Test Blu-ray : Inherent vice

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États-Unis : 2014
Titre original : –
Réalisateur :
Scénario :
Acteurs : , ,
Éditeur : .
Durée : 2h28
Genre : Policier, Comédie
Date de sortie cinéma : 4 mars 2015
Date de sortie DVD/BR : 15 juillet 2015

 

 

L’ex-petite amie du détective privé Doc Sportello surgit un beau jour, en lui racontant qu’elle est tombée amoureuse d’un promoteur immobilier milliardaire : elle craint que l’épouse de ce dernier et son amant ne conspirent tous les deux pour faire interner le milliardaire… Mais ce n’est pas si simple… C’est la toute fin des psychédéliques années 60, et la paranoïa règne en maître. Doc sait bien que, tout comme « trip » ou « démentiel », « amour » est l’un de ces mots galvaudés à force d’être utilisés – sauf que celui-là n’attire que les ennuis…

 

 

Le film

[5/5]

Aussi brillant et poétique soit-il, fait l’effet d’une récréation dans la carrière de . Se basant sur une enquête décalée tournant autour de la disparition d’une personne dont le doute sur la nature (réelle ou imaginaire ?) est entretenu jusqu’à la fin du métrage, la cuvée Anderson 2015 chemine tout doucement derrière les basques d’un comme toujours hallucinant, au rythme d’investigations lunaires et surréalistes embarquant le spectateur dans un monde à la fois familier et vraiment étrange.

Absurde et volontiers barré, le film slalome ainsi entre l’enquête menée par un privé hors normes et un humour parfois inattendu et vraiment irrésistible (le gag de la photo du bébé). Convoquant quelques chefs d’œuvres du genre tels que Le privé de Robert Altman ou The big Lebowski des frères Coen, se révèle au final et contre toute attente un film foisonnant et riche, dont la malice et l’humour cachent une vraie profondeur et dont une seule vision ne pourrait révéler tous les secrets. On vous invite donc à le voir, le revoir, et le re-revoir.

 

 

Le Blu-ray

[4/5]

C’est . qui sort aujourd’hui le nouveau film de sur galette haute définition : ça sera là l’occasion pour ceux qui ne l’ont pas vu au cinéma de se faire leur propre idée sur ce film fou et inclassable. Et pour ce faire, Warner a tout particulièrement soigné son Blu-ray, qui propose une image précise, avec des couleurs qui pètent et des contrastes nickel. Bien sûr, Anderson aime la péloche et on le ressent bien, puisque le grain est affirmé, avec une légère perte de définition sur les scènes les plus sombres. Néanmoins, s’affiche sur une très belle galette, « savez-vous comment ? Quand elle est bien faite, avec du beurre dedans » me souffle la petite Camille, 19 mois, qui surveille ce que je fais d’une oreille distraite. Côté son, le mixage de la version originale est proposé en DTS-HD Master Audio 5.1 et s’avère bien enveloppant, dynamique et vraiment punchy. La version française (doublée au Québec) devra quant à elle se contenter d’un Dolby Digital 5.1 d’un beau niveau, mais ne tenant aucunement la comparaison avec la VO, qui lui est de toutes façons bien supérieure artistiquement parlant.

Dans la section suppléments, l’éditeur nous propose trois bandes-annonces et une séquence alternative de six minutes fonctionnant comme une sorte de variation onirique sur l’univers du film, et définissant de façon un peu plus claire la nature « imaginaire » du personnage de Shasta Fay. On attirera l’attention du lecteur sur le fait que les bandes-annonces, habituellement survolées de façon distraite ou tout simplement zappées par le consommateur, méritent cette fois vraiment le coup d’œil. En effet, elles ont probablement été conçues avant le montage final du film et proposent énormément de plans… que l’on ne retrouve pas dans le film ! C’est véritablement intrigant, dans le sens où on se demande vraiment combien de temps devait durer le premier montage envisagé par Anderson. Et, pour le coup, le spectateur amoureux du film pourra-t-il un jour découvrir ces séquences dans leur intégralité ?

 

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