Test Blu-ray : Antigang

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Antigang

France : 2015
Titre original : –
Réalisateur : Benjamin Rocher
Scénario : Tristan Schulmann, François Loubeyre
Acteurs : Jean Reno, Alban Lenoir, Caterina Murino
Éditeur : M6 Vidéo
Durée : 1h32
Genre : Action, Thriller
Date de sortie cinéma : 19 août 2015
Date de sortie DVD/BR : 19 décembre 2015

Serge Buren est un flic de légende, entouré d’une bande de jeunes flics aux méthodes peu conventionnelles. Qu’importe qu’ils utilisent des battes de baseball ou « oublient » le règlement au cours d’arrestations spectaculaires, les résultats sont au rendez-vous ! C’est alors qu’un groupe de braqueurs meurtriers entre en scène, dévalisant avec une facilité déconcertante banques et bijouteries de la capitale, à coup d’armes de guerre et de scénarios imparables. Face à tant d’ingéniosité et de brutalité, Buren et son unité se retrouvent confrontés à une situation délicate : leurs méthodes expéditives suffiront-elles à arrêter ces criminels autrement plus machiavéliques ?

Le film

[4/5]

Sorti en catimini en plein milieu du mois d’août, sans avoir été préalablement présenté à la presse, Antigang est pourtant un pur produit populaire, qui aurait sans aucun doute rencontré son public en salles si son distributeur avait eu les couilles de le vendre comme ce qu’il était : un film d’action à l’américaine, slalomant entre humour et scènes d’action énormes, à la façon de films tels que L’arme fatale, l’aspect buddy movie en moins.

Co-réalisateur de La horde et de Goal of the dead, Benjamin Rocher s’affranchit donc avec un pur produit à l’américaine, au scénario léger mais excellent prétexte à de grosses scènes d’action. On ne s’appesantit pas sur les émotions des personnages, Antigang se compulse comme un comic-book bien badass et vénère, court (1h32), bien torché et photographié avec autant d’images puissamment iconiques qu’il en faudra pour caractériser en seulement quelques plans -et une arme de prédilection- une horde de personnages composant l’équipe du « vieux » Buren (anagramme de burné !), à la fois flics et sales gosses toujours prêts à en découdre. Le film parvient à changer d’univers à plusieurs reprises tout en restant 100% cohérent (la scène d’arrestation de Kasper ou celle dans le garage), Rocher connait son affaire et nous livre une bande d’exploitation « à l’ancienne », maitrisée et destinée non seulement aux esthètes de la baston mais également aux « vrais gens », qui se déplacent en salles pour voir des films. Antigang s’adresse donc à un public populaire et non à l’intelligentsia bobo-parisienne. Comme Luc Besson me direz-vous ? Oui et non, car Benjamin Rocher n’est pas un financier, et ne fait pas dans le « calcul »… Besson surfe sur les phénomènes de mode, tandis que Rocher et son scénariste Tristan Schulmann décident quant à eux de citer Johnny Hallyday ou les Poetic Lovers comme références culturelles… Sans doute avec une légère malice qui n’empêche pas la sincérité.

Comme tous les films de genre français, Antigang multiplie aussi tous azimuts les clins d’yeux et autres hommages, à tout un pan du cinéma d’action US des années 80/90 (le final dans le parking souterrain soudain envahi de fumée et d’humidité en rappellera forcément beaucoup d’autres), voire même à d’autres films à priori éloignés de son univers mais que le hasard des calendriers fera se rencontrer. Par exemple, à la fin du film, la réplique de Kasper « It’s a trap ! » fait clairement référence à celle de l’amiral Ackbar dans Le retour du Jedi (aka Star Wars : Episode VI).

Bien sûr, si réussi et bourrin soit-il, Antigang a quand même à son actif quelques défauts. La direction d’acteurs n’est pas toujours au top, et l’italienne Caterina Murino n’a vraiment pas la carrure pour un rôle musclé. De même, on aurait aimé approfondir un peu les « autres » personnages de l’équipe de Buren, tels que Genoves (Sébastien Lalanne) et son bélier, ou encore la relation Boulez (Jean-Toussaint Bernard) / Ricci (Stefi Celma). On aurait aimé bien sûr approfondir tout cela dans Antigang 2, mais les 400.000 entrées engrangées par l’équipe de choc réunie autour de Jean Reno ne suffira probablement pas à avoir l’occasion de les revoir à l’action de sitôt. Dommage.

Le Blu-ray

[4/5]

Côté Blu-ray, et souvent avec nos amis de M6 Vidéo, le travail sur l’image est tout simplement nickel chrome : la galette affiche un piqué de folie, la définition ne pose pas le moindre problème, les couleurs sont vives, les contrastes irréprochables, et les noirs s’avèrent très profonds. Côté son, la version française est proposée dans un mixage DTS-HD Master Audio 5.1 extrêmement efficace et dynamique, nous proposant une belle immersion au cœur du film. On notera la présence d’une piste en audio-description.

Au rayon des suppléments, il y a peu à se mettre sous la dent malheureusement : une bande-annonce accompagnée d’un teaser (la même chose, mais en 57 secondes) et une très courte sélection d’affiches rejetées pour la sortie du film en salles.

[youtube]https://www.youtube.com/watch?v=iJiOg6c8I_I[/youtube]

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