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Valentin Buchens

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Cet article a été rédigé par Valentin Buchens, rédacteur de Critique-film.fr

Critique : Below Sea Level

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Alors que le dernier documentaire de Gianfranco Rosi, Fuecommare, par-delà Lampedusa, bénéficiait d’une sortie en salles tout récemment, le distributeur a profité de cette actualité autour du réalisateur transalpin pour ressortir ses anciens travaux et, ainsi, mettre en exergue l’approche documentariste profondément singulière de Rosi. Ses deux précédents films, Sacro Gra et donc, Fuecommare, ont suscité maintes critiques dithyrambiques au sein de la communauté de journalistes. En sus de cet adoubement médiatique, les deux documentaires précités ont glané de nombreuses récompenses de par le monde, notamment un Lion d’or à Venise pour Sacro Gra et un Ours d’or au festival de Berlin, dédié à sa dernière œuvre susmentionnée. Cette soudaine mise en lumière du travail de Rosi est l’occasion de (re)découvrir un de ses premiers documentaires, récipiendaire par ailleurs d’un grand prix au festival du cinéma du réel en 2008, et d’observer la démarche formelle, inchangée depuis, du réalisateur italien lors de ses débuts cinématographiques.

Festival Cinémas Différents et Expérimentaux de Paris 2016 : L’Humour est...

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  Centre Pompidou, le mercredi 5 octobre 2016. Dans le cadre du festival des cinémas différents et expérimentaux, le spectateur a pu découvrir un choix...

18ème Festival des cinémas différents et expérimentaux (4-16/10)

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Pour sa 18ème édition, le festival des cinémas différents et expérimentaux de Paris se tiendra du 4 octobre au 16 octobre 2016. A son...

Critique : L’Ornithologue

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Le nouveau film de Joao Pedro Rodriguez, son 5ème long-métrage, sort le 30 novembre. C’est également aux alentours de cette période que le Centre Pompidou a pris l’initiative d’organiser une rétrospective consacrée au cinéaste portugais, du 25 novembre 2016 au 2 janvier 2017. Parallèlement à cette actualité cinématographique, les éditions de Pompidou profitent de cette aubaine afin d’éditer un ouvrage d’entretiens autour du cinéaste, par ailleurs le premier livre édité en France traitant de l’œuvre du metteur en scène lisboète. Actualité intense dont le principal intérêt est de mettre en lumière la sensibilité profondément singulière et originale de Joao Pedro Rodrigues. Son nouveau métrage, une transposition à la fois moderne et subversive du mythe de Saint-Antoine de Padoue, est d’une richesse ample et dense, une plongée dans un monde archaïque revisité à l’aune d’une vision contemporaine. À titre informatif, ne lisez pas ce qui suit si vous voulez profiter de ce film hors-norme, prenant des sentiers inattendus pour le spectateur. La vision de L’Ornithologue se déguste mieux lorsque l’on est vierge de toutes idées préconçues.

Critique : Bleeder

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Alors que The Neon Demon, le dernier opus de Nicolas Winding Refn, devrait prochainement obtenir les faveurs d’une sortie sur support dvd-blu-ray, La Rabbia profite de cette actualité autour du réalisateur danois afin de rééditer son deuxième film, l’oublié Bleeder, ce dernier n’étant par ailleurs jamais sorti dans nos contrées. Lors du précédent festival de Cannes, The Neon Demon avait divisé les opinions.

Critique : Showgirls

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L’heure de la réévaluation a sonné pour l’œuvre de Paul Verhoeven. Lors de sa sortie, au mitan des années 90 (1996), Showgirls subit l’ire haineuse de la presse spécialisée. Sans mentionner un échec particulièrement cuisant au box-office, le métrage est nominé au « razzie awards » (les récompenses qui « honorent » les pires films de l’année aux Etats-Unis). Où, par ailleurs, il remporte quasiment chaque catégorie. Bon joueur, le réalisateur néerlandais est venu de son plein gré assister à la séance. Cependant, le déferlement de haine belliqueuse administrée par les médias fut tel que la carrière d’Elizabeth Berkley, l’actrice principale, ne s’en jamais vraiment remise. En effet, suite à ce film, celle qui a été révélée par la série Sauvée par le Gong n’est apparue que de manière éparse dans quelques séries anecdotiques destinées au tube cathodique.

Critique : Ta’ang, un peuple en exil entre Chine et Birmanie

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Dès ses débuts, Wang Bing s’est constamment fait le porte-voix des opprimés et déclassés, de la société civile chinoise. Bravant constamment les autorités, et autres institutions étatiques, Wang Bing parvient à filmer au sein d’endroits peu évidents pour un cinéaste, fût-il talentueux et audacieux. Alors que la Chine bride davantage la liberté d’expression, pour des raisons d’images évidentes, d’aucuns, tels Wang Bing, osent montrer une Chine absente de l’imagerie officielle : celle ces marginaux et des oubliés de la croissance économique chinoise. Pendant qu’une partie des médias officiels ressasse à l’envie le « miracle chinois », Wang Bing ausculte l’envers de ce décor hagiographique dans un geste politique frondeur.

