Sortie DVD : La Fille au bracelet

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France : 2019
Titre original : –
Réalisation :
Scénario : Stéphane Demoustier d’après et , scénaristes de
Interprètes : , ,
Editeur :
Durée : 1h32
Genre : Drame, judiciaire
Date de sortie cinéma : 12 février 2020
Date de sortie VOD : 15 avril 2020
Date de sortie DVD et Blu-ray : 29 juillet 2020

Lise, 18 ans, vit dans un quartier résidentiel sans histoire et vient d’avoir son bac. Mais depuis deux ans, Lise porte un bracelet car elle est accusée d’avoir assassiné sa meilleure amie.

Le film

[4.5/5]

Il faut reconnaître que dans la famille Demoustier on connait davantage la comédienne Anaïs, entre autre pour son appartenance à la « troupe » Guédiguian, que le réalisateur Stéphane, quand bien même La fille au bracelet n’est pas son premier long métrage. La fille au bracelet est un film dont le scénario s’inspire du film argentin Acusada de Gonzalo Tobal, sorti en France en juillet dernier, lequel film avait pour origine une véritable affaire s’étant déroulée au Canada. Toutefois, si le point de départ est similaire, l’histoire d’une jeune fille accusée du meurtre de sa meilleure amie, le traitement est très différent et, osons l’écrire, largement supérieur. La fille au bracelet est un film de procès dans lequel le spectateur est placé dans une position de jury d’assise. Sur l’histoire, on ne saura jamais rien de plus de ce qu’en disent Lise (l’accusée), son avocate, l’avocate générale, le père, la mère, une amie de Lise et les experts appelés à la barre. On n’arrête pas de balancer d’un avis à l’autre, d’autant plus que le comportement adopté par Lise durant le procès n’est pas vraiment fait pour qu’on croit à son innocence. En fait, avant le tournage, Mélissa Guers, l’interprète de Lise, avait demandé au réalisateur si, pour lui, Lise était ou non coupable. Stéphane Demoustier lui avait répondu que c’était à elle de choisir si elle était coupable, ou non. Par la suite, Melissa ne lui a jamais dit quel était son choix ! Nous voilà donc face à un film de procès, genre très pratiqué au cinéma, sauf qu’ici, à la fin, contrairement à ce qui se passe le plus souvent, on ne sait pas de façon indubitable qui est le ou la coupable !
A côté de cette valse hésitation passionnante à vivre, le film s’intéresse aussi, sans porter de jugement, à ce que les parents d’adolescent.e.s savent ou croient savoir de leurs enfants, de leurs amitiés, de leurs amours, de leur sexualité. Avec ici une adolescente, Lise, qui est très libre en la matière, considérant que sexualité et sentiments sont séparés.
Préférant, pour interpréter Lise, une jeune fille n’ayant jamais tourné, le choix de Stéphane Demoustier s’est porté sur Mélissa Guers. Un choix qu’on considère comme parfaitement judicieux quand on a vu le film ! Les parents de Lise sont interprétés par Roschdy Zem et Chiara Mastoianni. Excellents ! Le président du tribunal est interprété par un vrai avocat, Pascal-Pierre Garbarini, un homme qui s’est avéré très utile par ses conseils éclairés, en cours de tournage, sur la façon dont se déroule un procès. Quant à l’interprète de l’avocat général, le réalisateur a changé d’avis lorsqu’il s’est aperçu, en assistant à de véritables procès, que le procureur était beaucoup plus souvent une femme d’une trentaine d’années qu’un homme de 60 ans, d’où son choix : sa sœur, .

Vous pouvez aller lire ici la critique écrite par Tobias lors du Festival d’Albi de La Fille au bracelet.

Le DVD

[4.5/5]

Un des meilleurs films sortis avant le confinement méritait un DVD de très bonne tenue. C’est chose faite grâce à Le Pacte, son éditeur. Le transfert de l’image est une belle réussite et, à la vision du DVD, on retrouve bien l’atmosphère particulière du tribunal de Nantes, où le film a été tourné, et qu’on avait bien aimé lors de la vision en salles. Concernant le son, Le Pacte a fait dans le classique avec le choix entre 5.1 et 2.0, la possibilité d’une audiodescription et le choix d’ajouter ou non des sous-titres (pour sourds et malentendants).

Très bonne tenue du DVD, également, en ce qui concerne les compléments. Pour commencer, un entretien de 28 minutes avec le réalisateur. Découpé en 11 chapitres (son parcours de cinéma, la genèse du projet, le procédé d’écriture, etc.), il expose de façon quasiment exhaustive toutes les raisons des choix effectués par Stéphane Demoustier, un homme qui, manifestement, ne laisse rien au hasard, un réalisateur dont on peut vraiment attendre d’autres très belles réussites dans le futur. Le deuxième complément nous présente 8 scènes coupées au montage, la plus courte durant 21 secondes, la plus longue 3 minutes et 30 secondes. Des scènes qu’il est bon de regarder 2 fois. En effet, on peut les regarder avec ou sans les commentaires du réalisateur et du monteur . Sans les commentaires, on entend bien sûr l’intégralité des dialogues ; avec, on n’entend pas vraiment les dialogues mais les raisons pour lesquelles ces scènes ont été coupées nous sont fournies. Instructif ! Le troisième complément, d’une durée totale de 4 minutes, nous montre comment se sont déroulés 3 essais casting de Mélissa Guers.

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