Test Blu-ray : Agents très spéciaux – Code U.N.C.L.E.

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Agents très spéciaux – Code U.N.C.L.E.

États-Unis : 2015
Titre original :
Réalisateur :
Scénario : Guy Ritchie,
Acteurs : , Armie Hammer,
Éditeur : .
Durée : 1h57
Genre : Espionnage, Action, Comédie
Date de sortie cinéma : 16 septembre 2015
Date de sortie DVD/BR : 3 février 2016

 

 

Au cœur des années 60, en pleine guerre froide, les agents Napoleon Solo (CIA) et Illya Kuryakin (KGB) sont contraints de laisser de côté leur antagonisme ancestral pour s’engager dans une mission conjointe : mettre hors d’état de nuire une organisation criminelle internationale. Ils n’ont qu’une piste : le contact de la fille d’un scientifique allemand porté disparu…

 

 

Le film

[4/5]

Même si son cinéma n’est pas toujours exactement à la hauteur de ses ambitions, Guy Ritchie s’est depuis quelques spécialisé dans le film « cool » et iconoclaste, et le moins que l’on puisse dire, c’est que ses films sont en général efficaces et le plus souvent sympathiques. Surfant –sans doute par hasard– sur une petite vague de films d’espionnage s’étant enchainés dans la deuxième moitié de l’année 2015 (Mission impossible – Rogue Nation et Spectre étant les deux autres représentants d’un genre généralement plus discret), Agents très spéciaux : Code U.N.C.L.E. s’avère une nouvelle réussite chic et choc à mettre à l’actif du réalisateur britannique.

Curieux mélange de blockbuster d’espionnage et de comédie (on pense souvent à OSS 117 à cause de l’époque et du personnage incarné par Henry Cavill, séducteur imbu de sa personne et toujours très sûr de lui) Agents très spéciaux : Code U.N.C.L.E. est un bel hommage aux films d’espionnage des années 60. Enlevé et fun, le film nous donne à voir quelques scènes d’action très originales, voire carrément improbables, à l’occasion desquelles Ritchie se laisse parfois aller à sa nette propension à proposer des scènes purement « sensitives » et baroque, à la manière d’un Tsui Hark par exemple : le résultat sera illisible pour les uns, purement jouissif pour les autres, mais dans tous les cas on ne pourra aucunement taxer le cinéaste de filmer l’action paresseusement. Le rythme est soutenu, les blagues fonctionnent plutôt bien, bref le réalisateur et ses acteurs s’amusent comme des gamins : le trio d’acteurs au cœur du film est littéralement impeccable, ce qui prouvera aux plus perplexes que des acteurs « bankables » soient nécessaires à la réussite d’un film : Henry Cavill et Armie Hammer ne sont pas encore clairement identifiables malgré les défroques de « héros » qu’il ont affichés par le passé (Superman pour l’un, le « lone ranger » pour l’autre), pas plus qu’Alica Vikander (Ex machina) – pourtant, l’alchimie est parfaite et le tout se déroule sans accroc, comme dirait Hannibal (à qui on laissera donc le mot de la fin pour aujourd’hui !).

Le Blu-ray

[5/5]

Si l’éditeur ne propose pas encore systématiquement de pistes audio en Haute Définition à la fois en VF et VO sur tous les titres qui débarquent chez nous en Blu-ray, tirons à nouveau notre chapeau (ou faisons un « big up ») à la branche française de Warner bros., qui nous propose de Agents très spéciaux : Code U.N.C.L.E. en Dolby Atmos à la fois en version originale mais également dans la langue de Molière. Faute de matériel adéquat, ce Blu-ray a été décodé en Dolby TrueHD 7.1, et les deux mixages se révèlent vraiment exceptionnels. Ça part dans tous les sens dans un esprit très exagéré, à la fois profondément immersif et vraiment jubilatoire : que ce soit en VF ou VO, on sera régulièrement surpris par des effets fusant de toutes parts et placé de façon fine et précise, tous les canaux sont sur-sollicités, les basses sont puissantes, bref, on en prend littéralement plein les tympans, et c’est absolument génial. Côté image, le tableau est tout aussi idyllique avec un piqué redoutable, des couleurs riches et soignées et un encodage de haute volée qui ne faiblit littéralement jamais, quitte à faire la vie dure à certains effets spéciaux ou incrustations qui en deviennent parfois très visibles.

Dans la section bonus, on trouvera les habituelles featurettes made in Warner, à la fois informatives et très orientées promo. Le premier module reviendra sur le travail de re-création des années 60 à l’image (costumes, décors, véhicules), le deuxième sur la conception des scènes d’action (en particulier celle, très impressionnante, de poursuite en voiture au début du film). On reviendra ensuite sur la moto conduite par Armie Hammer dans le film, on s’amusera de quelques petites images de tournage prises « sur le vif », et on terminera avec un sujet tout à la gloire du réalisateur Guy Ritchie, présenté par ses collaborateurs comme un prophète du « cool » et un cinéaste de génie.

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