Critique : Jack Reacher : Never go back

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jack-reacher-2-affiche : Never go back

Etats-Unis, 2016
Titre original : –
Réalisateur :
Scénario : , Edward Zwick, , d’après l’oeuvre de
Acteurs : , ,
Distribution : Paramount Pictures France
Durée : 1h58
Genre : Action, Thriller
Date de sortie : 19 octobre 2016

Note : 3,5/5

S’il y a bien quelque chose que l’on peut reconnaître à Tom Cruise, c’est l’exigence qu’il peut mettre dans la conception de chacun de ses films. Car, quoi que l’on puisse dire de lui, il ne doit pas y avoir grand monde pour contester ses choix de carrière. Son nom sur l’affiche d’un film est depuis longtemps un label de qualité, et c’est avec confiance que l’on rentre donc dans la salle projetant son nouveau film. En 2012, un nouveau « héros » arrivait sur nos écrans. Adapté d’un roman de Lee Child, Folie furieuse, qui était déjà le 9ème tome des aventures de Jack Reacher, et réalisé par , le premier Jack Reacher avait constitué une bonne surprise, doublée d’une bonne nouvelle pour le genre espionnage. Car hormis l’immortel James Bond et , rares sont les films du genre récents ayant réussi à lancer une franchise un tant soit peu lucrative. Doté d’une intrigue solide, d’un personnage campé avec charisme par Tom Cruise, et de scènes d’action basées essentiellement sur des combats à mains nues à la violence sèche, le film avait réussi à convaincre à peu près tout le monde, le grand public comme la critique. Il paraissait donc évident qu’une suite verrait le jour, et cette dernière ne déçoit pas, donnant cette sensation agréable de retrouver un personnage qui nous avait manqué, effet rassurant s’il en est, et que l’on ne pensait pas forcément ressentir ici.

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Synopsis : Jack Reacher est de retour, prêt à tout pour obtenir justice. Susan Turner, qui dirige son ancienne unité, est arrêtée pour trahison : Jack Reacher ne reculera devant rien pour prouver l’innocence de la jeune femme. Ensemble, ils sont décidés à faire éclater la vérité sur ce complot d’État.

 

Jack Reacher: Never Go Back

Un personnage taillé sur mesure pour Tom Cruise

Dès la première scène, c’est un sentiment grisant qui nous envahit. Deux policiers arrivent sur les lieux d’une agression. A terre, quelques types dont les passants assurent qu’ils ont été étalés en quelques mouvements par un homme, qui se trouve être assis tranquillement dans le restaurant juste à côté. A l’intérieur, évidemment, c’est Jack Reacher, qui leur annonce le plus calmement du monde que dans les secondes à venir, un coup de téléphone va retentir, et que ce sont eux qui ressortiront les menottes aux poignets. Prédiction qui, bien entendu, se révélera juste. Immédiatement, pour les personnes n’ayant éventuellement pas vu le premier épisode, le personnage est planté, cool, aux paroles toujours bien placées, et doté d’une morale bien à lui. Car, comme il le dit aux deux agents ayant quelques crimes à leur actif, si ça ne tenait qu’à lui, il les exécuterait sans procès. Bien entendu, difficile de ne pas focaliser sur la « star » Tom Cruise en regardant le film. Car tout repose sur lui, ou presque. On a vraiment l’impression que le personnage a été écrit pour lui, tant les répliques cinglantes semblent évidentes dans sa bouche. Et c’est là qu’on mesure à quel point c’est un excellent acteur. Même quand il semble en pilotage automatique comme ici, le moindre de ses gestes, la moindre de ses mimiques fait pourtant son effet, et le spectateur est donc facilement acquis à la cause du film.

Même s’il est cette fois réalisé par Edward Zwick, tâcheron pour certains, pourtant solide artisan pouvant passer d’un genre à l’autre avec une aisance certaine, le résultat est formellement semblable au premier épisode, ce qui est un compliment. La mise en scène précise et élégante, alliée à la belle photographie, particulièrement brillante dans les scènes nocturnes, aide à se plonger facilement dans l’intrigue, qui, si elle n’est pas follement originale, a le mérite d’impliquer facilement le spectateur, avec ce qu’il faut de tension et de rebondissements pour ne jamais le perdre. Car, comme le premier épisode, le film ne déborde par d’action, le rythme pouvant tout d’abord paraître un peu trop « posé » pour un blockbuster grand public. Et pourtant, le montage coule, fluide, alternant scènes de dialogues bien servies par Tom Cruise et les autres comédiens, et scènes d’action brèves mais efficaces.

Tom Cruise Gordon Alexander Jack Reacher Never Go Back

 

Une partenaire à la hauteur

Le classement PG-13 empêche toute effusion de sang et les combats à mains nues sont donc découpés de manière à ne pas choquer les jeunes spectateurs, le résultat est tout de même plus lisible, moins frénétique que n’importe quel « Jason Bourne ». En comparaison du dernier, sorti cet été, on peut même affirmer que l’action est ici plus maîtrisée, réalisée avec moins de désinvolture. Côté interprétation, si Tom Cruise, encore une fois, et fort logiquement, est celui que l’on remarque le plus, sa partenaire de jeu Cobie Smulders, s’en tire avec les honneurs, dans un rôle inversant les clichés sexistes encore omniprésents à Hollywood, où elle est amenée à se battre, avec la même férocité que son compère. Et un dialogue particulièrement savoureux s’amuse justement du rôle habituellement réservé aux femmes dans ce type de productions. Au final, on trouve une belle alchimie entre les deux, et il ne serait pas étonnant qu’elle soit encore de la partie, si un 3ème épisode voyait le jour.

Jack Reacher: Never Go Back

Conclusion

Si le film ne révolutionne rien et pourra même paraître un peu fade pour certains, le spectateur cherchant avant tout à se divertir avec un film s’éloignant des sempiternels super héros désincarnés le savoureront à sa juste valeur, comme le divertissement honnête qu’il est. Que la franchise perdure ou non, le spectateur, lui, n’a qu’une envie, retrouver le personnage rapidement.

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