Deauville, épisode 5 !

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Jeudi 5 septembre. La journée s’annonce calme. Aucune star ou équipes de films à l’horizon, et des films dont je n’ai jamais entendu parlé ni lu les synopsis. Je ne m’attends donc pas à grand chose, et c’est pourtant souvent comme ça qu’arrivent les meilleures surprises…

11h, projection de de la seule réalisatrice présente en compétition, . Jesse Einsenberg et au casting, et une histoire d’écologistes activistes ça me semble plutôt pas mal. Mais c’est la déception qui l’emportera au final. Là où un The East avait une atmosphère particulière et prenante sur le même sujet avec un vrai propos écologiste à défendre, Night Moves se retrouve sans réel but et part dans tout les sens avec un Jesse Einsenberg coincé dans son mutisme. Résultat, l’ensemble est très long et peu passionnant !

Durant la projection, j’apprends que mes collègues du blog We are Girlz et moi-même allons interviewer l’actrice Barbara Cabrita (RIS police scientifique, La cage dorée). Un sandwich avalé rapidement plus tard, l’interview est faite et nous pouvons enchaîner avec le film de compétition de 15h, de .

breathe-in-guy-pearce-felicity-jones

Une heure et demie plus tard, nouveau coup de coeur pour ma part après Short Term 12, partagé par une bonne partie du public. Cette histoire sur l’amour avec un grand A, et d’un élément perturbateur au sein d’une famille sans soucis nous a bouleversée. De façon très subtile, poétique et au son de la musique classique, les acteurs ( et l’angélique Félicity Jones en tête) nous transportent. L’histoire n’accuse jamais personne, il n’y a aucun dialogue ou plan inutile et certaines scènes chorales sont fascinantes entre ce professeur et son élève qui tombent peu à peu amoureux. Dans la salle, on espère que le film remportera un petit quelque chose, mais on ne mise pas grand chose dessus, même si avait elle aussi l’air secouée en sortant…

Mais pas le temps de profiter de l’effet du film qu’il faut retourner dans le CID pour découvrir de Fredrik Bond. Pour un premier film, le réalisateur se paie le luxe de réunir Shia Labeouf, Evan Rachel Wood, et entre autres. Bond se paie également l’autre luxe de référencer à outrance son film et d’utiliser des techniques semblables à Danny Boyle ou Nicolas Winding Refn pour mettre en image son trip sous drogue à Bucarest. C’est ce qu’on appelle un gros WTF au son de la musique électro, c’est drôle, c’est violent et complètement absurde, mais le délire des acteurs est ultra prenant et fonctionne à merveille si l’on parvient à rentrer dedans. On en ressort avec le sourire et l’envie de courir après son amour dans les rues. Belle réussite !

frederik bond

Puis je décide de ne pas aller voir le film de Larry Clark, Marfa Girl en soirée, afin de rentrer écrire ces quelques lignes, et me préparer pour une des soirées Deauvillaises ultra privées qui m’ouvre pourtant ses portes ce soir. Consécration ! Qui vais-je croiser? Qui aura abusé du champagne? Vous le saurez…au prochain épisode !

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