DVD — 28 novembre 2016
Test Blu-ray : Tarzan [ Blu-ray 3D ]

[ Blu-ray 3D ]

 
États-Unis, Royaume-Uni, Canada : 2016
Titre original : The legend of Tarzan
Réalisateur :
Scénario : ,
Acteurs :  Alexander Skarsgård, ,
Éditeur : .
Durée : 1h50
Genre : Aventures
Date de sortie cinéma : 6 juillet 2016
Date de sortie DVD/BR : 9 novembre 2016

 

 

Après avoir grandi dans la jungle africaine, Tarzan a renoué avec ses origines aristocratiques, répondant désormais au nom de John Clayton, Lord Greystoke. Il mène une vie paisible auprès de son épouse Jane jusqu’au jour où il est convié au Congo en tant qu’émissaire du Commerce. Mais il est loin de se douter du piège qui l’attend. Car le redoutable belge Leon Rom est bien décidé à l’utiliser pour assouvir sa soif de vengeance et sa cupidité…

 

 

Le film

[3/5]

Depuis la création du personnage par Edgar Rice Burroughs au début du vingtième siècle, Tarzan a enflammé les imaginations, et ce sont plusieurs dizaines d’adaptations qui se sont succédé au fil des années au cinéma et à la télévision. De la plus fidèle à la plus fantaisiste, chacune de ces adaptations a en quelque sorte apporté sa pierre à la légende d’un personnage qui, à l’instar de Sherlock Holmes, Dracula ou encore Hercule, appartient aujourd’hui plus que jamais à la culture populaire.

Profitant d’une pause au milieu de ses adaptations en série d’Harry Potter et de l’univers de J.K. Rowling, David Yates s’attaque donc aujourd’hui à une autre légende littéraire avec Tarzan, un des deux blockbusters estivaux orchestrés par Warner pour l’année 2016 (l’autre étant naturellement le très attendu Suicide Squad, qui débarque en Blu-ray et DVD début décembre). Spectaculaire et très rythmée, cette nouvelle variation autour des personnages de Tarzan et Jane se déroule huit ans après le retour de Tarzan, devenu Lord Greystoke, à la « civilisation ». Ce dernier vit avec Jane dans son immense demeure d’aristocrate ; mais une série d’événements liés à la situation politique du Congo va les forcer à retourner dans la jungle… Ce Tarzan cuvée 2016 prend donc le parti du « retour » à l’état sauvage, ce qui est, d’emblée, une perspective plutôt originale par rapport aux récits auxquels le public a pu s’habituer depuis presque un siècle, et qui démarraient généralement sur un postulat inverse.

Le film de David Yates fait également le pari risqué de situer la narration dans un contexte historique réel et très précis : la colonisation et l’esclavage au Congo à la fin du XIXème siècle. Sur cette trame dramatique très réaliste se greffera donc le personnage de Tarzan, surhomme ayant le pouvoir de parler avec les animaux, qui représente une espèce de chaînon manquant entre « l’homme » et « la bête ». Puisque c’est dans l’air du temps, Tarzan est ici représenté à l’écran comme une espèce de super-héros à qui tout réussit, et dont le prestige n’est quasiment jamais mis à mal durant le récit : outre les deux redoutables « méchants » du film, il parviendra quasiment à lui-seul à vaincre une armée entière (des soldats belges, certes, mais des soldats quand même).

Et si sympathique soit-il en tant que divertissement familial (c’est vraiment du fun pour petits et grands, avec un peu de romance pour flatter les sensibilités féminines), c’est dans ce grand écart esthétique, présentant d’un côté un contexte hyper-réaliste et documenté et de l’autre un personnage quasi-mystique, que ce Tarzan ne parvient pas réellement à convaincre. On a en effet un peu de mal, en tant que spectateur, à mettre en parallèle des événements historiques aussi tragiques et la révolte des animaux de la jungle que met en scène le film, tous unis derrière un homme-singe afin de sauver le peuple du Congo des griffes de l’oppresseur. Mais tout cela se résume finalement à une question d’équilibre : il aurait suffi, dans le traitement de l’intrigue, d’un peu plus de rigueur et de réalisme, ou au contraire un peu plus de fantaisie décomplexée, pour toucher au merveilleux. Dans l’état, Tarzan demeure un bon petit divertissement, pile assez ténu pour ne pas sombrer totalement dans le ridicule. Mais au final, on en vient tout de même à penser que le traitement que lui aurait apporté Stephen Sommers (La momie, Van Helsing), un temps attaché au projet, aurait probablement fait basculer Tarzan du côté des petits classiques immédiats, de ces petits plaisirs un peu coupables et 100% pop-corn que l’on se régale à voir et revoir au fil des ans.

 

 

Le Blu-ray

[5/5]

Avec presque 1,4 millions d’entrées en France, Tarzan semble avoir rempli toutes ses promesses de notre côté de l’Atlantique, et le Blu-ray édité par Waner bros. rend clairement honneur à cet engouement populaire, avec un transfert HD de toute beauté et à nouveau une volonté de privilégier la VF pour ce qui est des mixages audio. La définition est irréprochable, le piqué d’une précision redoutable (malgré quelques incompréhensibles baisse de régime par ci par là), les contrastes affichent une belle pêche, et les couleurs sont éclatantes. Visionné en 3D, le spectacle prend toute son ampleur : l’immersion est absolue, les jaillissements sont nombreux et l’ensemble donne vraiment dans le grand spectacle (brume, lianes, armes et fusils, etc), même si les scènes en gros plans perdent un peu en impact pour la simple raison que le film est tourné et proposé en Cinemascope 2.40. Pour ce qui est du son, la VF s’offre un puissant mixage en Dolby Atmos, qui sera décodé en l’absence de matériel adéquat en Dolby TrueHD ; la VO devra quant à elle se contenter d’un immersif Dolby Digital +. A nouveau, la branche française de Warner bros. Fait donc le choix de privilégier la VF en Haute-Définition, ce qui est un vrai « plus » pour la plupart des consommateurs de l’hexagone, qui visionne le plus souvent ce genre de film en version française. Dynamisme et spatialisation impeccable sont naturellement au rendez-vous.

Coté suppléments, l’éditeur nous propose un making of plutôt complet, divisé en plusieurs featurettes revenant sur la volonté de proposer une nouvelle vision de Tarzan, sur les effets spéciaux ayant permis de mettre en scènes les différents moments de bravoure qui émaillent le film (le train, les éléphants, la bataille contre le singe…), ou encore sur le tournage, qui s’est effectué en grande partie en studio, et au cœur duquel les accessoiristes ont vraiment installé une petite jungle miniature, qui présentait l’avantage de pouvoir déplacer les éléments de décor. L’ensemble du casting intervient de façon « promo » mais assez généreuse : les acteurs Alexander Skarsgård, , Samuel L. Jackson et Margot Robbie, mais aussi et surtout l’omniprésent David Yates ou encore les scénaristes Adam Cozad et Craig Brewer. Du beau travail !

 

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Auteur

Cet article a été écrit par Mickaël Lanoye, rédacteur cinéma / DVD / Blu-ray sur Critique-film.fr. Lire tous ses articles