DVD — 15 décembre 2016
Test Blu-ray : Cheeseburger film sandwich

 
États-Unis : 1987
Titre original :
Réalisateur : , , , ,
Scénario : ,
Acteurs : , ,
Éditeur :
Durée : 1h25
Genre : Comédie, Film à sketches
Date de sortie cinéma : 15 février 1989
Date de sortie Blu-ray : 14 décembre 2016

 

 

Une suite improbable de sketches surréalistes, parodies de publicités et de films à petits budgets des années 80 ; avec en toile de fond la diffusion du film « Amazon Women on the Moon », qui est sans cesse interrompue…

 

 

Le film

[4/5]

Malgré ce que son titre, opportunément choisi par les distributeurs français, pouvait laisser supposer, Cheeseburger film sandwich (1987) n’était pas, au départ du moins, la suite « officielle » de Hamburger film sandwich (1977). Néanmoins, plusieurs éléments les rapprochent l’un de l’autre : outre la présence derrière la caméra de John Landis et de Robert K. Weiss à la production, la « forme » des deux films est assez similaire : celle d’un long zapping protéiforme et hétérogène pensé comme une satire de la TV américaine. Si d’autres films ont d’ailleurs également choisi ce concept, prétexte à des enchainements ininterrompus de sketches délirants – on pense notamment à Faites-le avec les doigts (The groove tube, Ken Shapiro – 1974), à Télé ringards (UHF, Jay Levey – 1989), ou encore à News movie (The Onion movie, Tom Kuntz & Mike Maguire – 2008) – Hamburger et Cheeseburger film sandwich semblent dorénavant à jamais liés, à tel point que même le site de référence IMDb les connecte l’un avec l’autre comme faisant partie d’une seule et même « franchise ».

Point de trace donc des Zucker-Abrahams-Zucker (qui avaient pris leur « envol » de leur côté avec le chef d’œuvre Y’a-t-il un pilote dans l’avion ?) ni de la troupe du Kentucky Fried Theater au générique de Cheeseburger film sandwich, mais cela n’empêchera pas le film d’impacter nos zygomatiques de façon très régulière. De par sa nature même de film à sketches, le film, cette fois non plus réalisé par un seul et même metteur en scène mais par cinq (Joe Dante, Carl Gottlieb, Peter Horton, John Landis et Robert K. Weiss), le résultat s’avère inévitablement inégal et bizarrement proportionné. Néanmoins, la structure du film, en forme de joyeux bordel, enchainant sans honte les gags les plus cons et étirant parfois inutilement certaines séquences bien ratées, parvient sans trop de peine à s’attirer la sympathie du spectateur. Toute nostalgie mise à part (car nombreux sont ceux d’entre nous pour lesquels les visionnages à répétition de film ont bercé une partie de l’enfance ou de l’adolescence), certaines séquences sont toujours aussi objectivement réussies : celle du fils de l’homme invisible est imparable, ou celle, carrément absurde, du monstre du Loch Ness qui se révèle être en fait Jack l’éventreur, s’avère toujours aussi réjouissante. Sans compter tous les sketches efficaces et stupides dont la durée n’excède pas quelques minutes.

Cheeseburger film sandwich est donc une réussite globale (et collective), un film que l’on se plait à voir et revoir régulièrement. Signalons au passage qu’Elephant Films, qui édite le film en Blu-ray et DVD ce mois-ci, est allé repêcher la VF d’origine, culte et complètement barrée, qui rajoute quelques gags et autres blagues potaches et iconoclastes à un ensemble qui n’a pas tout à fait la même saveur en VO. Mais dans ce cas précis, c’est clairement la nostalgie qui parle…

 

 

Le Blu-ray

[4/5]

Disponible chez Elephant Films au sein d’une petite vague de comédies (chez votre dealer habituel de culture depuis le 14 décembre), Cheeseburger film sandwich s’offre donc un lifting HD sur galette Blu-ray que personne n’attendait plus réellement.

On salue donc bien bas cette initiative inattendue et courageuse ainsi que l’effort éditorial d’Elephant Films, qui nous permet d’enfin revoir Cheeseburger film sandwich dans des conditions de visionnage que l’on pourra sans trop de peine qualifier d’optimales vu son âge. Si le master n’est peut-être pas de première jeunesse et que l’on repère quelques artefacts qui sont probablement le signe d’un usage un peu trop accentué du réducteur de bruit, le grain cinéma est globalement respecté et les couleurs sont vives et naturelles. Côté son, les mixages DTS-HD Master Audio 2.0 affichent une clarté et une propreté remarquables, préservant une belle homogénéité entre ambiances et dialogues. On notera la présence de deux versions françaises : le doublage d’origine, découvert à la fin des années 80 dans les salles et en VHS, et un doublage plus récent et plus respectueux des dialogues d’origine.

Côté suppléments, Elephant Films nous propose, outre les traditionnelles bandes-annonces, une vingtaine de minutes de scènes coupées : certaines d’entre elles représentent des sketches entiers et s’avèrent assez réussies, tel que ce passage avec Dick Miller en ventriloque. Et comme toutes les bonnes choses ont une fin, on achèvera les réjouissances avec un amusant bêtisier.

 

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Auteur

Cet article a été écrit par Mickaël Lanoye, rédacteur cinéma / DVD / Blu-ray sur Critique-film.fr. Lire tous ses articles

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