Test Blu-ray : Split

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États-Unis : 2016
Titre original : –
Réalisation :
Scénario : M. Night Shyamalan
Acteurs : , Anya Taylor-Joy,
Éditeur :
Durée : 1h57
Genre : Thriller
Date de sortie cinéma : 22 février 2017
Date de sortie DVD/BR : 27 juin 2017

 

 

Kevin a déjà révélé 23 personnalités, avec des attributs physiques différents pour chacune, à sa psychiatre dévouée, la docteure Fletcher, mais l’une d’elles reste enfouie au plus profond de lui. Elle va bientôt se manifester et prendre le pas sur toutes les autres. Poussé à kidnapper trois adolescentes, dont la jeune Casey, aussi déterminée que perspicace, Kevin devient dans son âme et sa chair, le foyer d’une guerre que se livrent ses multiples personnalités, alors que les divisions qui régnaient jusqu’alors dans son subconscient volent en éclats…

 

 

Le film

[4/5]

« Aller voir un nouveau film de M. Night Shyamalan est toujours une expérience entre l’excitation et l’appréhension. Car s’il n’a plus grand-chose à prouver en matière d’efficacité de narration et de mise en scène, il est encore difficile de se retirer de l’esprit ses tristes expériences dans le blockbuster américain (Le dernier maître de l’air et le catastrophique After Earth qui laissait véritablement penser que le cinéaste était mort artistiquement). Pourtant, avec The visit, un espoir était permis, tant le résultat, aussi imparfait soit-il – notamment à cause de l’utilisation du found footage, toujours un procédé boulet pour tout bon metteur en scène qui se respecte – respirait une joie de filmer et de raconter son histoire communicative. Le succès critique et public du film a naturellement remis son nom sur le devant de la scène, et c’est donc rapidement que le film présent a été mis en chantier, toujours sous l’égide du producteur star Jason Blum, qui, quoi que l’on puisse penser de lui, laisse toujours carte blanche à ses poulains, du moment que le budget alloué est respecté. Et lorsqu’il tombe sur des cinéastes chevronnés comme c’est le cas ici, le résultat peut souvent s’avérer plus que concluant d’un strict point de vue artistique. (…)

Dans Split, la mise en scène est en état de grâce, chaque cadrage ou mouvement de caméra étant parfaitement à sa place. Passant de scènes intimistes à des morceaux de bravoure durant lesquels on sent toute la jubilation du maître à filmer, le film est continuellement dynamique et, par son art accompli de la narration, renouvelle sans cesse l’intérêt du spectateur par un montage intelligent évitant la moindre répétition. Sur 1h56, pas un temps mort, pas un moment où l’on commence à trouver le temps long, on est sans cesse sur nos gardes, prêts à une nouvelle scène d’anthologie.

Une chose est donc sûre : le maître est bel et bien de retour, et l’on espère de tout cœur qu’il persistera dans cette voie-là, loin des gros studios muselant sa créativité. On retrouve ce plaisir par si courant de se laisser happer par une histoire simple sur le papier, mais transcendée par la maîtrise formelle et la sincérité totale de son scénariste et metteur en scène surdoué. »

Extrait de la critique de notre chroniqueur Sébastien Dard. Retrouvez-en l’intégralité en cliquant sur ce lien.

 

 

Le Blu-ray

[4,5/5]

Côté Blu-ray, le master de Split, nouvel uppercut filmique de M. Night Shyamalan édité en vidéo par Universal Pictures, nous propose une définition et un piqué d’une précision absolue, l’ensemble se parant de plus de couleurs naturelles et éclatantes. C’est du beau travail technique, vraiment irréprochable : même les scènes nocturnes ou en basse lumière affichent une précision de tous les instants, pour un rendu Haute Définition au taquet. Côté son, on notera la nette supériorité de l’encodage V.O, proposé dans un mixage DTS-HD Master Audio 5.1, en termes de puissance et de dynamisme. La version française doit en effet se contenter d’un DTS 5.1 nettement moins punchy, et rendant un poil moins justice à la composition époustouflante de James McAvoy.

Côté suppléments, outre les habituelles bandes-annonces en avant-programme, l’éditeur nous propose une série de scènes coupées, ainsi qu’une fin alternative un peu plus sombre que celle pour laquelle a finalement opté Shyamalan. On poursuivra ensuite avec un court mais intéressant making of (un peu moins de dix minutes), qui sera complété par deux featurettes superficielles mais informatives : l’une consacrée à la préparation de James McAvoy, l’autre à la personnalité de M. Night Shyamalan.

 

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