Livre : Daech le cinéma et la mort (Jean-Louis Comolli)
Normalement, dans notre pratique de lecture d'ouvrages cinématographiques, nous optons pour des livres qui traitent de sujets dont nous sommes au moins superficiellement familiers. Lire un livre de cinéma équivaut pour nous à une démarche d'approfondissement de connaissances acquises au fil de plusieurs décennies de cinéphilie, avec dans le meilleur des cas la possibilité de nous replonger dans la thématique ou la filmographie traitée au fil des pages à travers un nouveau visionnage des films en question.
Revue de presse été 2017
L'été est là depuis plusieurs semaines, cela n'a échappé à personne. Et si les salles de cinéma sont un bon moyen de rester au...
Livre : Par lui-même et par les siens (Claude Chabrol)
Bientôt quinze ans après sa disparition en septembre 2010, Claude Chabrol manque terriblement au cinéma français. Par la fréquence très fiable avec laquelle il tournait ses films au cours d'un demi-siècle, au rythme imperturbable d'une sortie annuelle. En la matière, seuls François Ozon et Quentin Dupieux pourraient s'enorgueillir de nos jours de tenir la même cadence infernale.
Revue de presse cinéma – Janvier 2017
Nouvelle rubrique sur le site pour cette nouvelle année ! Désormais, retrouvez tous les mois un tour d'horizon des différentes revues sur le cinéma.
La...
Livres : Tigres et Dragons, les arts martiaux au cinéma
Sous-genre longtemps méprisé par la sphère institutionnelle mais chéri par un public qui accueillit avec un enthousiasme sans précédent la comète Bruce Lee, le film d’arts martiaux possède une place aussi ambivalente que les personnalités et les mythes qui l’entretiennent. A l’heure où les films d’action se reposent sur des démonstrations chorégraphiques atteignant des cimes homériques, il est assez intéressant de retracer le lien ténu que le film martial entretient avec l’évolution d’une industrie cinématographique mondiale qui capitalise ses atouts de séduction sur le tout spectaculaire.
Bande dessinée : L’Alter Ego
Première bande dessinée éditée par Artus Films, qui inaugurait avec ce titre son label « Artus Films BD », L'Alter Ego est, à l’origine, un projet que ses auteurs Näamlock et Monsieur K avaient pensé pour le Net.
Livre : Super Ciné Battle
Depuis deux ans, l’auteur de ces lignes écoute tous les 15 jours deux intrépides journalistes graver dans du marbre virtuel les listes ultimes du cinéma, décennie par décennie. Super Ciné Battle, c’est en effet un podcast dans lequel Daniel « Kamui » Andreyev et Stéphane « Papa » Bouley établissent, à partir de petites listes de trois films envoyés par les auditeurs, de plus grandes listes de longs-métrages. En 55 épisodes, c’est ainsi plus de 600 (!) films étalés entre 1970 et 2009 qui ont été classés, au terme de débats plus ou moins longs, plus ou moins houleux, mais toujours aussi sympathiques à écouter.
Livre : Bioman – La Bible officielle
Moitié-homme, moitié-robot, le plus valeureux des héros – les habitués du Club Dorothée, biberonnés aux séries japonaises depuis leur plus tendre enfance, auront bien sûr compris que l’on parle ici de Bioman. Mais connaissez-vous vraiment Bioman ?
Livre : Cinéma spéculations (Quentin Tarantino)
Pour un nombre conséquent de cinéphiles ni trop jeunes, ni trop âgés, Quentin Tarantino est la référence incontournable en termes de passion du cinéma. A l'image de son aîné Martin Scorsese, le réalisateur américain fait au moins autant parler de lui à travers ses films – au nombre de dix pour l'instant, avec l'éternelle envie en suspens de prendre sa retraite – qu'en tant qu'encyclopédie vivante du cinéma populaire.
Livre : Le Brady Cinéma des damnés (Jacques Thorens)
Le Brady, le mythique cinéma du Xème arrondissement de Paris, n’existe plus tel qu’il est décrit dans cet ouvrage passionnant paru il y a dix ans, en 2015. Même à l’époque, les grands jours bordéliques de la période Mocky étaient d’ores et déjà loin derrière lui.
Livre : Louis Jourdan Le Dernier French Lover d’Hollywood (Olivier Minne)
Dix ans après la disparition de Louis Jourdan, que reste-t-il de cet acteur français qui fut l'un des derniers à se faire un nom à Hollywood ? Une carrière en dents de scie, pour rester poli, dont très peu de films sont passés à la postérité ? Le cliché du French Lover par excellence, qui, lui non plus, n'a pas réellement résisté à l'épreuve du temps en tant que stéréotype dans lequel plus aucun de nos compatriotes ne se reconnaît aujourd'hui ?
Livre : Andreï Tarkovski – Journal : 1970-1986
Un simple constat des salles achalandées de la cinémathèque française, lors du cycle consacré à Andreï Tarkovski, suffit à réfuter l’idée communément admise qu’un cinéma abstrait, à la lenteur imposante et solennelle, soit destiné à une élite intellectuelle. Au contraire, le cinéaste russe est peut-être l’un des rares artistes cinématographique du 20ème siècle, avec Stanley Kubrick et David Lynch, à avoir su allier exigence artistique et succès « populaire ». Du moins en France, où le cinéaste a toujours été considéré comme un immense metteur en scène par une grande majorité de la critique. Certes, un certain snobisme peut expliquer cet attrait pour Tarkovski mais cela n’explique pas tout. Cependant, l’opacité et le caractère sibyllin de ses longs-métrages a également profondément clivé les spectateurs reprochant, pour certains, leurs caractères trop abscons ou hermétique. Ces quelques réserves n’empêchent pas d’attirer un large public à la seule mention du nom de Tarkovski lors de diverses projections, à la cinémathèque ou ailleurs. Son œuvre comporte peu de films - 7 en tout, en plus de 2 moyens-métrages, et un court – mais aucun n’est à renier, bien au contraire. Son décès en 1986, peu après avoir achevé le montage du Sacrifice, l’a définitivement fait entrer au sein du cercle très restreint des cinéastes cultes. L’actualité récente autour du réalisateur de Solaris – rétrospective à la cinémathèque française, restauration, publication et réédition d’ouvrages… – permet de se (re)plonger dans les écrits de Tarkovski qui, en sus de son œuvre cinématographique, s’est longuement interrogé sur la spécificité du cinéma, s’émancipant peu à peu des théories de Serguei Eisenstein sur le montage, afin de trouver son propre langage cinématographique (voir Le Temps Scellé).



















