Test Blu-ray : Sinister 2

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États-Unis : 2015
Titre original : –
Réalisateur : Ciarán Foy
Scénario : ,
Acteurs : , ,
Éditeur : Wild Side Vidéo
Durée : 1h33
Genre : Horreur
Date de sortie cinéma : 19 août 2015
Date de sortie DVD/BR : 19 décembre 2015

 

 

Alors qu’il reprend son enquête inachevée sur les homicides mystérieux, l’ex-shérif adjoint fait la connaissance d’une jeune mère et de ses jumeaux. Ces derniers viennent de s’installer dans une maison où des événements macabres se sont produits. Tout porte à croire qu’il s’agit une nouvelle fois de la même entité surnaturelle et que la famille est en danger…

 

 

Le film

[3/5]

Après avoir « galéré » en quête de public et de reconnaissance dans les années 90, le cinéma fantastique s’est enfin trouvé une stabilité au tournant du nouveau millénaire, grâce aux succès publics inattendus du Projet Blair Witch et du Sixième sens, tous deux sortis en 1999. Aussi sec, les producteurs ont enchainé les bandes horrifiques reprenant le principe du « found footage » (qui consiste à présenter une partie ou la totalité d’un film comme étant un enregistrement vidéo authentique, la plupart du temps filmé par les protagonistes de l’histoire), comme le film de Daniel Myrick et Eduardo Sánchez, et/ou du « twist final » (structure narrative dans laquelle une fin inattendue amène le spectateur à voir l’histoire sous un angle différent et le pousse vers une nouvelle interprétation de l’ensemble), gimmick narratif utilisé par le film de M. Night Shyamalan. Encouragés dans cette voix par les cartons planétaires de Saw (2004) et Paranormal activity (2007), de nombreuses boites de production ont tiré sur le filon, sur cette nouvelle poule aux œufs d’or horrifique, jusqu’à l’épuisement quasi-total, les histoires à « twist » ou tournées selon le principe du « found footage » montrant forcément leurs limites au bout d’un certain nombre de films.

Ces limites semblent, par la force des choses, beaucoup plus rapidement atteintes quand il s’agit de films à twist, le retournement de situation final obligeant forcément les auteurs d’éventuelles suites à prendre en compte la « révélation » qu’implique la fin du film précédent. Tourné en 2012 par le talentueux Scott Derrickson, Sinister était un de ces films d’horreur à twist, utilisant de plus dans sa narration le principe du found footage. Le héros incarné par Ethan Hawke commençait, suite à la découverte de films macabres dans le grenier de sa nouvelle maison, à devenir obsédé par la présence de plus en plus insistante d’un démon nommé Bughuul, présent sur toutes les bobines de film trouvées dans le grenier. A la fin du film néanmoins, on se rendait compte que [ATTENTION SPOILERS] Bughuul n’était pas en réalité la menace véritable, mais que son emprise agissait en réalité sur les enfants de la maison en les poussant à commettre des meurtres sur toute leur famille.

Sinister 2 doit donc composer avec cet état de fait, et la présence d’un « boogeyman » survendu sur tous les visuels du premier film, et dont le spectateur connaît dés le début la nature réelle, immédiatement désamorcée puisque l’on sait qu’il ne constitue pas une véritable menace pour les personnages. Scott Derrickson et C. Robert Cargill, déjà scénaristes du premier opus, doivent donc jongler avec une histoire mettant les enfants au premier plan et Bughuul en filigrane lors de certaines scènes de « flippe ».

De ce point de départ on ne peut plus casse-gueule, les deux scénaristes s’en tirent avec les honneurs, aidés par la réalisation aussi élégante qu’efficace de Ciarán Foy. Et si bien sûr les frissons du premier film ne sont plus là, l’ensemble nous propose une variation intéressante sur le thème des enfants assassins, bien plus proche dans l’esprit de la saga Les enfants du maïs (à laquelle le film fait d’ailleurs référence de manière plus ou moins explicite) que du premier Sinister. En deux mots comme en cent, Sinister 2 s’avère un petit film horrifique tout à fait fréquentable, dont le principal défaut est d’être le produit d’une époque où chaque succès du box-office engendre une suite, si inutile et/ou improbable soit-elle. Une semi-réussite dont notre chroniqueur Tobias Dunschen vous narrait à la fois les qualités et les défauts dans sa critique en août.

 

 

Le Blu-ray

[4/5]

Côté technique, l’image du Blu-ray édité par Wild Side Vidéo est d’une précision étonnante, et fait honneur à la belle photo du film, pourtant le plus souvent plongée dans l’obscurité. Les couleurs sont éclatantes sur les scènes diurnes, surtout concentrées sur la première bobine, les contrastes laissent s’affirmer des noirs profonds et denses, et on ne dénote pas de souci de compression : si les arrière-plans laissent par moments apparaître de légers fourmillements, si la galette n’est malheureusement proposée qu’en 1080i, l’éditeur compose parfaitement avec le matériau dont il dispose et nous offre un travail d’encodage remarquable, dont l’impact est encore renforcé par la présence de deux mixages DTS-HD Master Audio 5.1, immersifs et très efficaces dans les séquences les plus terrifiantes.

Dans la section suppléments, on trouvera, outre les habituelles bandes-annonces des films à venir chez l’éditeur, qu’une très courte featurette consacrée au tournage, proposant en l’espace de deux petites minutes quelques extraits du film entrecoupés d’interventions de l’équipe.

 

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