Berlinale 2023 : la sélection Berlinale Classics

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Devine qui vient dîner © 1967 John Monte / Stanley Kramer Productions / Columbia Pictures Industries /
Sony Pictures Releasing France Tous droits réservés

Cinq semaines avant son ouverture, la 73ème édition du Festival de Berlin commence doucement à prendre forme. Entre autres avec l’annonce des différentes sections parallèles, dont celle de Berlinale Classics hier. Si nos comptes sont bons, cette sélection censée promouvoir les œuvres du patrimoine filmique mondial fraîchement restaurées gagne en importance d’année en année. Certes, on est encore loin de la programmation abondante avec laquelle les deux autres grands festivals européens à Cannes et à Venise ravissent depuis longtemps les festivaliers nostalgiques. Néanmoins, grâce à un film supplémentaire à chaque édition, le Festival de Berlin et son partenaire de toujours la Deutsche Kinemathek finiront bien par pouvoir sérieusement rivaliser avec leurs pendants festivaliers.

En attendant ce jour heureux, la sélection 2023 présente pas moins de huit classiques exhumés et entièrement numérisés en très haute définition 4K. Globalement, c’est la rareté des œuvres qui passionne une fois de plus, la moitié des films proposés étant pratiquement invisible, voire inconnue en France. Ce qui ne signifie nullement que les spectateurs berlinois ne pourront pas y retrouver quelques classiques – quoique pas nécessairement des chefs-d’œuvre du Septième art –, tels que L’Opinion publique de Charles Chaplin qui célèbre cette année son centième anniversaire, le drame social Devine qui vient dîner de Stanley Kramer et son ultime réunion à l’écran du couple mythique Katharine Hepburn et Spencer Tracy, l’un des premiers longs-métrages de Nanni Moretti Sogni d’oro, ainsi qu’en film d’ouverture le très iconoclaste Le Festin nu de David Cronenberg d’après William S. Burroughs.

Les quatre perles plus obscures quoique aussi soigneusement restaurées de cette édition de Berlinale Classics viennent d’Afrique du Sud avec Mapantsula de Oliver Schmitz considéré comme le premier film anti-apartheid produit dans ce pays, de Suisse avec le compte shakespearien Roméo et Juliette au village de Valerien Schmidely et Hans Tommer à l’intervention de restauration particulièrement complexe, ainsi que de Hongrie et du Japon, à travers la redécouverte de réalisateurs aussi confidentiels – en tout cas en France – que György Fehér qui n’avait tourné que deux films dans les années 1990 et Kozaburo Yoshimura qui en avait fait une cinquantaine en trente-cinq ans de carrière, complètement ignoré dans les pays occidentaux.

La 73ème édition du Festival de Berlin aura lieu du jeudi 16 au dimanche 26 février prochains.

Le Festin nu © 1991 Brian Hamill / Recorded Picture Company / Téléfilm Canada / 20th Century Fox Tous droits réservés

Les huit films de la sélection Berlinale Classics 2023

Devine qui vient dîner (États-Unis / 1967) de Stanley Kramer, avec Spencer Tracy et Sidney Poitier
Le Festin nu (Canada / 1991) de David Cronenberg, avec Peter Weller et Judy Davis – en compétition au Festival de Berlin en 1992
Mapantsula (Afrique du Sud / 1988) de Oliver Schmitz, avec Thomas Mogotlane et Marcel van Heerden
L’Opinion publique (États-Unis / 1923) de Charles Chaplin, avec Edna Purviance et Clarence Geldert
Roméo et Juliette au village (Suisse / 1941) de Valerien Schmidely et Hans Tommer, avec Margrit Winter et Erwin Kohlund
Sogni d’oro (Italie / 1981) de Nanni Moretti, avec Nanni Moretti et Dario Cantarelli
Szürkület (Hongrie / 1990) de György Fehér, avec Peter Haumann et Janos Derzsi
Yoru no kawa (Japon / 1956) de Kozaburo Yoshimura, avec Ken Uehara et Fujiko Yamamoto

L’Opinion publique © 1923 Charles Chaplin Productions / United Artists / MK2 Films / Théâtre du Temple Distribution
Tous droits réservés

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