Test Blu-ray : Le musée des merveilles

0
220

 
États-Unis : 2017
Titre original :
Réalisation :
Scénario :
Acteurs : , ,
Éditeur :
Durée : 1h56
Genre : Drame
Date de sortie cinéma : 15 novembre 2017
Date de sortie DVD/BR : 21 mars 2018

 

 

Adapté du roman de , l’auteur de Hugo Cabret, suit sur deux époques distinctes les parcours de Ben et Rose. Ces deux enfants souhaitent secrètement que leur vie soit différente ; Ben rêve du père qu’il n’a jamais connu, tandis que Rose, isolée par sa surdité, se passionne pour la carrière d’une mystérieuse actrice. Lorsque Ben découvre dans les affaires de sa mère l’indice qui pourrait le conduire à son père et que Rose apprend que son idole sera bientôt sur scène, les deux enfants se lancent dans une quête à la symétrie fascinante qui va les mener à New York…

 

 

Le film

[3,5/5]

«  est adapté d’un livre de , qui signe d’ailleurs le scénario pour la mise à l’écran. Auteur de Hugo Cabret, adapté il y a quelques années par Martin Scorsese, l’auteur se met encore à hauteur d’enfants. , dont le Carol était en compétition il y a deux ans, se charge de transposer en images un récit qui avait la particularité d’être en écrit en prose pour une certaine époque (la fin des années 1970) et d’être dessiné pour une autre (la fin des années 1920). (…)

définit son film d’acid trip for kids. Peut être parce que, comme Quelques minutes après minuit en début d’année, le long-métrage arrive à proposer une histoire grave, en témoigne un protagoniste qui semble porter tout le poids du monde sur son dos, impeccablement interprété par le jeune (Peter Eliott et le dragon). Le film est basé sur deux histoires parallèles : d’un côté, un jeune garçon des années 70 devenu sourd, de l’autre une jeune fille des années 20 sourde aussi, mais elle depuis sa naissance.

Tous deux vont déambuler dans New-York, ce qui donne l’occasion au cinéaste d’utiliser de nombreux procédés, surtout sonores, et il faut le dire très réussis et immersifs, pour nous immerger dans la perception qu’ont du monde ces deux enfants. Une perception particulière de par leur âge, mais surtout de par leur handicap. Ainsi, si la partie des années 70 nous fait ressentir la crasse et la dangerosité de la ville alors – ou du moins l’image que l’on s’en fait, je pense à raison-, celle des années 20 nous présente une Big Apple tout droit sorti des grands classiques muets. Autre procédé utilisé : pour répondre aux questions du héros, Haynes va l’espace d’une scène passer au cinéma en stop-motion. Les deux histoires sont reliées entre elles, sans autre liens apparents que la similitude des (mes)aventures de ses deux héros, par des événements miroirs. Ainsi, d’un côté, les stars dont rêve le jeune Ben sont les étoiles du ciel ; de l’autre il s’agit des vedettes de Hollywood muet. Vedettes personnifiées en la mère de l’héroïne, incarnée par la toujours impeccable , qui n’en est pas à son premier film avec Haynes. »

Extrait de la critique de notre chroniqueur Nicolas Santal. Retrouvez-en l’intégralité en cliquant sur ce lien.

 

 

Le Blu-ray

[4,5/5]

Comme c’est quasiment toujours le cas avec les galettes Haute Définition éditées par , le Blu-ray du Musée des merveilles se révèle rapidement assez sublime dans son genre. Restituant parfaitement la patine visuelle du film, et notamment le contraste entre les tons très différents choisis par et son directeur photo attitré Edward Lachman en fonction des époques qu’ils abordent, le transfert du film est de toute beauté, proposant un piqué précis, accompagné de textures et de couleurs vraiment saisissants. Les noirs sont profonds, l’encodage ne nous réserve quasiment aucune mauvaise surprise, bref c’est une galette HD très soignée. Côté son, VO et VF sont encodées en DTS-HD Master Audio 5.1 : solides, démonstratifs, d’un dynamisme absolu, les deux mixages assurent une immersion parfaite, sans fausse note.

Du côté des suppléments, l’éditeur nous propose de nous plonger dans une série de featurettes revenant sur toute la richesse thématique et visuelle du film de  : un peu plus d’une demi-heure de mini sujets thématiques reviendront sur la conception du film, sur le personnage de Millie, sur les décors, la reconstitution de New York à deux époques bien distinctes, les maquettes et le système de dioramas absolument superbes qui ponctuent visuellement la rêverie éveillée que constitue Le musée des merveilles. Le tout est entrecoupé de propos très intéressants de et , et l’on retrouvera avec plaisir le cinéaste dans un entretien avec d’une durée d’une vingtaine de minutes, au cœur duquel il reviendra de façon généreuse et passionnante sur les origines et le montage du projet. Une poignée de bandes-annonces éditeur ferme le bal.

 

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici