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Test Blu-ray : Le Son des souvenirs

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Le Son des souvenirs

États-Unis : 2025
Titre original : The History of Sound
Réalisation : Oliver Hermanus
Scénario : Oliver Hermanus, Ben Shattuck
Acteurs : Paul Mescal, Josh O’Connor, Chris Cooper
Éditeur : Universal Pictures
Durée : 2h09
Genre : Drame, Historique, Romance
Date de sortie cinéma : 25 février 2026
Date de sortie DVD/BR : 8 juillet 2026

En 1917, au conservatoire de Boston, Lionel et David se lient d’amitié grâce à leur passion pour la musique folk. Des années plus tard, Lionel reçoit une lettre de David et se lance avec lui dans un sauvetage improvisé des chansons du Maine. Ces retrouvailles inattendues, l’histoire d’amour qui s’ensuit et la musique préservée vont impacter l’existence de Lionel bien plus qu’il ne le réalise…

Le film

[4,5/5]

« Un film aux images très léchées qui raconte une histoire d’amour pleine de sincérité tout en rendant un bel hommage aux collecteurs de musique traditionnelle est-il susceptible d’opérer un sérieux clivage parmi les spectateurs ? On pourrait penser que la réponse est forcément négative. Eh bien non, la réponse est absolument positive : Le Son des souvenirs s’avère particulièrement clivant. (…) Dès les projections cannoises, ce film a clivé, que ce soit chez les critiques ou parmi les spectateurs. C’est très simple : pour certains, un film aux images très léchées est forcément académique, ce qui, pour eux, représente ce qui se fait de pire en matière de cinéma, alors que, pour d’autres, ces images bien léchées sont une qualité appréciable ; pour certains, une histoire d’amour, fut-elle hétérosexuelle ou entre deux hommes comme c’est le cas dans Le Son des souvenirs, court le risque d’être considérée comme étant mièvre et d’être qualifiée de mélo, alors que, pour d’autres, la mélancolie assumée que dégage le film à propos de cette histoire d’amour concourt à leur procurer une grande et très appréciable émotion.

Reste ce qui, à côté de cette histoire d’amour, représente le cœur du film : la musique. Concernant ce volet du film, il n’y a pas vraiment clivage, il n’y a que, d’un côté, celles et ceux qui sont passionné(e)s par la musique sous toutes ses formes, et, de l’autre, celles et ceux qui passent à côté de la musique sans trop chercher à approfondir leurs connaissances en la matière. Pour les premiers, Le Son des souvenirs est un film captivant. En effet, jusqu’à présent, le cinéma ne s’était guère intéressé au phénomène du collectage musical, pratique qui consiste, pour des musicologues, professionnels ou non, à sillonner des régions, voire même des pays entiers, pour recueillir auprès de personnes âgées du milieu rural un répertoire traditionnel, instrumental ou chanté, sur le point de disparaitre en même temps que ces personnes. Les États-Unis ont eu leurs grandes figures dans ce domaine, John Lomax et son fils Alan Lomax.

Dans Le Son des souvenirs, on retrouve Lionel, originaire du Kentucky rural, et David, étudiant en composition, qui se sont rencontrés devant un piano au Conservatoire de Boston, qui sont tombés amoureux l’un de l’autre et qui, en 1920, sont partis faire une campagne de collectage dans le Maine, un collectage effectué sur des rouleaux de cire. (…) Les amateurs de musiques traditionnelles américaines, le plus souvent aux lointaines ascendances britanniques, ne sont pas les seuls à se régaler à la vision et à l’écoute du Son des souvenirs, puisque des épisodes du film se déroulant à Rome et à Londres permettent d’entendre des musiques de Pergolese et de Gabriel Fauré. Film à la mise en scène impeccable, Le Son des souvenirs bénéficie des prestations remarquables de deux grands comédiens : Paul Mescal, vu très récemment dans Hamnet de Chloé Zhao (…) et Josh O’Connor, vu récemment dans The Mastermind de Kelly Reichardt. »

Extrait de la critique de notre chroniqueur Jean-Jacques Corrio. Découvrez-en l’intégralité en cliquant sur ce lien !

Le Blu-ray

[4/5]

Édité par Universal Pictures, Le Son des souvenirs bénéficie d’un transfert Haute-Définition qui rend pleinement justice à la photographie délicate d’Alexander Dynan. Le piqué se montre précis sans jamais trahir la douceur volontaire de l’image, les textures des costumes et des décors d’époque profitent d’un niveau de détail très convaincant, tandis que la palette automnale, subtilement désaturée, conserve une belle richesse. Les contrastes sont solides, les noirs profonds et la compression se fait oublier dans la quasi-totalité des situations. Quelques plans un peu plus doux rappellent les choix artistiques du tournage plutôt qu’une quelconque faiblesse du master. Dans l’ensemble, Universal livre une présentation élégante et très cinématographique, parfaitement adaptée à l’atmosphère contemplative du film. Côté audio, les pistes VF et VO mixées en DTS-HD Master Audio 5.1 offrent une prestation très équilibrée. Inutile d’attendre une démonstration tonitruante : le film privilégie l’intimité, les silences et les ambiances naturelles. Les dialogues demeurent toujours limpides, la musique bénéficie d’une belle ampleur et les effets d’ambiance – vent, forêts, chants traditionnels ou réverbérations des espaces ouverts – enveloppent discrètement le spectateur sans jamais verser dans l’esbroufe. La version originale conserve une légère avance en matière de nuances vocales, mais la version française s’en sort avec les honneurs grâce à un doublage soigné et un mixage tout aussi propre. Dans les deux cas, le mixage multicanal fait preuve d’une belle finesse et sert admirablement les émotions du récit. Aucun supplément n’est proposé sur cette édition, qui se contente donc de l’essentiel, mais le fait avec un sérieux technique difficile à prendre en défaut.

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