superbe qu’irréelle, composant des plans dont l’aspect volontairement artificiel tranche nettement avec l’esthétique généralement utilisée pour ce genre de films.

En deux mots comme en cent, Wolves marque, narrativement et visuellement, une petite rupture avec le reste de la production fantastique actuelle destinée à un public d’adolescents. Reste maintenant à déterminer s’il s’agissait là d’une volonté de ses auteurs ou un bienheureux hasard. En l’état, les passages obligés et autres gimmicks du film de loups-garous sont bel et bien présents, et l’ensemble dénote d’un certain cœur apporté à l’ouvrage : si tout est parfaitement prévisible et que le film ne nous réserve au final pas la moindre surprise, Wolves se laisse suivre sans difficultés jusqu’à son dénouement. Ce qui, en ces temps troublés où le moindre DTV peut se révéler une véritable épreuve pour le spectateur, n’est déjà pas mal du tout.

 

 

Le Blu-ray

[4/5]

Le Blu-ray édité par TF1 Vidéo, avec son joli piqué et sa belle définition, rend pleinement justice aux efforts du directeur photo Gavin Smith (Ginger Snaps 2… tiens, tiens ! quelle étrange coïncidence). Même durant les nombreuses scènes nocturnes ou en basse lumière, on ne déplore aucune baisse de piqué. Les couleurs explosent littéralement les mirettes, et les contrastes sont excellents. Côté son, comme d’habitude avec l’éditeur, VF et VO sont toutes deux proposées dans des mixages DTS-HD Master audio 5.1 qui assurent indéniablement l’immersion et le spectacle.

Côté suppléments, on est surpris de constater que l’éditeur a pris le soin d’adjoindre au film un making of d’environ trente minutes. Si le ton qu’on y emploie a une fâcheuse tendance à l’auto-satisfaction. Pour preuve, un des producteurs du film déclare carrément, et le plus sérieusement du monde, qu’il n’a jamais vu un seul bon film de loups garous – hey pépère, tu veux qu’on te rappelle un peu les monuments que sont Le loup-garou (George Waggner, 1941), La nuit du loup-garou (Terence Fisher, 1961), Hurlements (Joe Dante, 1981), Ginger Snaps (John Fawcett, 2000) ou encore Wolfman (Joe Johnston, 2010), pour ne citer que ceux-là ? Cela dit, le tout est suffisamment informatif pour retenir l’attention durant une petite demi-heure. On trouvera également en bonus deux bandes-annonces de l’éditeur, à savoir celles The november man et du dernier Jason Statham en date, Joker.

A noter que le film est également disponible en VOD sur MYTF1VOD à partir de 3,99€ et 13,99€ en téléchargement définitif.

 

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici