Revue de presse cinéma – Février 2017
Rythme bimestriel oblige, ce mois-ci pas de Premiere, 7eme Obsession ni de Studio Cine-Live. Cependant, les revues mensuelles qui avaient fait leur pause de janvier reviennent.
SoFilm n°47
On peut...
Livre : Der nächste Fehler kommt bestimmt (Sky Du Mont)
Un livre qui vous met de bonne humeur, dès que vous l’ouvrez ou que vous allumez votre liseuse : cela vous arrive souvent d’en lire ? Dans le domaine des livres de cinéma, c’est une chose extrêmement rare. Au mieux, ces ouvrages plus ou moins bien documentés vous donnent férocement envie de voir les films dont ils parlent en particulier et d’aller fouiner dans toute l’Histoire du cinéma en général.
Livre : Japanime – Une histoire des séries d’animation japonaises
Japanime est un gros ouvrage (212 pages) consacré aux séries d’animation japonaises des années 70 à nos jours, et à leur rayonnement, en particulier en France. Conçu sous la direction de Clément Cusseau, avec la participation de Sébastien Abdelhamid et du YouTubeur connu sous le nom de Chef Otaku.
Artbook : Sekiro – Shadows die twice / Official artworks
C'est à un vibrant hommage à tout un pan de la culture japonaise, que Mana Books nous permet aujourd'hui d'admirer via un « Artbook » grand luxe intitulé Sekiro : Shadows die twice – Official artworks.
Livre : La valeur d’un film – Philosophie du beau au cinéma (Eric Dufour)
Peut-on légitimement dire qu'un film est meilleur qu'un autre ? Voilà peu ou prou ce à quoi le livre d'Eric Dufour tente de répondre.
Titre : La valeur d'un...
Test : Star Wars, un mythe familial – Psychanalyse d’une saga
Avec la sortie de "Star Wars, épisode VII : Le Réveil de la Force" le 18 décembre prochain, les goodies et autres produits dérivés de...
Livre : La Bataille du film (Alain Weber)
Les faits, rien que les faits : cela devrait être le mot d'ordre de tout ouvrage historique qui se respecte. En tout cas, c'est celui de « La Bataille du film » dans lequel l'historien du cinéma Alain Weber revient en détail, mais sans jamais s'appesantir, sur l'époque sombre de l'Occupation.
Livre : Francis Ford Coppola
Francis Ford Coppola est un réalisateur à part parmi les cinéastes de sa génération, même pendant la période que l’on nomme, a posteriori, Le nouvel Hollywood. Un peu plus âgé que ses camarades, il avait déjà réalisé une poignée de films dans les années 60, notamment au sein de l’écurie Corman, et son premier succès, Le Parrain, a été le précurseur des blockbusters – sans en être vraiment un. Des années 70 prolifiques, puisque suivront une palme d’or en 1974 pour Conversation secrète, suivit la même année de l’immense Le Parrain II. Et pour clore la décennie, rien de mieux que le titanesque Apocalypse Now, qui reçut lui aussi une palme d’or – Coppola, qui a la réputation d’être alors un génie mégalo, n’est pas à ça près.
Livre : L’Apocalypse cinéma (Peter Szendy)
Est-ce qu'on a réellement bien choisi la lecture de ce livre à un moment où l'ambiance générale est à la morosité et à la détresse ? Peut-être était-ce une sorte de réflexe de survie psychologique, consistant à rechercher le pire pour mieux supporter cette crise sanitaire qui n'en finit plus. Car dans « L'Apocalypse cinéma », il n'est question que de la fin de toute chose : de l'humanité, de la Terre et du cinéma.
Livre : Cinéma spéculations (Quentin Tarantino)
Pour un nombre conséquent de cinéphiles ni trop jeunes, ni trop âgés, Quentin Tarantino est la référence incontournable en termes de passion du cinéma. A l'image de son aîné Martin Scorsese, le réalisateur américain fait au moins autant parler de lui à travers ses films – au nombre de dix pour l'instant, avec l'éternelle envie en suspens de prendre sa retraite – qu'en tant qu'encyclopédie vivante du cinéma populaire.
Livre : Andreï Tarkovski – Journal : 1970-1986
Un simple constat des salles achalandées de la cinémathèque française, lors du cycle consacré à Andreï Tarkovski, suffit à réfuter l’idée communément admise qu’un cinéma abstrait, à la lenteur imposante et solennelle, soit destiné à une élite intellectuelle. Au contraire, le cinéaste russe est peut-être l’un des rares artistes cinématographique du 20ème siècle, avec Stanley Kubrick et David Lynch, à avoir su allier exigence artistique et succès « populaire ». Du moins en France, où le cinéaste a toujours été considéré comme un immense metteur en scène par une grande majorité de la critique. Certes, un certain snobisme peut expliquer cet attrait pour Tarkovski mais cela n’explique pas tout. Cependant, l’opacité et le caractère sibyllin de ses longs-métrages a également profondément clivé les spectateurs reprochant, pour certains, leurs caractères trop abscons ou hermétique. Ces quelques réserves n’empêchent pas d’attirer un large public à la seule mention du nom de Tarkovski lors de diverses projections, à la cinémathèque ou ailleurs. Son œuvre comporte peu de films - 7 en tout, en plus de 2 moyens-métrages, et un court – mais aucun n’est à renier, bien au contraire. Son décès en 1986, peu après avoir achevé le montage du Sacrifice, l’a définitivement fait entrer au sein du cercle très restreint des cinéastes cultes. L’actualité récente autour du réalisateur de Solaris – rétrospective à la cinémathèque française, restauration, publication et réédition d’ouvrages… – permet de se (re)plonger dans les écrits de Tarkovski qui, en sus de son œuvre cinématographique, s’est longuement interrogé sur la spécificité du cinéma, s’émancipant peu à peu des théories de Serguei Eisenstein sur le montage, afin de trouver son propre langage cinématographique (voir Le Temps Scellé).
Livre : I am Spartacus ! (Kirk Douglas)
Cela peut paraître évident pour certains, mais la lecture de ce livre nous a fait reprendre conscience à quel point la production d'un long-métrage représente un effort colossal de travail collectif.



















