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Critiques de films Fantastique — 28 janvier 2015
Critique : These Final Hours

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Australien, 2013
Titre original : These Final Hours
Réalisateurs : 
Scénario : Zak Hilditch
Acteurs : , ,
Distribution : Synergy Cinéma
Durée : 1h27
Genre : Fantastique
Date de sortie : Prochainement

Note : 2/5

Synopsis : Le monde vit ses douze dernières heures et James hésite entre passer ses derniers moments avec sa petite amie, voir sa sœur et sa famille pour des retrouvailles familiales plus ou moins agréables ou se rendre à une fête qui s’annonce dantesque et infernale, pour se défoncer et perdre conscience avant et ne pas affronter les dernières minutes en pleine conscience.

Nathan Phillips as James, These Final Hours - Photograph by David Dare Parker


Le sujet du premier long-métrage de l’australien Zak Hilditch n’est pas d’une profonde originalité : les derniers jours sur terre avant la fin du monde, ne citons que le Last Day de Don McKellar, plus froid (au moins en apparence) mais bien plus maîtrisé dans sa mise en scène. Se rendre à la fête apocalyptique n’est pas une partie de plaisir, le trajet étant jonché de cadavres qui s’accumulent dans les rues, suicides collectifs ou meurtres sauvages, l’homme étant un loup pour l’homme surtout quand la fin est proche et que toutes les inhibitions sont levées. Comment accepter l’inexorable, prendre le temps de réfléchir à ce qui compte dans la vie, affronter l’horreur ou se cacher le visage dans la terre comme une autruche ou dans une cave transformée en abri souterrain sorti des récits d’anticipation du temps de la Guerre Froide. Comme toujours dans ce genre balisé du fantastique, les pistes narratives sont multiples et les questionnements peuvent être passionnants ou émouvants, d’autant que le réalisateur n’élude pas l’horreur graphique et la tragédie de ceux qui n’ont plus d’espoir, une visite dans une maison familiale étant particulièrement marquante tout comme les multiples messages d’adieu accrochés sur des corps ou des maisons abandonnées. Hélas ici, malgré ces quelques séquences fortes dans la représentation graphique du pire, le film est victime d’un sentiment de déjà-vu, d’une maladresse dans l’écriture et d’un jeu d’acteurs dans l’ensemble pour le moins inégal dans cette série plus Z que bis révélée lors de la Quinzaine des Réalisateurs 2014.

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Le final est victime d’effets spéciaux atroces (qu’il n’était pas utile de maintenir face à leur qualité) et traîne en longueur, refusant le désespoir total pour un (faux) happy-end romantique. La voix-off de la radio est souvent envahissante et redondante. Également présenté à Cannes (en séance de Minuit, en sélection officielle), The Rover était bien plus satisfaisant dans son traitement libre du genre. Au mieux, peut on lui reconnaître que le pré-apocalyptique reste moins présent sur les écrans que le post-apocalyptique mais cela ne suffit pas pour séduire complètement. Au moins le réalisateur nous fait découvrir l’adorable Angourie Rice, la petite Rose qui dévie la route balisée de James (Nathan Phillips, l’une des victimes du tueur Mick Taylor dans Wolf Creek) et qui rappelle Ryan Simpkins, elle même parfaite dans Surveillance de Jennifer Lynch. Dans le rôle de la ‘mère’ de la petite, signalons la présence de Sarah Snook, inquiétante double maléfique du requin des Dents de la mer dans une piscine et bouleversante et inoubliable dans Predestination des frères Spierig aux côtés de Ethan Hawke. Hélas malgré leurs efforts, on ne vibre pas pour l’ensemble des personnages, qui manquent de chair et de profondeur.

Conclusion

These final hours possède de réelles qualités, qui laisse croire à sa viabilité artistique et à la promesse d’oeuvres futures plus alléchantes. Il est certes victime d’un budget que l’on sent très réduit mais cela n’excuse en rien des fragilités de style évitables et un manque d’originalité qui laisse songeur sur la validité de sa présence lors de la dernière édition de la Quinzaine des réalisateurs, même si le style de sa mise en scène rappelle Bellflower généralement bien reçu par la critique malgré des lourdeurs qu’Hilditch évite heureusement. Sa présence au FEFFS en septembre dernier ou à Gérardmer en ce frais mois de janvier est par contre plus légitime sans vouloir dénigrer ces haut lieux de la culture fantastique.

[youtube]https://www.youtube.com/watch?v=AVWmsl25mEU[/youtube]

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Auteur

Pascal Le Duff

Cet article a été écrit par Pascal Le Duff, rédacteur en chef cinéma sur Critique-film.fr. Lire tous ses articles