Les sorties du 19 mai 2021

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© 2020 Apaches / Digital District / Belga Productions / Tandem Films Tous droits réservés

On attendait ce moment depuis vingt-huit semaines qui paraissaient ne plus vouloir finir. Ça y est, on y est enfin ! Les cinémas ont rouvert partout en France, après une fermeture à la démesure tristement historique. Pour ce redémarrage, on préfère faire preuve d’optimisme. Puisque le public paraît répondre présent malgré la jauge à 35%, le couvre-feu en milieu de soirée et la météo fortement instable. Et aussi à cause d’une offre prometteuse, qui va s’étoffer au fil des semaines à venir. Ce qui ne veut pas dire que l’offre en ce mercredi de retour à la normale est sans intérêt, bien au contraire !

Notre rédaction n’ayant guère été emballée par deux films sollicités par nos confrères, il nous sera permis de sortir un peu des sentiers battus et d’oser la recommandation sans garantie de qualité. Ainsi, le thème de L’Étreinte, le premier film de Ludovic Bergery sur une veuve qui tente de se réinventer en reprenant ses études, nous paraît résonner particulièrement en cette période de déconfinement, où tout reste à faire. On suivra donc avec plaisir Emmanuelle Béart dans ce rôle tout en tâtonnements, qui risque de ne pas faire complètement oublier la déconvenue de son dernier personnage principal dans Merveilles à Montfermeil de Jeanne Balibar l’année dernière.

Le cinéma français s’aventure assez rarement sur le terrain du cinéma de genre pour en signaler chaque tentative d’envergure. de Romain Quirot semble en être une, avec son intrigue apocalyptique et sa distribution hétéroclite. Même si la présence de Jean Reno devrait nous inspirer une certaine appréhension. On verra bien ce que ça vaudra … Enfin, le documentaire fait également son retour timide cette semaine, notamment avec de Bruno Romy sur le quotidien d’une classe de jeunes élèves.

© 2020 David Koskas / Chapter 2 / France 2 Cinéma / Palomar / Pathé Distribution Tous droits réservés

Notre critique de de Quentin Dupieux n’était certes pas aussi sévère que celle de notre confrère Jean-Jacques sur de Charlène Favier. Toujours est-il que ces deux films ne figurent pas sur notre liste de coups de cœur de la semaine. Ils appartiennent davantage aux films qui peuvent valoir le détour, à condition de rechercher avant tout les retrouvailles avec le plaisir de l’expérience cinématographique sans s’attendre nécessairement à des chefs-d’œuvre. Dans le même registre, on classerait l’avalanche de bons sentiments que cherche à nous administrer Christophe Barratier avec son cinquième long-métrage .

Sélectionné au label du dernier Festival de Cannes, le premier film de l’acteur Viggo Mortensen emprunte une voie sentimentale a priori plus poétique. procède à une relecture kaléidoscopique d’un passé familial trouble, à partir de la perte d’autonomie du vieux patriarche. Un rôle de vieillesse en or pour Lance Henriksen qui s’était un peu trop éparpillé ces dernières années dans des films sortis nulle part.

© 1980 Malavida Films Tous droits réservés

La rubrique des reprises à proprement parler n’a pas encore atteint sa vitesse de croisière estivale. Seuls deux films ont ainsi droit à une ressortie en copie restaurée à partir d’aujourd’hui : le classique du cinéma d’épouvante britannique de Robin Hardy, à voir surtout pour constater tout ce qui n’allait pas dans le remake que Neil LaBute avait tourné avec Nicolas Cage en 2006, puis une très belle rareté du cinéma des Balkans, habitée d’un folklore loufoque qui avait alors fait forte impression sur Emir Kusturica, de Slobodan Sijan.

Alors que les multiplexes s’étaient employés à remplir leurs écrans avec toutes sortes de films plus ou moins anciens après le premier confinement, il y a onze mois, à présent ils font plutôt comme s’ils enjambaient les plus de six mois de fermeture. La plupart des films de la dernière semaine maudite d’octobre sont par conséquent de retour à l’affiche. De ceux-là, on vous conseille surtout Garçon chiffon de Nicolas Maury – notre coup de cœur d’antan qui avait tristement gardé pendant longtemps la place des sorties de la semaine sur la page d’accueil de notre site – et ADN, le beau conte familial signé Maïwenn.


Demon Slayer Le Train de l’infini de Haruo Sotozaki (Japon, Animation, 1h57, distribué sur 450 copies)

de Romain Quirot (France, Science-fiction, 1h27) avec Hugo Becker, Lya Oussadit-Lessert et Paul Hamy

de Bruno Romy (France, Documentaire, 1h10)

de Christophe Barratier (France, Comédie dramatique, 1h31, distribué sur 587 copies) avec Victor Belmondo, Gérard Lanvin et Yoann Eloundou

L’Étreinte de Ludovic Bergery (France, Drame, 1h40, distribué sur 155 copies) avec Emmanuelle Béart, Vincent Dedienne et Tibo Vandenborre

de Viggo Mortensen (Canada, Drame familial, 1h52, distribué sur 379 copies) avec Lance Henriksen, Viggo Mortensen et Terry Chen

de Quentin Dupieux (France, Comédie, 1h17, distribué sur 382 copies) avec David Marsais, Grégoire Ludig et Adèle Exarchopoulos (critique)

de Kenji Iwaisawa (Japon, Animation, 1h11)

de Charlène Favier (France, Drame, 1h32, distribué sur 236 copies) avec Noée Abita, Jérémie Renier et Catherine Marchal (critique)

de Ben Smith (Royaume-Uni, Animation, 1h30, distribué sur 304 copies)

de Tim Story (États-Unis, Comédie, 1h41, distribué sur 502 copies) avec Chloë Grace Moretz, Michael Peña et Jordan Bolger

Reprises

(1980) de Slobodan Sijan (Yougoslavie, Comédie dramatique, 1h23) avec Milivoje Tomic, Slavko Stimac et Neda Arneric

(1973) de Robin Hardy (Royaume-Uni, Horreur, 1h34, distribué sur 6 copies) avec Edward Woodward, Britt Ekland et Christopher Lee

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