Test Blu-ray : La planète des singes – Suprématie

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États-Unis, Canada, Nouvelle-Zélande : 2017
Titre original : War for the planet of the apes
Réalisateur :
Scénario : ,
Acteurs : , ,
Éditeur :
Durée : 2h20
Genre : Science-fiction
Date de sortie cinéma : 2 août 2017
Date de sortie DVD/BR : 8 décembre 2017

 

 

César, à la tête des Singes, doit défendre les siens contre une armée humaine prônant leur destruction. L’issue du combat déterminera non seulement le destin de chaque espèce, mais aussi l’avenir de la planète…

 

 

Le film

[5/5]

Derrière la réussite de ne se cachent pas seulement le talent de et des auteurs de cette nouvelle trilogie simiesque, entamée avec – Les origines en 2011. Si les acteurs –et notamment l’époustouflant – sont également à féliciter le plus chaleureusement du monde pour les grands moments de cinéma que nous a offert la saga ces dernières années, on a tout de même une pensée pour les studios qui tentent visiblement de renouer avec l’excellence d’une époque que l’on pensait révolue durant laquelle les « blockbusters » n’étaient pas de simples produits marketing à destination des familles, et pouvaient s’imposer comme des œuvres pensées et réfléchies à destination d’un public adulte, n’insultant pas l’intelligence du spectateur et se révélaient, avant tout, de grands films de cinéma.

Depuis quelques années en effet, la Fox a eu le courage de multiplier les « énormes » films au budget pharaonique sans pour autant niveler par le bas, en ajoutant par exemple à ses intrigues toujours plus d’éléments à destination des enfants et des familles. De fait, le studio est réellement en train de s’imposer comme « LE » studio du changement. Deadpool, X-Men Apocalypse, A cure for life, Logan, … Autant de films qui n’auraient jamais vu le jour sous leur forme actuelle sans la , qui semble n’avoir de cesse de surprendre le spectateur avec de grands films sans concessions pensés et mis en scène par et pour des adultes, et rompant de fait clairement avec les codes du grand spectacle familial. Ainsi, le studio est parvenu à imposer des œuvres fortes qui bouleversent toutes les idées préconçues et ne rechignent pas à « secouer » le spectateur dans son fauteuil, ce dont il n’avait plus guère l’habitude de la part de grosses productions Hollywoodiennes.

Puissant et émouvant, clôt en beauté une trilogie qui s’imposait, dès son premier épisode, comme une référence immédiate et absolue. Un état de grâce que résumait en quelques mots notre rédacteur en chef Pascal Le Duff au moment de la sortie du film. Extrait de sa critique :

« Avec ce dernier volet d’une trilogie à l’ampleur philosophique croissante d’épisode en épisode, met un point final parfait à cette nouvelle version de , dont les animaux auront été le cœur et l’âme. Le récit de vengeance attendu se heurte à l’humanité inoxydable de César et de son interprète . On ne voit pas l’acteur à l’écran mais grâce à l’enregistrement précis de ses mouvements physiques et de son jeu par ordinateur, il aura prouvé qu’il n’est pas nécessaire d’apparaître en chair et en os pour véhiculer une émotion profonde. est un peu plus caricatural en méchant, inspiré de Marlon Brando, dans Apocalypse now, mais reste à la marge de l’histoire. Après Wonder Woman, Spider-Man : Homecoming et Dunkerque, une nouvelle grosse production américaine pour éclairer l’été des cinéphiles. »

Pour autant, semble ne pas avoir conquis tout le monde ; on pense par exemple à notre chroniqueur Nicolas Santal, qui était visiblement resté sur sa faim à l’issue du générique de fin du film qui, selon ses propos, « clôt mollement une trilogie qui avait bien démarré, et semble scindé en deux. D’un côté, un film de guerre et d’aventure qui annonce un blockbuster original, de l’autre un « film de prison » bavard et beaucoup trop long. Le long-métrage est d’ailleurs à l’image de sa musique : au début du film, Michael Giacchino nous offre une partition aux sonorités originales, semblant venir de temps primitifs, mais finit par composer une soundtrack qui semble avoir été entendue mille fois, et qui est vite oubliée ».

Alors, dans quel camp vous situerez-vous ? Côté « singes » ou côté « humains » ? Convaincus de la «  » du film, ou déçus de la tournure prise par les événements dans ce dernier opus ? L’auteur de ces lignes a quant à lui clairement choisi son camp : « APES TOGETHER STRONG ! »

 

 

Le Blu-ray

[5/5]

Le Blu-ray de édité par s’avère à nouveau un parfait exemple de l’excellence du support HD en matière d’immersion et de confort de visionnage. Pas la peine de chercher la petite bête, le transfert du film de est littéralement sublime, nous offrant un piqué, des textures et des couleurs d’une richesse impressionnante. Qu’il s’agisse de plans larges foisonnant de personnages ou de gros plans, c’est impeccable, irréprochable, avec des noirs profonds et une profondeur de champ exceptionnelle. Côté enceintes, c’est surtout dans le dernier acte du film que débutera le feu d’artifice sonore avec une VO encodée dans un tonitruant DTS-HD Master Audio 7.1 : le mixage en envoie plein les oreilles et fait littéralement trembler les murs pendant les époustouflantes séquences guerrières, mais sait également durant les scènes les plus calmes imposer une véritable démonstration acoustique de finesse, de placement des voix et de restitution des échos. La version française, simplement proposée en DTS 5.1, se démène comme une bougresse mais s’avère forcément inférieure en termes de grand spectacle. C’est un peu dommage pour les amateurs de versions françaises (et on sait qu’ils sont nombreux, surtout sur ce genre de films), mais dans son genre, et si l’on oublie un instant la « comparaison » avec la piste en version originale, elle s’avère tout à fait solide et très spectaculaire.

De son côté, la section suppléments nous propose, outre un très intéressant commentaire audio de (réalisateur), de commencer avec un large éventail de scènes coupées (avec commentaire optionnel de la part du réalisateur), d’une durée d’un peu plus de vingt minutes. Souvent écartées du montage final avant même la conception des effets spéciaux, elles nous sont proposées brutes de décoffrage, avec les acteurs dans leurs tenues de « motion capture ». On continuera avec un intéressant making of d’une petite demi-heure, relativement orienté « promo » mais délivrant tout de même le quota d’informations nécessaire. Deux featurettes consacrées au personnage de César et au boulot des équipes de Weta Digital reviendront de façon un peu plus approfondie sur les impressionnants effets spéciaux de , tandis qu’une troisième abordera la question de la musique du film composée par Michael Giacchino. Mais on ne reviendrait pas sur tous les aspects de cette singulière production sans s’attarder sur les liens entre la saga « originelle » de films et la nouvelle débutée en 2011 – deux sujets très complets reviendront sur les liens entre elles, et révèlent une cohérence et un respect du matériau d’origine tout à fait remarquables, et ce à tous les niveaux. Enfin, on terminera avec la traditionnelle galerie de photos (qui contient des « concept arts » littéralement somptueux) et la bande-annonce. Parfait de bout en bout !

 

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