Bande-annonce et affiche de Loving

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loving affiche

Le nouveau long-métrage de , , fut révélé au dernier en compétition officielle, trois mois seulement après présenté, également en compétition officielle, au dernier Festival de Berlin. Si cette adaptation de faits réels est repartie bredouille, oubliée par le jury présidé par George Miller sur la Croisette, elle devrait sans le moindre doute refaire parler d’elle en début d’année prochaine lors de la prochaine cérémonie des Oscars. Un an après #OscarsSoWhite, cette histoire d’amour mixte entre un homme blanc et une femme noire dans les années 50, et donc interdite dans certains états, devrait s’imposer dans les nominations, au moins dans les catégories reines : film, réalisateur, scénario original, acteur (), actrice () et peut-être second rôle (Michael Shannon).

Malgré quelques réserves sur le rythme et une relative indifférence alors que l’on devrait être bouleversé, l’approche minimaliste de (on évite les scènes de procès) est reposante, loin de films aux effets dramatiques plus marqués pour plaire aux votants des Oscars. Son style reste plus personnel que des faiseurs sortis de Sundance mais l’on regrette de ne pas y retrouver la puissance émotionnelle de ses trois premiers films, , et . Déjà avait été une déception malgré un beau démarrage, direct dans l’action (un procédé repris dans ) mais ce qui dominait était l’impression de voir un sous-Starman avec un personnage incarné par qui plombait le récit dès son arrivée dans l’histoire. Dans , Jeff Edgerton bougonne comme Clint Eastwood dans Gran Torino (mais ça marche plutôt bien pour le personnage et sa relative impuissance face aux menaces qui pèsent sur leur couple), étant plus réactive. La musique de , son compositeur habituel, nous déçoit ici un peu avec quelques tonalités sirupeuses et anonymes mais il se rattrape avec quelques envolées lyriques. Pas un grand film donc, mais plutôt recommandable malgré tout. À vérifier lors d’une deuxième vision.

Mars Films distribuera le film en France le 15 février 2017.

Synopsis officiel :

Mildred et Richard s’aiment et décident de se marier. Rien de plus naturel – sauf qu’il est blanc et qu’elle est noire dans l’Amérique ségrégationniste de 1958. L’État de Virginie où les ont décidé de s’installer les poursuit en justice : le couple est condamné à une peine de prison, avec suspension de la sentence à condition qu’il quitte l’État. Considérant qu’il s’agit d’une violation de leurs droits civiques, Richard et Mildred portent leur affaire devant les tribunaux. Ils iront jusqu’à la Cour Suprême qui, en 1967, casse la décision de la Virginie. Désormais, l’arrêt «  v. Virginia » symbolise le droit de s’aimer pour tous, sans aucune distinction d’origine.

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