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Test Blu-ray : The dead don’t die

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Après s'être attaqué il y a quelques années au western (Dead man, 1995) puis au film d'action (Ghost dog, la voie du samouraï, 1999), Jim Jarmusch fait à nouveau le choix d'investir un genre et d'en détourner les codes afin de les adapter à son style, à son univers unique. Et il n'y a pas le moindre doute à avoir, The dead don't die, c'est du Jarmusch pur jus. On retrouve dans ce faux film d'horreur tous les éléments qui ont fait sa réputation et contribué à lui ériger la carrière que l'on connaît : rythme lent et contemplatif, humour à froid, casting composé de stars...

Test Blu-ray : Suspiria (2018)

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Annoncé depuis de nombreuses années maintenant, le projet de remake de Suspiria a fait réagir en masse les amateurs de cinéma de genre à travers le monde entier. Sorti en 1977, le film original signé Dario Argento était – et est toujours – en effet considéré comme l’un des plus grands chefs d’œuvres de son auteur, et sans le moindre doute possible l’un des plus grands films d’épouvante des années 70 : une véritable date, un film fondateur, adoré par un nombre incalculable de cinéphiles. Par conséquent, la simple évocation de la mise en chantier d’un remake a provoqué une véritable levée de boucliers de la part de la communauté des amateurs de fantastique… Ce sont ensuite carrément les piques acérés qui ont été brandies, et les marmites d'huile bouillante ont été largement préparées quand le nom de Luca Guadagnino est arrivé dans les discussions. Non seulement on mettait en chantier un remake absolument inutile, mais en plus, celui-ci était confié à un cinéaste n'ayant aucune expérience dans le genre horrifique, ayant débarqué sur le devant de la scène en 2017 avec Call me by your name, un drame romantique ?

Critique : A beautiful day

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Six années séparent We need to talk about Kevin, le précédent long métrage de Lynne Ramsay, du film présent. Ce délai inhabituellement long, mais habituel chez la cinéaste écossaise, s’explique par le perfectionnisme dont elle peut faire preuve, tant dans le choix de ses sujets, que dans la façon dont elle envisage la mise en scène. N’ayant pu voir pour le moment ses deux premiers longs, Ratcatcher (1999) et Le voyage de Morvern Callar (2002), il sera difficile de se prononcer sur la qualité d’ensemble de sa filmographie, mais une chose est certaine, il est tout à fait aisé de voir, à travers ses deux derniers travaux, une personnalité forte du cinéma contemporain, du genre à provoquer des réactions extrêmes chez le spectateur, par sa radicalité formelle autant que thématique. Là où le précédent décrivait l’explosion d’une cellule familiale, par un adolescent ayant décidé, et ce dès son plus jeune âge, de littéralement pourrir la vie de sa mère campée par une exceptionnelle Tilda Swinton, jusqu’à commettre un acte irréparable, le film qui nous intéresse ici a tout l’air, sur le papier, du revenge movie mettant en scène cette fameuse figure du justicier chère à un tout un pan du cinéma américain, et popularisée par le vigilante incarné par Charles Bronson dans la série mythique tout autant que décriée des Death Wish. Mais bien évidemment, les cinéphiles connaissant un peu le travail de cette cinéaste se doutaient bien qu’elle ne ferait pas les choses comme tout le monde, en livrant un simple thriller racoleur flattant les bas instincts du spectateur. Depuis sa présentation triomphale à Cannes, l’excitation était de mise, et certains n’hésitaient pas à sortir LA référence en la matière, celle à même de convaincre les plus sceptiques, à savoir le chef d’oeuvre de Martin Scorsese, Taxi Driver. Évidemment, il s’agit presque du seul film « prestigieux » du genre, à savoir que même les plus bien pensants des critiques cinéma, exécrant la morale jugée nauséabonde de la plupart des représentants de ce sous genre, n’osent la remettre en cause idéologiquement, l’ambiguïté du personnage l’exemptant, du moins aux yeux de cette critique, de toute dérive condamnable. Mais cette comparaison un peu facile, tout comme celle à Drive, autre thriller tendance présenté avec grand bruit au festival de Cannes il y a quelques années, risque au final de nuire plus qu’autre chose au film, qui se suffit à lui-même,  trouvant son propre ton, grâce à la personnalité artistique hors normes de son instigatrice. Il faut donc y aller avec un esprit vierge de toute attente, et prêt à se laisser transporter par son ambiance si particulière …

