Le cinéma de David Bowie

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n’est plus. ou l’Homme qui venait d’ailleurs, parmi les nombreuses personnalités qu’il a endossées au fil des années, est décédé à l’âge de 69 ans ce dimanche 10 janvier, deux jours après la parution de son dernier album Blackstar. Comme le soulignait Augustin Trappenard ce matin dans Boomerang, sur France Inter, une des pistes de cet album se nomme «Lazarus», titre tristement annonciateur du départ du grand artiste. On peut y lire clairement en sous-texte la condition de Bowie, que l’on a appris atteint d’un cancer depuis 18 mois («Look up here / I’m in Heaven / I’ve got scars that can’t be seen» ), voire une rétrospective de sa carrière («By the time I got to New-York / I was living like a king»). Dans le clip, Bowie apparaît allongé dans un lit d’hôpital, amaigri, mais toujours bien vivant, dansant d’un costume venu d’ailleurs … Ce clip, au format 1:1 (carré), pourrait être considéré comme un court-métrage, à l’instar des autres qui pendant des décennies ont révolutionné le format. Bowie a d’ailleurs des liens privilégié avec le cinéma, puisqu’il est apparu de nombreuses fois dans des long-métrages, non pas en simple caméo, mais en rôles à part entière. Voici un retour en image sur quelques uns de ses rôles.

En 1976, on peut le voir en protagoniste de L’Homme qui venait d’ailleurs de , une fable écologique où un extra-terrestre vient chercher de l’eau sur Terre pour sauver sa planète. Le film, parfois à la limite de l’expérimental, vaut le détour rien que pour son protagoniste, un rôle parfait pour , qui on le sait a toujours été un «Starman» nous observant depuis l’espace.

Six ans plus tard, on le retrouve à l’affiche de de (qui a réalisé, entre autres, L’empire des sens), partageant l’affiche avec Tom Conti et Takeshi Kitano. On y suit un officier anglais, prisonnier dans un camp japonais pendant la Seconde Guerre mondiale. Comme pour le film de , Bowie ne fait pas dans la facilité et s’engage pour un film qui est une œuvre à part entière, singulière, magnifiée par une musique hors du temps (qui n’est pas de lui). Un acteur à part entière donc, que l’on retrouvera en 1986 à l’affiche de que je n’ai pas encore vu.
https://www.youtube.com/watch?v=1dodlaEqr9Q
Décidément résolu à tourner avec de grands réalisateurs, il tourne dans La Dernière Tentation du Christ de (1988), où il incarne Ponce Pilate. Un petit rôle qui devait au départ être interprété par une autre icône de la pop, Sting.

Autre petit rôle dans un film de réalisateur de prestige : de (1991), qui utilisera une de ses musiques pour son Lost Highway (1997) Le film sert de «prequel» à la série, gardant la même ambiance tout en étant un long-métrage à part entière, et pas du tout un simple double épisode de la série. Bien qu’il n’apparaisse en coup de vent, Bowie lance véritablement le film après une demi-heure d’introduction, nous faisant entrer dans la fameuse Red Room peuplée de personnages mystérieux.

Enfin, dans un de ses derniers rôles, Bowie incarne Nikola Tesla dans de . Un personnage clé pour l’intrigue, une figure historique mythique, que l’artiste interprète à la perfection, introduit dans le film à travers une nuée d’éclair. Dans la vie comme au cinéma, Bowie ne fait définitivement rien comme les autres !
https://www.youtube.com/watch?v=PF76qlwWM8s
A travers sa musique et en tant qu’acteur, on peut se dire qu’il renaîtra à chaque fois qu’on écoutera un de ses albums ou qu’on le verra apparaître sur le grand ou le petit écran …

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