Test Blu-ray : Tammy and the T-Rex

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Tammy and the T-Rex

États-Unis : 1994
Titre original : –
Réalisation : Stuart Raffill
Scénario : Stewart Raffill, Gary Brockette
Acteurs : Denise Richards, Paul Walker, Terry Kiser
Éditeur : Pulse Vidéo
Durée : 1h31
Genre : Comédie, Horreur
Date de sortie DVD/BR : 1 décembre 2022

Tammy, la plus jolie fille du lycée, est amoureuse du beau Michael. Celui-ci se retrouve dans le coma après avoir été attaqué par un lion à, et se fait voler son cerveau par un savant fou qui veut l’implanter dans son robot dinosaure. Michel, désormais dans le corps d’un T-Rex, s’échappe du laboratoire, décidé à retrouver Tammy. Peu importe le nombre de gens qu’il lui faudra éventrer, décapiter, amputer ou écrabouiller pour ça…

Le film

[3,5/5]

Quasi-inconnu en France, Tammy and the T-Rex est une série B de 1994 ayant acquis au fil des années un véritable statut de « film culte ». Développant une tonalité « campy » résolument saugrenue, le film de Stewart Raffill nous propose une histoire ô combien décalée et imagine une romance adolescente digne du plus sirupeux des sitcoms entre une jeune fille appelée Tammy (Denise Richards) et… un dinosaure. Bien entendu, le fait que le jeune Michael (Paul Walker) soit coincé dans le corps d’un T-Rex occasionnera beaucoup de gags et de séquences résolument absurdes, mais permettra également au film de verser par moments dans le gore le plus déchaîné. Un mélange des genres absolument fou pour un film assez unique en son genre !

Bien entendu, on n’ira pas jusqu’à affirmer que l’on a jamais vu de long-métrage verser dans le même esprit branque que Tammy and the T-Rex. Si le modèle « historique » du genre est sans doute l’amusant Schlock (John Landis, 1973), bien des films ont au fil des années développé le même esprit de connivence rigolarde avec le spectateur : on pense par exemple souvent au cinéma 90’s de John Henenlotter (Basket Case 2 et 3, Frankenhooker), ou à des films tels que Frankenstein, Dracula et les autres (Rudy De Luca, 1985), Le Retour des tomates tueuses (John De Bello, 1988), L’Attaque de la pin-up géante (Fred Olen Ray, 1995) ou, plus récemment, aux films de la saga Sharknado (Anthony C. Ferrante, 2013-2018).

Bref, le décalage et l’absurdité de Tammy and the T-Rex n’ont finalement rien de bien neuf, mais le fait est que l’aventure bizarroïde et sanglante que nous propose le film fonctionne parfaitement dans son créneau de petite comédie fauchée. Pour pallier à ses moyens de production limités, Stewart Raffill joue la carte de l’imagination et de la surenchère, le gros dinosaure mécanique passant son temps à déchiqueter ses ennemis dans une atmosphère de franche rigolade. La narration du film avance au fil des rencontres avec de nouveaux personnages, souvent ouvertement bizarres, et pour le reste, la présence d’un dino gigantesque est à peu près la seule chose qui semble intéresser les scénaristes Stewart Raffill et Gary Brockette.

Cela dit, ils ont raison de se concentrer sur le dinosaure, et les meilleurs passages de Tammy and the T-Rex seront indéniablement ceux qui jouent sur la corde la plus absurde, en mettant en scène le T-Rex dans les situations les plus loufoques : on pense à cette scène où le T-Rex passe un coup de fil à partir d’un téléphone public, ou celle, bien barrée également, dans laquelle il se lance dans un jeu de charades pour expliquer sa situation à Tammy, qui comprendra peu à peu que le cerveau du dino est en fait celui de Michael. Un très bon moment !

Le Blu-ray

[4/5]

Aussi inattendue que réjouissante, la sortie de Tammy and the T-Rex au format Blu-ray s’est donc faite il y a peu sous les couleurs de Pulse Vidéo. Les collectionneurs sont aux anges, d’autant que comme à son habitude, l’éditeur français a non seulement soigné la qualité de son transfert Haute Définition, mais également veillé au grain en ce qui concerne la qualité des suppléments. On notera par ailleurs que le Blu-ray est proposé dans un boitier Amaray transparent avec une jaquette réversible, avec un nouveau visuel créé par Baptiste Messi au recto et le visuel de l’édition américaine crée par Tom Hodges (The Dude Designs) au verso.

Côté image, la copie est quasi-irréprochable. En effet, la restauration a été faite avec soin, et même si certains plans sont sans doute un peu plus sombres ou un peu plus granuleux que d’autres, cela est probablement dû aux conditions de tournage du film. De fait, le Blu-ray de Tammy and the T-Rex – naturellement encodé en 1080p – s’impose sans peine comme tout à fait respectueux des couleurs et de la granulation d’origine, tout en proposant un piqué et un niveau de détail très satisfaisants. Les pistes audio ne sont pas en reste : les deux mixages (VF / VO) sont proposés en DTS-HD Master Audio 2.0 (mono d’origine). On notera que la version française a été doublée au Québec, et en rajoute encore dans la débilité ambiante du film tant elle semble volontairement outrée. La VF connait par ailleurs quelques fluctuations sonores du côté du volume, et s’avère beaucoup moins punchy que son équivalent en VO.

Du côté des bonus, Pulse Vidéo ne perd pas ses bonnes habitudes et nous propose, en plus du traditionnel transfert de la VHS du film (4/3, SD et VF), un peu plus d’une heure de suppléments passionnants. On commencera donc avec un entretien avec Denise Richards (12 minutes). Celle-ci évoquera les raisons d’avoir opté pour ce rôle unique, reviendra sur la personnalité de Paul Walker ainsi que sur celle de Stewart Raffill, et se remémorera la bonne ambiance générale sur le tournage. On continuera avec un entretien avec le réalisateur Stewart Raffill (22 minutes), qui reviendra rapidement sur sa carrière au cinéma avant de passer à la réalisation, puis évoquera la genèse du film et ses conditions de tournage. Les anecdotes sont nombreuses et amusantes. On enchaînera ensuite avec un entretien avec George Pilgim (25 minutes), au cœur duquel l’interprète du méchant Billy évoquera sa découverte du scénario et le tournage, et on terminera par un entretien avec Sean Whalen (12 minutes), ce qui permettra à cet acteur inclassable découvert dans Le Sous-sol de la peur et dans la série X-Files (et dont le physique évoque « un mélange de Sid Vicious et de Stan Laurel ») d’évoquer les affres d’un tournage de film d’horreur à petit budget. Sympathique ! Pour vous procurer cette superbe édition Blu-ray, rendez-vous sur le site de l’éditeur !

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