How I Met Your Mother Saison 8 Episodes 11 & 12 – The Final Page

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La mi-saison s’achève sur un double épisode très plaisant, bien qu’inégal, dont le twist final, qui remet en question tout ce qui a été vu depuis deux mois, divisera probablement les fans, mais non sans faire enfin avancer l’intrigue, en tirant une larme ou deux au passage.

Alors que Ted s’apprête à inaugurer l’immeuble de la GNB dont il est l’architecte, Barney lui confie un secret qui le met dans l’embarras vis à vis de Robin. Quant à eux, Lily et Marshall croisent malencontreusement la route d’une ancienne connaissance de fac.

The Final Page… Barney ayant brûlé son légendaire Playbook la semaine dernière, la seule lecture du titre du double épisode de cette semaine nous laissait entrevoir ce que celui-ci nous réservait. Une ultime page, un ultime tour de l’ex bourreau des cœurs. Comme depuis quelques semaines, c’est la relation Barney-Robin qui est au centre de l’épisode.

La première partie ne fait que placer des pions (Barney confiant à Ted son projet de demander Patrice en mariage et Robin prête à renvoyer celle-ci), et ce de façon assez maladroite. Robin a toujours eu une profonde aversion pour Patrice, bien avant que cette dernière ne se retrouve en couple avec Barney. C’est pourquoi lorsque Sandy Rivers (Alexis Denisof, le Wesley de Buffy et Angel, Mr Alyson Hannigan à la ville lui demande de renvoyer un employé, il est tout naturel que son choix se porte sur la malheureuse. Son revirement final, à la « c’est pas toi, c’est moi » apparaît donc comme totalement absurde et incohérent.

Barney, quant à lui, a fait sa demande en mariage à Quinn il y a quelques mois, lui que personne n’aurait jamais imaginé sauter le pas et se faire passer la corde au cou. C’est pourquoi lorsqu’il annonce à Ted ses intentions envers Patrice, il est impossible d’y croire une seconde. Que Ted demande la première venue en mariage passe encore, mais Barney ? Si la colère et/ou l’incompréhension envahit le téléspectateur à ce moment-là, ce brave Ted, si naïf, tombe bien entendu dans le panneau, et comme chaque personnage de la série qui fait vœu de silence, il le répète à ses amis.

Revenons justement sur Ted. Ted, qui tient absolument à prouver à son ancien professeur de fac (Peter Gallagher, Newport Beach), lequel ne croyait absolument pas en lui, qu’il a réussi à devenir architecte et s’apprête à inaugurer son premier gratte-ciel à New-York. Pour ceux qui avaient oublié que Ted s’occupait toujours du bâtiment de la GNB (après tout, on ne l’a jamais vu sur le chantier et il n’a pas été question de cela depuis l’affaire Zoe en saison 6), les auteurs se sont chargés de nous le rappeler il y a deux semaines de façon totalement artificielle. Cette histoire ne sert absolument à rien, sinon à faire du remplissage en attendant la seconde moitié de l’épisode.

Il en va de même pour Lily et Marshall, bien que leur intrigue, elle, soit drôle, avec un Seth Green (Buffy contre les vampires) au meilleur de sa forme, dans un rôle totalement déjanté, et qui apporte un grain de folie à un épisode qui en avait grand besoin. En revanche, le parallèle avec Le silence des agneaux s’avère injustifié et absolument pas pertinent. Si ici il est question de voir son pire ennemi au fond d’un trou, dans le film de Jonathan Demme, Buffalo Bill est un tueur en série et ne voue pas de haine particulière à ses victimes. Le lien est donc totalement gratuit.

Le jinx, ce jeu où le perdant doit rester silencieux jusqu’à ce que son nom soit prononcé occupe une grande partie de la première moitié de l’épisode, amenant des situations amusantes, dans lesquelles Neil Patrick Harris prouve qu’il n’a pas besoin de parler pour nous faire rire. L’utilisation du jinx est bien trouvé et fait mouche !

Dans la seconde partie, l’intrigue de Marshall et Lily tentant de profiter de leur première nuit sans Marvin n’a rien d’amusant, les gags tombant à plat, à l’exception de la berceuse qu’ils chantent à leur fils au moment du coucher, réellement désopilante, le couple s’en donnant à cœur joie.

Vient alors l’histoire clé du jour, voire même de la saison. Toute la partie où Ted se demande s’il aime toujours Robin est clairement à jeter, tous les ans les scénaristes nous font le coup et ça devient lassant. Lorsqu’il se décide enfin à avouer à Robin que Barney s’apprête à demande Patrice en mariage, nous poussons un « ouf » de soulagement. Enfin les « je t’aime, moi non plus » médiocres et inintéressants vont cesser ! La scène est assez touchante, Josh Radnor est toujours juste dans les scènes d’émotion et la conversation dans la limousine ne fait pas exception.

Le dénouement, auquel certains téléspectateurs avaient sans doute pensé, est clairement tiré par les cheveux, mais également très émouvant. Le twist final, Robin découvrant l’ultime page du Playbook que Barney lui a laissé, révélant que tout ce que Barney a fait depuis deux mois n’était que supercherie pour récupérer sa belle, remet en question toute cette première partie de saison. Le comportement de Barney, si incohérent et déplaisant, n’était qu’un leurre. Est-ce que cela excuse la piètre qualité de ce début de saison 8 ? Certainement pas. Que les scénaristes aient fait tout ça dans un but précis, en arriver là aujourd’hui, est une chose, mais cela n’aurait pas dû les empêcher de créer de bonnes intrigues, cohérentes, qui ne nous auraient pas laissé la désagréable impression que l’on s’est moqué de nous. Mais ne revenons pas en arrière et concentrons-nous sur cette belle scène, dans laquelle Barney apparaît comme un clone romantique du Keyser Söze de Usual Suspects. Son plus grand tour, le plus complexe, le plus poussé, mais également le plus improbable. Mais qu’importe, dans le feu de l’action, le spectateur rentre dans le jeu et verse sa larme devant la demande en mariage de Barney à Robin.

Cette première partie de saison, probablement la plus médiocre de l’histoire de How I Met Your Mother, s’achève sur un très bon épisode, qui bien qu’incohérent sur de nombreux points, nous fait rire, pleurer, et espérer que la suite arrive rapidement. Et il y a bien longtemps que la série ne nous avait pas fait cette effet là. Que demander de mieux ? La page suivante !

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