Test Blu-ray : Hell fest

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États-Unis : 2018
Titre original : –
Réalisation :
Scénario : ,
Acteurs : , ,
Éditeur :
Durée : 1h29
Genre : Horreur
Date de sortie DVD/BR : 19 janvier 2019

 

Bienvenue au Hell Fest. Dans ce train fantôme géant à ciel ouvert, on vient pour se faire peur. Décors angoissants, mises en scènes effrayantes, les visiteurs rivalisent d’invention pour se terroriser les uns et l’autres. Ca crie, ça hurle et ça se poignarde… pour de faux bien sûr ! Sauf qu’un tueur, bien réel lui, a décidé de faire du parc son terrain de chasse. Il prend pour cible un groupe d’amis venus fêter leurs retrouvailles… Comment convaincre les autorités qu’un serial killer sème la mort autour de lui quand la mort est l’attraction la plus festive du lieu ? Au Hell Fest, tout le monde vous entend crier, mais personne ne vous croira…

 


 

Le film

[4,5/5]

Remis au goût du jour par Wes Craven et Kevin Williamson au milieu des années 90 avec le saga Scream, le slasher (ou « néo slasher ») ne résistera pas au carton international de Paranormal activity en 2007. Trop contents de pouvoir faire encore plus de bénéfices avec une mise de départ dérisoire, les producteurs ont en effet petit à petit abandonné le genre au profit de films d’horreur plus immédiats et/ou violents, tels que le « Found footage », le « Torture porn » ou le « Home invasion ». En 2017 néanmoins, Jason Blum, heureux producteur de la franchise Paranormal activity, surprend à nouveau son monde en produisant Happy birthdead, amusante relecture des codes du slasher ; le film ayant été un véritable succès international (121 millions de dollars récoltés pour un budget de 5), il n’est pas étonnant de voir à nouveau débarquer quelques représentants du genre sur nos écrans.

Cependant, n’allez pas imaginer que Hell fest, qui débarque dès demain en Blu-ray et DVD sous les couleurs de Metropolitan Vidéo, est une simple resucée des néo-slashers qui ont pollué nos écrans durant plusieurs années après la sortie de Scream : le film est en effet produit par Gale Anne Hurd, qui n’a jamais caché son amour indéfectible pour le genre horrifique, et a visiblement été mis en boite par de véritables amoureux du slasher, respectueux du public et de ses attentes. De fait, et on le déclare d’entrée de jeu sans le moindre préambule : Hell fest est un petit chef d’œuvre du slasher contemporain, un concentré de plaisir filmique destiné à devenir, dans un avenir proche, un véritable petit classique du genre.

S’amusant des codes traditionnels de ce genre de récit, sans néanmoins déployer le cynisme jusqu’à essayer de les « réinventer », le réalisateur Gregory Plotkin embarque avec lui le spectateur grâce à un récit vif et rapide, allant directement à l’essentiel, et surtout grâce à un petit groupe de personnages tout à fait attachants, caractérisés en l’espace de quelques séquences avec une finesse dans l’écriture et dans la mise en place qui leur permet réellement « d’exister » au-delà de leur simple fonction dans le récit. En l’espace de dix minutes à peine, Hell fest est lancé, s’affirmant dans les premières séquences à l’intérieur du parc comme un film « old school » et authentique. Bien sûr, on ne pourra pas s’empêcher de penser que du point de vue du production design, le film lorgne méchamment du côté des films nés de la collaboration entre Terrance Zdunich et Darren Lynn Bousman, à savoir Repo ! The genetic opera (2008), The devil’s carnival (2012) et Alleluia ! The devil’s carnival (2016). Difficile également d’ignorer la sortie, quelques semaines avant le film de Plotkin, de Blood fest (Owen Egerton, 2018), production plus fauchée mais tout aussi gore, se déroulant dans un lieu similaire.

Une fois ces similitudes écartées de votre esprit (l’ombre des films de Bousman n’est de toute façon jamais suffisamment prégnante pour gâcher le plaisir du spectateur), il convient de se préparer à franchement s’amuser devant un spectacle résolument « fun » et plein de clins d’yeux aux classiques du genre, tout en restant toujours premier degré et même sacrément gore par passages. Alors bien sûr, le film n’est pas des plus originaux, mais s’inscrit dans une optique de respect du genre, tout en étant souvent suffisamment malin pour s’écarter des séquences trop attendues ou prévisibles. De plus, Hell fest s’avère indéniablement mis en scène avec panache et style, à l’ancienne, sans effets numériques superflus, la photographie signée par l’excellent José David Montero joue avec habileté des contrastes tranchants entre les couleurs vives et l’obscurité qui baignent la plupart des « attractions » du parc, et puis, on ne va pas se voiler la face, il y a le parc en lui-même, parc à thème absolument génial que nombre de spectateurs auraient probablement envie de visiter, même à prix d’or.

En deux mots comme en cent, on tient là un véritable petit trésor, nous proposant l’inattendu revival d’un genre qu’on croyait presque mort et enterré. En l’état, Hell fest s’impose à l’aise comme l’un des tous meilleurs « néo-slashers » de la vague post-Scream, et sans le moindre doute le meilleur film du genre depuis La maison de cire (Jaume Collet-Serra, 2005).

 

 

Le Blu-ray

[5/5]

Niveau Blu-ray, Metropolitan Vidéo croit visiblement en son « bébé », et a indéniablement soigné sa copie Haute Définition : le rendu visuel et sonore du Blu-ray de Hell fest est absolument splendide. Définition, piqué, profondeur de champ, couleurs, tout est superbe : le master impeccable, et la photo de José David Montero est taillée pour la haute définition, et le tout nous délivrera son lot d’images époustouflantes, dont on ferait à coup sûr de sublimes fonds d’écran pour nos PC et nos tablettes. On notera de plus que côté editing à proprement parler, les équipes de Metro se sont franchement amusé avec les menus du Blu-ray, proposant une navigation dans les menus à la fois novatrice et assez réjouissante, loin des sempiternels « versions », « chapitres », etc. On vous laisse découvrir par vous-même ce détail rare qu’il fallait souligner et encourager ! Côté son, VF et VO sont encodées en DTS-HD Master Audio 5.1, et profitent d’une spatialisation très dynamique, en particulier sur les scènes de flippe multipliant les effets multi-canaux. Lors des séquences les plus calmes, et des rares scènes demandant un silence total, le tout s’avère clair et sans bavure : c’est parfait !

Côté suppléments, notre curiosité sera partiellement assouvie par la découverte d’un making of d’une quinzaine de minutes revenant sur le tournage et les origines du projet, à travers des images du tournage et des interventions des acteurs. On se régalera d’ailleurs également des interventions de Gregory Plotkin et Gale Anne Hurd, de même que du bref retour sur les effets gore du film. Enfin, on notera qu’il semblait régner sur le plateau une véritable ambiance de camaraderie entre les acteurs qui forment le noyau dur du casting : ils semblent franchement s’amuser et ça fait plaisir à voir ! Les plus curieux parmi les cinéphiles trouveront néanmoins peut-être le « passage secret » au sein du menu du film, menant à une sélection de bonus cachés : deux bandes-annonces de Hell fest, une « red band » et une « vintage » montée dans le plus pur style des bandes-annonces des années 80, une featurette réunissant l’ensemble du casting en interview et un autre sujet, qui commence avec une amusante séquence où les acteurs du film font une attraction horrifique, et se terminera par une sélection de moments volés sur le tournage. Une poignée de bandes-annonces de films d’horreur disponibles chez Metropolitan Vidéo fermera la section !

 

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