Intégrale James Bond aux Fauvettes

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Il s’appelle Bond, , et il élira domicile pendant cinq semaines à Paris. , le cinéma dédié aux films de répertoire et géré par Gaumont, programmera en effet l’intégrale des vingt-quatre œuvres de la saga James Bond à partir de mercredi prochain, le 3 février. Et en version numérique restaurée, s’il vous plaît, ce qui fait la différence notable avec une rétrospective semblable qui avait eu lieu au Champo il y a quelques années déjà. Vous aurez donc l’occasion de revoir le plus célèbre espion de l’Histoire du cinéma dans toutes ses incarnations, dans trois ou quatre des cinq salles du complexe et pour la modique somme de 007 € par séance, sur présentation d’un bon de réduction délivré pour l’achat d’un ticket dans les salles Pathé/Gaumont de l’Ile-de-France ou en réservant en avance sur le site du cinéma avec le code « Solo ». Les spectateurs abonnés au Pass y auront bien entendu un accès illimité.

SeanConnery

Né de la plume de Ian Fleming, James Bond a vu le jour des projecteurs de cinéma en 1962 grâce à James Bond 007 contre Dr. No de Terence Young. C’est bien sûr l’acteur écossais (*1930) qui lui a conféré son charisme et son charme initial dans son interprétation du rôle, inégalée pour ses fans inconditionnels. Après le succès initial du premier film, Connery était devenu l’un des champions du box-office dans les années ’60, à travers Bons baisers de Russie de Terence Young, Goldfinger de Guy Hamilton, Opération Tonnerre de Young et On ne vit que deux fois de Lewis Gilbert. Lassé de cet emploi restrictif, Connery avait abandonné une première fois l’univers de James Bond pour Au service secret de sa majesté de Peter Hunt en 1969, dans lequel l’acteur australien (*1939) s’était essayé sans succès commercial au rôle emblématique. Il y était revenu avec une certaine réticence pour Les Diamants sont éternels de Guy Hamilton, avant de quitter définitivement son rôle phare, à l’exception du film apocryphe Jamais plus jamais de Irvin Kershner, sans droit de cité aux Fauvettes tout comme le premier Casino Royale avec Peter Sellers et David Niven de 1967.

GeorgeLazenby


RogerMoore

Le James Bond des années ’70 et ’80 était l’acteur anglais (*1927), plus ironique et moins viril que Connery, qui allait se glisser dans le rôle de l’agent-vedette dans sept films : Vivre et laisser mourir et L’Homme au pistolet d’or de Guy Hamilton, L’Espion qui m’aimait et Moonraker de Lewis Gilbert, Rien que pour vos yeux, Octopussy et Dangereusement vôtre de John Glen. Il était suivi par un autre candidat malchanceux au poste de James Bond par excellence : l’acteur gallois (*1946). Celui-ci n’a tenu que pendant deux ans et autant de films : Tuer n’est pas jouer et Permis de tuer de John Glen.

TimothyDalton


PierceBrosnan

Après une pause de six ans, la plus longue jusqu’à présent dans l’Histoire des James Bond, l’Irlandais (*1953) était venu au secours de la saga dont il aurait déjà dû être la tête d’affiche plus tôt, s’il n’avait pas été retenu par la série à succès « Les Enquêtes de Remington Steele ». Ses débuts fulgurants dans Goldeneye de Martin Campbell en 1995 mis à part, son règne a pourtant été plutôt bref et inégal, avec seulement trois films supplémentaires : Demain ne meurt jamais de Roger Spottiswoode, Le Monde ne suffit pas de Michael Apted et Meurs un autre jour de Lee Tamahori.

DanielCraig

Enfin, arrive le tour du James Bond actuel, l’Anglais (*1968) qui donne un coup de jeune salutaire à l’univers et l’amène aux sommets du box-office mondial avec son troisième film dans le rôle, Skyfall de Sam Mendes. Auparavant, il avait su convaincre dans Casino Royale de Martin Campbell et Quantum of Solace de Marc Forster, ainsi que plus récemment dans 007 Spectre de Mendes. Toujours est-il que le monde de James Bond, très riche en gadgets, belles filles et méchants diaboliques, n’aura plus aucun secret pour vous, une fois que vous vous serez adonné à ce cours magistral en nostalgie près de la Place d’Italie jusqu’au 8 mars inclus !

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