Festival Lumière 2017 : la sélection officielle

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Paris est incontestablement la capitale française du cinéma. Nulle part ailleurs en France, les spectateurs peuvent bénéficier d'un si large choix de films, sorties récentes et œuvres du patrimoine, à un prix abordable et à presque chaque heure de la journée. Il existe cependant deux périodes par an, où cette hégémonie cinéphile s'effrite quelque peu : au mois de mai, lorsque les critiques se précipitent au Festival de Cannes et – dans une moindre mesure et principalement pour les férus de classiques d'époques révolues – en octobre, pour le Festival Lumière à Lyon.

Critique : Jubilée (Derek Jarman)

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Ce mercredi 21 juin sort dans un coffret DVD ainsi qu’en salle, un hommage à Derek Jarman. Cinéaste anglais, figure punk, anarchiste et militant LGBT, il aura entre autres révélé Tilda Swinton aux yeux de tous. Ce sont quatre de ses films que vous pouvez (re)découvrir : Last of England, Sebastiane, La tempête, et enfin Jubilée, son deuxième film.

Cannes 2017 : Okja

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Les films coréens, ou du moins beaucoup de ceux qui sont distribués en France, nous ont habitué à mettre en scène des satires sociales, surtout concernant la société coréenne elle-même. Pour rester chez Bong Joon-ho, on peut ainsi se rappeler des policiers violents de Memories of murder ou du gouvernement réprimant les manifestations à la fin de The Host ; plus récemment, Tunnel de Kim Seong-hoon (blockbuster de l'été 2016 au pays du matin calme) nous montrait à quel point la (sur)vie d'un homme pouvait se retrouver liée à l'image que voulait se donner un gouvernement et aux intérêts d'entreprises privées.

Cannes 70 : Souvenirs d’un cinéphile espagnol sur la Croisette

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70 ans, 70 textes, 70 instantanés comme autant de fragments épars, sans chronologie mais pas au hasard, pour fêter les noces de platine des...

Critique : Doctor Strange

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En termes de sophistication, le reflet filmique de l’univers Marvel n’a pas encore dit son dernier mot. Alors que l’on pouvait noter une fâcheuse tendance à l’uniformisation lénifiante lors des aventures de super-héros les plus récentes, celles des Avengers en tête, l’entrée en la matière de Doctor Strange, le plus cérébral des justiciers du futur, fait preuve d’une certaine originalité.

Test Blu-ray : Ave César

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Les frères Coen aiment visiblement le cinéma. Et nous les suivons avec enthousiasme dans leur délire sur les rouages peu recommandables de l’univers hollywoodien. Ils y réussissent un équilibre quasiment parfait entre la critique cynique et la relecture respectueuse d’une époque, qui ne parle peut-être plus forcément aux spectateurs d’aujourd’hui, mais qui ravira sans aucun doute les fans des grands classiques des années 1950.

Première bande-annonce de Dr Strange + images

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Après les quelques photos de tournage glanées dans les rues de New-York, voici la première bande-annonce du film Doctor Strange réalisé par Scott Derickson...

Berlinale 2016 : les Teddy Awards

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Quelques heures avant le palmarès du jury de la compétition officielle présidé par Meryl Streep, nous connaissons déjà celui des Teddy Awards qui fêtait...

Berlinale 2016 : Ave César

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Quoi de mieux pour démarrer un des plus prestigieux festivals du monde sur les chapeaux de roue qu’un film qui célèbre toutes les facettes du Septième art sous un jour irrévérencieux ? Le nouveau film des frères Coen – qui vient de faire l’ouverture de la 66ème édition de la Berlinale – répond parfaitement à la tâche ardue de ravir les cinéphiles nostalgiques de la grande époque des studios hollywoodiens au début des années 1950, tout en mettant le doigt là où ça fait mal, à savoir dans la nature profondément artificielle et hypocrite de l’usine à rêves.