Fringe Saison 5 Episode 2 – In Absentia

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L’ouverture de cet épisode, ainsi que son titre, pouvaient faire croire que l’on revisiterait l’invasion des et la disparition d’. Au lieu de ça, on a eu droit à un excellent épisode de qui semble mettre un avant un thème de cette saison : comment garder l’espoir face à l’adversité.

En l’absence d’Olivia et Peter, Etta a du grandir dans un monde dur, dans lequel l’humanité s’est divisée entre loyalistes et résistants (et sans doute une bonne proportion de neutres). Si notre sympathie va naturellement vers ceux qui, comme Etta, résistent aux Observers, le loyaliste capturé par l’équipe Fringe à Harvard () nous présente un visage plus humain de l’ennemi. À l’inverse, on découvre la dureté d’Etta lorsqu’elle n’hésite pas une demi-seconde à torturer violemment cet homme, et le catalogue immédiatement comme un traître à sa propre espèce. La stratégie « Diviser pour mieux régner » des Observers est clairement un succès éclatant.

Là où l’optimisme habituel de Fringe et sa foi en l’humanité rentre en jeu, c’est avec Olivia. Ce qu’Etta et Gayle déclarent voir dans ces yeux, ce n’est pas une sorte de pouvoir induit par le cortexiphane, du moins peut-on l’espérer. C’est plutôt ce sens profond de l’empathie qui a toujours caractérisé le personnage, et qui fait ici des miracles : convaincant Etta d’épargner Gayle, et ce dernier de rejoindre la résistance. Sur le papier, tout ça peut sembler incroyablement mielleux et dégoulinant de bons sentiments, mais les acteurs le vendent à la perfection, notamment Georgina Haig qui sort un peu son personnage de son état de « Olivia 2.0 » dans cet épisode.

L’autre partie de l’épisode est du Fringe assez classique : Walter jongle entre le sentimental excentrique (en détruisant sa précieuse «  ») et le savant dangereux (en donnant l’impression de vouloir extraire l’oeil de Gayle) avec aisance, et la série nous donne une image pour alimenter nos cauchemars : la tête de Simon (, Lost) qui cligne des yeux lorsqu’Etta la regarde. Tout cela est plutôt efficace, tout comme le message (très lostien aussi par ailleurs) laissé par Walter qui nous donne le fil narratif de cette saison : une sorte de RPG post-apocalyptique dans lequel nos personnages vont sillonner le pays à la recherche des cassettes de Walter. Bien que ce ne soit pas très original, et rappelle fortement certains épisodes passés de la série, si les épisodes suivants ressemblent à celui-ci, ça a au moins le mérite de donner une direction claire à la saison.

En tout cas, si Fringe continue à garder cet équilibre difficile sans sombrer dans le mélodramatique ou dans le procédural répétitif, cette saison pourrait bien revenir aux sommets que la série a eu du mal à retrouver depuis la saison 3.

 

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