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Test Blu-ray : Au service du diable
Atmosphérique, étrange et fort réussi, Au service du Diable est une solide petite œuvre tournée vers le « Bis », dont la particularité est d’être une coproduction en provenance de Belgique, réalisée par un cinéaste originaire du Plat Pays, Jean Brismée – dont il s’agira d’ailleurs du seul et unique long-métrage. Curieusement, malgré sa maigre expérience derrière la caméra, le film se démarquera sans peine du « gros » de la production de l’époque par le grand soin apporté à sa mise en scène, qui impose un découpage précis, beaucoup de style et un rythme habilement contrôlé. La photographie est par ailleurs absolument excellente, tout est mis en œuvre avec talent pour mettre en valeur le décor du château et ses intérieurs, surtout quand ils sont plongés dans l’obscurité ou la semi-obscurité. Ainsi, certains cadres et séquences s’avèrent réellement de toute beauté : on pense par exemple aux plans d’ensemble dans le salon, durant lesquels un lent travelling latéral nous permet de découvrir l’un après l’autre chaque groupe de personnages, ou encore à ceux prenant place dans le laboratoire du baron. Le souci du moindre détail se retrouve réellement à l’écran, ce qui pourra sembler très étonnant au cœur de ce genre de productions où le mot d’ordre semblait généralement être de tourner rapidement, au détriment parfois de la technique pure.
Test Blu-ray : Un dollar entre les dents
Même si cela a été dit et redit à longueur de critique, il est franchement très difficile de ne pas remarquer les similitudes appuyées entre Un dollar entre les dents (Luigi Vanzi, 1967) et Pour une poignée de dollars (Sergio Leone, 1964), œuvre fondatrice du western spaghetti.
Test Blu-ray : Cérémonie sanglante
En France, ce que l’on connaît du cinéma de Jorge Grau se résume globalement à un seul film : le très intéressant – quoiqu’un peu surfait – Massacre des morts-vivants, un film de zombies à la sauce hippie / écolo sont la réputation a largement traversé les frontières. S’il s’agit probablement du film qui lui permettra d’atteindre une certaine forme d’immortalité, Jorge Grau est pourtant le réalisateur d’une petite vingtaine de longs-métrages, dont la distribution s’est le plus souvent limitée à son seul pays, l’Espagne.
Test Blu-ray : Le Retour de Ringo
Pour ceux qui l'ignoreraient, Le retour de Ringo est la suite de Un pistolet pour Ringo, réalisé la même année avec la même distribution, le même réalisateur et le même héros. Mais en revanche, la tonalité générale des deux films est extrêmement différente.
Test Blu-ray : Les tueurs de l’Ouest
En 1966, année de tournage des Tueurs de l'Ouest, le western européen est certes à son apogée MAIS les deux plus grands westerns de Leone - à savoir Il était une fois dans l'Ouest et Le bon, la brute et le truand - n'existent pas encore. C'est important.
Test Blu-ray : Guillaume Tell
Dans les années 60, à la faveur de quelques coproductions internationales, on a vu fleurir sur tous les écrans d’Europe de grands films populaires qui faisaient la joie des familles et des cinémas de quartier : films d’aventures, films de cape et d’épée et autres romances historiques ont donc largement alimenté l’imaginaire de l’époque. Les anglais avaient leur Robin des Bois, les français ont eu Jean Marais au cinéma (presque une figure historique à lui tout seul vu le nombre de personnages qu’il a incarné) puis Thierry la fronde à la télé, les hollandais ont eu Floris, et les suisses quant à eux ne juraient que par leur héros national, également adapté au cinéma : Guillaume Tell.
