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Critique Express : Une fille en or

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Une fille en or

France : 2025
Titre original : –
Réalisation : Jean-Luc Gaget
Scénario : Jean-Luc Gaget, Raphaële Moussafir
Interprètes : Pauline Clément, Arthur Dupont, Émilie Caen
Distribution : Nour Films
Durée : 1h26
Genre : Comédie, Romance
Date de sortie : 15 avril 2026

2.5/5

Synopsis : Un jour, Clémence prend conscience que personne ne l’a jamais admirée. Bercée par les illusions d’une enfance chaotique, elle croise un certain Paul, petit patron autoritaire que rien ni personne n’impressionne. Elle se dit alors qu’il est temps pour elle de se poser la seule question qui vaille : « Et si je valais plus que je ne le crois ? »

Pour les réalisateurs et les réalisatrices, il devient de plus en plus difficile de renouveler avec bonheur le genre de la comédie romantique. Certes, nous qui, au fil des années, avons vu moult films de ce genre en provenance  de pays européens ou des Etats-Unis, pouvons trouver du charme à des comédies romantiques exploitant des situations déjà vues mais qui peuvent sembler avoir la fraicheur de la nouveauté du fait qu’elles nous viennent d’autres pays, d’autres cultures. Mais renouveler avec bonheur le genre de la comédie romantique dans un film français tourné à Paris, voilà qui est vraiment difficile. On pouvait espérer que Jean-Luc Gaget y parvienne, lui dont le dernier (et premier !) long métrage en tant que réalisateur, J’ai tué Clémence Acéra, datait de 2001 mais qui a acquis une solide réputation de scénariste, en particulier auprès de Blandine Lenoir et, surtout, de Solveig Anspach, à qui, d’ailleurs le film est dédié. Dire que notre espoir est totalement comblé serait mentir, du fait, principalement, du côté extravagant de certains des artifices scénaristiques utilisés pour faire se rencontrer les 2 personnages que tout oppose mais qui, bien entendu, sont faits l’un pour l’autre ! Que Clémence, le personnage féminin, souffre d’un manque de reconnaissance, en particulier de la part de son père qui n’a toujours vu en elle que la petite numéro 2, on marche. Que, pour s’attaquer à ce problème, elle s’engage dans un groupe de parole destiné à l’estime de soi et qu’on lui conseille de retrouver quelqu’un qui avait de l’admiration pour elle, on marche toujours. Qu’on parte alors dans une histoire de poème quelque peu abracadabrantesque, on commence à faire la moue. Mais que dire de la façon utilisée pour amener l’autre partenaire dans le duo, Paul, un patron dont le comportement tyrannique et antipathique lui a valu le surnom de Paul Pot et qui, pour retrouver Virginie, sa femme qui a fui son despotisme, rencontre régulièrement un voyant ? Un voyant qui, comme par hasard,  lui prédit qu’il va avoir une nouvelle femme dans sa vie, qu’elle est passionnée par le  scrabble, que, à cause d’un zona, elle a eu des problèmes de peau dans un endroit où, pour éviter les démangeaisons, il aurait été préférable qu’elle porte une jupe et qui, dernier détail, travaille dans son entreprise ? Est ce vraiment suffisant pour que Paul engage Clémence alors que tout concourait à ce qu’il ne le fasse pas ?

Si on ne trouve pas vraiment son compte dans le volet comédie romantique de Une fille en or, malgré les prestations plus que satisfaisantes d’Arthur Dupont dans le rôle de Paul et, surtout, de Pauline Clément dans celui de Clémence, on a matière à se rattraper avec quelques personnages secondaires savoureux. On pense surtout à Quentin, l’ancien copain d’école que Clémence va contacter suite à son groupe de parole car il est, croit-elle, la seule personne qui ait eu de l’admiration pour elle. Excellemment Interprété par Quentin Dolmaire, il s’avère très touchant en amoureux transi un brin paumé. Tout le contraire, en somme, de Darius, un artiste raté, interprété par Thomas Scimeca, qui s’est incrusté chez Clémence depuis 3 ans. Le couple formé par Bianca et Bernard apporte également son lot de petits plaisirs pour les spectateurs. Bianca, c’est la sœur ainée de Clémence, la préférée de leur père, une bourgeoise parfaite et névrosée, et elle est brillamment interprétée par Émilie Caen. Quant à Bernard, son mari, interprété par Loïc Legendre, c’est le roi des jeux de mots plus ou moins approximatifs. Par ailleurs, on sait gré à Jean-Luc Gaget de ne pas avoir chargé inutilement sa peinture de la famille juive de Clémence et de Bianca. En résumé, voilà un film dont le cœur, la comédie romantique, n’est pas pleinement réussie, mais qui dégage un certain charme dans les évènements et les personnages périphériques.

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