
Titre original : Appointment with death
Réalisateur : Michael Winner
Scénario : Anthony Shaffer
Casting principal : Peter Ustinov, Lauren Bacall, Carrie Fisher
Genre : Policier
Durée : 1h42
Pays : USA, Grande Bretagne (1988)
Distributeur : Cannon Group
Date de sortie : Inconnue
Que dire sur cette énième adaptation d’Agatha Christie si ce n’est qu’une fois de plus l’écran (cinéma ou télé) peine non seulement à reproduire la petite atmosphère des romans mais à donner une quelconque atmosphère. C’est soit un peu « papier glacé » comme la série des Poirot au cinéma, soit assez ennuyeux comme celle des Poirot et des Miss Marple pour la TV britannique. Seule les Miss Marple interprétée par la formidable Margaret Rutherford dans cinq films au cours des années 60 se regardent avec un vrai plaisir et réel même si on ne s’imagine guère Miss Marple sous les traits de cette robuste actrice. Après on a aussi une bonne réussite avec les adaptations qui « s’inspirent de » sans chercher à reproduire vainement les romans de la vielle dame anglaise du roman policier (Pascal Thomas (Mon petit doigt m’a dit , Le crime est notre affaire, L’heure zéro) ou Jean La rosière (la série des Petits meurtres d’Agatha Christie).
Synopsis : Emily Boynton est retrouvée morte empoisonnée. Hercule Poirot mène l’enquête…
Les personnages d’Agatha Christie ne sont pas des personnages d’une grande richesse psychologique ; ce n’était d’ailleurs pas son but. Alors pour les animer sur les écrans, les producteurs ont souvent fait le choix d’offrir une « résurrection » à de vielles gloires du 7ème art moyennant certainement quelques émoluments gratifiants (Élisabeth Taylor et Kim Novak ans dans Le miroir se brisa, David Niven et Bette Davis dans Mort sur le Nil, James Mason et Diana Rigg dans Meurtre au soleil, Ingrid Bergman, Lauren Baccal, Richard Widmark dans Le crime de l’Orient Express).
Le tout parfois agrémenté d’un joli catalogue de paysages.
C’est le cas ici avec Lauren Baccal et John Gielgud et des paysages d’Europe puis du Moyen-Orient .
L’intrigue reste molle. Piper Laurie en vielle belle-mère autoritaire et malade est peu crédible tant sa bonne nature ou son lifting lui donne le visage d’une quadra figée. Le grand John Gielgud fait de la figuration. Et Carrie Fisher est passée de la princesse Leia de la guerre des étoiles à une infirmière falote.
Enfin Poirot n’étant définitivement pas mon personnage préféré d’Agatha Christie, je ne vois aucune raison de changer d’avis devant la prestation de Peter Ustinov.
Résumé
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