Test Blu-ray : Les vieilles légendes tchèques
Après des siècles d’une tradition vivace liée aux marionnettes, il était presque naturel que la Tchécoslovaquie s’impose comme le pays précurseur en termes d’animation en « volume », utilisant des marionnettes filmées image par image. S’il est vrai qu’il s’agit d’un domaine peu connu et vaguement méprisé par l’Histoire du cinéma avec un grand H, si très peu de films ont à ce jour été distribués en France en DVD ou en Blu-ray, on connaît néanmoins de nombreux cinéastes tchèques s’étant fait un « nom » à l’international en tant que pionniers et/ou véritables génies de l’animation : on pense bien sûr à Karel Zeman (1910-1989), à Břetislav Pojar (1923-2012), à Jan Svankmajer (né en 1934) ou encore à Jiří Barta (né en 1948)…
Test Blu-ray : Le moulin des supplices
Sous l’impulsion des petits trésors tournés par la Hammer à la fin des années 50, d’autres pays ont commencé à explorer les arcanes du cinéma d’épouvante à tendance « gothique ». On pense bien sûr aux Etats-Unis, avec la superbe série de films de Roger Corman adaptés d’Edgar Poe notamment, mais également à l’Italie, toujours très friande en termes de divertissement populaire, qui s’est peu à peu mise, au tournant des années 60, à verser dans le cinéma fantastique. Et si beaucoup de cinéphiles parlent encore régulièrement de cinéma « bis » à l’évocation des films transalpins tournés à l’époque, on est pourtant en présence d’un véritable « âge d'or » du fantastique italien, dont les fers de lance seront bien sûr les films de Mario Bava et Riccardo Freda, dont les films ont traversé le temps de la façon la plus classe qui soit. Mais on n’oubliera pas les fiers artisans du genre, tels qu’Antonio Margheriti (La vierge de Nuremberg, La sorcière sanglante), Massimo Pupillo (La vengeance de Lady Morgan, Cimetière pour morts-vivants) ou encore Giorgi Ferroni, qui signait avec Le moulin des supplices un véritable petit classique de l’épouvante gothique all'italiana, en plus d’être une œuvre clairement fondatrice dans le sens où elle fut sans doute tournée parallèlement au Masque du démon de Mario Bava.
Gungala, première « fille de la jungle » en DVD pour Artus Films
Le cinéma bis italien des années 60/70 allait chercher son inspiration dans divers recoins de la culture populaire. Parmi les influences les plus marquantes, il y avait bien sûr les « fumetti » (bandes dessinées populaires italiennes), qui inondaient littéralement le marché du divertissement à l’époque. Mais comme on le sait bien, rien ne se perd, tout ce recycle : les fumetti reprenaient eux-mêmes bien souvent les mécanismes du « serial », ces films à petit budget destinés au grand écran fonctionnant selon le principe du feuilleton, très populaires durant la première moitié du vingtième siècle.
Test DVD : Les sirènes d’Atlantis
Les sirènes d’Atlantis est réputé pour avoir eu un tournage compliqué, s’étant étalé sur plusieurs mois et ayant occasionné plusieurs sessions de « reshoots » ; le film a par ailleurs vu plusieurs cinéastes se succéder à la barre : après Arthur Ripley, John Brahm et –selon la légende– Douglas Sirk, c’est finalement le monteur Gregg G. Tallas qui sera crédité en tant que réalisateur. Et de façon assez paradoxale, c’est peut-être finalement la patte du monteur que l’on retrouvera de la façon la plus nette au cœur de ces Sirènes d’Atlantis, dans le sens où le film s’avère un véritable petit trésor de rythme et d’efficacité, passant comme une lettre à la poste et ne laissant pas au spectateur voir le temps passer.
Test DVD : L’évadé de l’enfer
Si une telle approche du cinéma fantastique tendrait évidemment à faire sourire le spectateur contemporain, dans les années 40, il n’était pas rare qu’un film mette en scène l'enfer, le paradis, Dieu et des anges en tous genres. On pense par exemple a des films célèbres tels que Le défunt récalcitrant (Alexander Hall, 1941), Le ciel peut attendre (Ernst Lubitsch, 1943), Une question de vie ou de mort (Michael Powell et Emeric Pressburger, 1946) ou encore L'évadé de l'enfer (Archie Mayo, 1946) qui nous intéresse aujourd'hui.
Test DVD : Les yeux dans les ténèbres
Dans les années 40, afin d'insuffler un peu d'originalité au cœur des films policiers nous proposant, à la manière des enquêtes de Sherlock Holmes, de résoudre avec les personnages une énigme ou un mystère quelconque, les scénaristes se sont mis à créer des enquêteurs franchement inattendus, dans le but de dépoussiérer le genre à grands coups de relents exotiques ou même franchement comiques : on pense notamment à la saga L'introuvable (The thin man), aux détectives asiatiques Charlie Chan, Monsieur Moto ou Mr. Wong, ou encore à Bulldog Drummond, qui ont tous marqué le genre de leur empreinte à travers quelques films.