Etrange Festival 2016 : The Neighbor

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Les séries-b d’horreur « états-uniennes » contemporaines se suivent et se ressemblent. Triste constat que celui appliqué aux films visionnés à l’Etrange Festival 2016. Pourtant, l’originalité, de nos jours, n’est plus ce qui importe vraiment. Récemment, les meilleures œuvres lorgnant vers la série b ne brillaient guère par leur aspect inédit mais bien par leur manière à traiter le sujet, ou l’histoire, en question. Pourtant, Marcus Dunstan, loin d’être un incompétent, a débuté de fort belle manière avec The Collector, film d’horreur au budget modeste mais pourvu d’une maîtrise formelle impressionnante pour une œuvre liminaire. En dépit de ce coup d’éclat, Dunstan s’est également fait remarqué par son « talent », fort médiocre, de scénariste : Saw 6 et Saw 7, Piranhas 3DD (la suite du Aja)... Des films forts peu subtils, plutôt un brin racoleurs et putassiers. C’est donc avec des attentes mitigées que j’entrai en salle 300 du forum des images afin de découvrir The Neighbor.

Livre : Paulo Emilio Sales Gomes ou la critique à contre-courant...

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Titre : Paulo Emilio Sales Gomes ou la critique à contre-courant (une anthologie) Coordination éditoriale : Isabelle Marinone, Adilson I. Mendes Editeur : AFRHC Date de publication...

Étrange Festival 2016 : Le Profond désir des dieux

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Cette année, en sus des nombreux cycles parallèles, L’Étrange Festival 2016 a décidé de consacrer une mini-rétrospective à Shohei Imamura. Destiné à mettre en lumière une poignée de film de l’auteur de Cochons et Cuirassés, ce cycle propose 7 longs-métrages au total. Ainsi, il est possible de (re)découvrir sur grand écran quelques titres qui, pendant longtemps, furent inédits dans nos contrées francophones avant leurs disponibilités, via Elephant Films, sur support dvd /blu-ray. En dépit de la qualité médiocre de certaines projections (format dvd/blu-ray), le visionnage de cette œuvre dense et protéiforme fut une épiphanie, en particulier Le Profond Désir des Dieux, ce dernier étant, par ailleurs, le premier film en couleur du réalisateur de l’Anguille. A l’instar de nombreux cinéastes issus de la nouvelle-vague japonaise, Imamura traite d’une thématique souvent évoquée dans le corpus de films liés à la modernité cinématographique japonaise : à savoir le tiraillement d’un pays déchiré entre tradition sociétale et modernité économique. Sujet maintes fois rebattu certes, mais toujours aussi passionnant lorsqu’il est entre les mains de cinéastes aussi talentueux que Shohei Imamura, Kiju Yoshida, Nagisa Oshima, Ko Nakahira…

Critique : Propriété Privée

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Depuis l’implantation d’une succursale aux Etats-Unis, Carlotta a initié un travail d’exhumation du cinéma américain indépendant. Dans cette optique de travail de défrichage, Carlotta opte généralement pour des œuvres peu connues du public cinéphilique français. Ainsi, en juin 2016, ils ont été à l’origine de la réédition du documentaire The Endless Summer consacré au surf qui, sous son aspect léger et solaire, ne se départ pas d’une vision légèrement ethnocentriste – un trait que l’on retrouve souvent au sein de la mentalité américaine – dans sa description des mœurs de par le monde. En dépit de cet état de fait, The Endless Summer a ce charme suranné, une forme d’ingénuité qui est surtout la vision fantasmée d’une époque et d’un lieu en particulier : la Californie, à l’orée des années 60. Une humeur désuète et innocente, que l’on peut également ressentir à l’écoute des premiers albums des Beach Boys : soleil, plage, filles en bikini, danse et surf… Dans le cadre de leur nouvelle ressortie, Propriété Privée, le ton est tout autre. Plus sombre, plus vénéneux, le long-métrage de Leslie Stevens préfigure, d’une certaine manière, Charles Manson et la perte d’innocence de l’ère Hippie, lorsque les premières remontées d’acide LSD 25 eurent un effet dévastateur sur certaines psychés fragiles et torturées.

Etrange Festival 2016 : Être cheval

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L’un des mérites de L’Étrange Festival (et pas seulement lui…), en dépit d’une certaine lassitude ressentie auprès de quelques cinéphiles/habitués de ce raout cinéphilique à l’égard de la qualité des longs-métrages diffusés au Forum des Images, est son travail de déchiffreur, de mise en lumière de certains films que l’on n’eût l’habitude de voir ailleurs. Ainsi, il est fréquent de tomber sur quelques péloches qui, aléas de la distribution obligent, n’auront pas les honneurs d’une sortie en salle. L’Étrange Festival permet de sauver de l’oubli, pendant un temps, l’existence de certaines œuvres avant sa « disparition » dans le flux de l’offre et la demande du dvd/blu-ray. C’est le cas du documentaire réalisé par Jérôme Clément-Wilz, Être Cheval, qui, en dépit de son unique diffusion sur France 4 à une heure tardive, ne doit sa réputation qu’à l’existence de certains festivals, et donc l’étrange festival.