Test Blu-ray : Inseminoïd

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Inseminoïd

Royaume-Uni : 1981
Titre original : Inseminoid
Réalisation : Norman J. Warren
Scénario : Nick Maley, Gloria Maley
Acteurs : Judy Geeson, Robin Clarke, Jennifer Ashley
Éditeur : Carlotta Films
Durée : 1h32
Genre : Science-fiction, Horreur
Date de sortie cinéma : 30 septembre 1981
Date de sortie DVD/BR : 19 juillet 2022

Aux confins de l’espace, la mission archéologique Xenon n° 7 est chargée d’enquêter sur les vestiges d’une civilisation disparue. L’expédition prend une tournure inattendue lorsque l’un des membres de l’équipage, blessé dans l’explosion d’une grotte, se met à développer des pulsions meurtrières. Bientôt, une scientifique est attaquée par une créature inconnue dans un souterrain. Lorsqu’elle se réveille à l’infirmerie, elle a la sensation d’avoir été inséminée par un extraterrestre…

Le Film

[3,5/5]

Que cela soit en Europe ou aux États-Unis, le début des années 80 fut une période faste pour le cinéma d’exploitation : des producteurs malins tentaient de reproduire à moindre coût les gros succès du box-office par le biais de séries B qui firent le bonheur de la Génération VHS. Suite au succès d’Alien en 1979, le public vit donc pendant quelques années fleurir un joli bouquet d’ersatz du film de Ridley Scott : on pense par exemple à des longs-métrages tels que Le monstre attaque (Ciro Ippolito, 1980), Contamination (Luigi Cozzi, 1980), La galaxie de la terreur (Bruce D. Clark, 1981), Mutant (Allan Holzman, 1982) ou encore Creature (William Malone, 1985).

Inseminoïd fait également partie de cette vague, s’inspirant très nettement d’Alien, du moins dans sa première partie, même si l’intrigue dérive finalement vers un deuxième acte qui rappellera d’autres films, notamment en raison de la présence de « bébés monstres » qui évoqueront autant Rosemary’s Baby que la trilogie Le monstre est vivant (Larry Cohen, 1973-1978) ou Prophecy : Le Monstre (John Frankenheimer, 1979). Et bien qu’il ne s’agisse en aucun cas d’un film d’arts martiaux, on notera par ailleurs qu’Inseminoïd affiche au générique la présence de Run Run Shaw, l’un des légendaires Shaw Brothers : cet élément explique peut-être le fait que ce film semble avoir bénéficié d’un budget relativement plus confortable que la plupart des autres films de Norman J. Warren.

Inseminoïd est ainsi probablement le film le plus « prestigieux » du cinéaste : le production design, même s’il est limité, a été soigné, les effets spéciaux sont plutôt supérieurs à la moyenne de l’époque (même si bien sûr les créatures prêtent forcément à sourire), et le film a pu bénéficier d’une distribution nettement plus remarquable que dans les autres films de Norman J. Warren : outre Stephanie Beacham et Victoria Tennant, on trouvera ainsi l’excellente Judy Geeson (L’étrangleur de la place Rillington, Doomwatch, Sueur froide dans la nuit, Lords of Salem, 31…) dans le rôle de Sandy, une astronaute qui rencontre de très près un extraterrestre à tronche d’insecte.

Inseminoïd est intelligemment rythmé, et plonge le spectateur rapidement dans l’action, avec une série de scènes d’horreur ayant plutôt fait leur petit effet au début des années 80. Un tel effet, d’ailleurs, qu’on s’en souvient encore quarante ans plus tard…

Le Blu-ray

[4/5]

Inseminoïd vient donc de débarquer en Blu-ray dans la « Midnight Collection » de Carlotta Films, et ce n’est rien de dire qu’on n’avait jamais vu le film de Norman J. Warren dans de telles conditions. On peut même affirmer haut et fort que ce nouveau master apporte une nouvelle vie au film, avec un piqué précis, qui s’affirme d’autant plus facilement que les couleurs et les contrastes sont francs, avec des ambiances régulièrement baignées de rouge et de vert. Le niveau de détail est étonnant, surtout sur les arrière-plans, et les noirs sont profonds. Du très beau travail ! Côté son, le film nous propose deux mixages en DTS-HD Master Audio 1.0 (mono d’origine), aux dialogues toujours clairs, avec un bon équilibre voix / musique / bruitages. On notera par ailleurs que la VOSTF est proposée en version longue (1h32 contre 1h27 pour la VF).

Dans la section suppléments, on trouvera deux bandes-annonces du film.

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