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Critiques de films Thriller — 14 février 2015
Critique : Pitfall

pitfall AFFICHE 01

Etats-Unis, 1948
Titre original : –
Réalisateur : André De Toth
Scénario : Karl Kamb, , André De Toth, d’après le roman de Jay Dratler
Acteurs : , , ,
Distribution : United Artists
Durée : 1h26
Genre : Film noir
Date de sortie : inconnue

Note : 3,5/5

Lizabeth Scott entraîne deux autres grands noms du film noir, Dick Powell et Raymond Burr, dans une intrigue tragique. Les dialogues de William Bowers, toujours aussi finement ciselés, révèlent leurs failles bien humaines, et accompagnent un suspense sans faille

Lizabeth Scott Dick Powell Pitfall 01

Synopsis : John Forbes, marié et père de famille, dirige une compagnie d’assurance. Malgré des journées bien remplies, il trouve sa vie monotone. Un jour, il a l’occasion de briser cette monotonie : Bill Smiley, assuré chez Forbes, tente d’escroquer ce dernier et détourne l’argent de son assurance pour offrir des cadeaux à sa maîtresse, Mona Stevens. Dans un premier temps, Forbes veut récupérer son argent mais tombe rapidement sous le charme de Mona et devient son amant. MacDonald, un détective indépendant qui travaille pour la compagnie d’assurance de Forbes, voit cette liaison d’un mauvais œil car il avait déjà des vues sur Mona. Obsédé par l’idée de nuire à Forbes, MacDonald décide de lui tendre un piège, aidé par Bill et Mona
Lizabeth Scott Dick Powell Pitfall 04

Une mécanique adultérine bien huilée

Dick Powell est John Forbes, un assureur désabusé malgré un mariage apparemment heureux et un fils qui a, certes, une coupe de cheveux déplorable, mais est très gentil. Lors d’une enquête, il rencontre une jeune blonde qui a reçu de beaux cadeaux de son amant et doit les rembourser : il avait piqué dans la caisse et s’est fait attraper. En rendant tout, elle l’aidera à sortir plus vite, elle a un bon fond. Après une belle balade dans un petit rafiot qui fait de belles vagues, ils se laissent séduire l’un par l’autre. Quelques heures de d’égarement qui auront de graves conséquences.

Raymond Burr Pitfall 04

Mais la belle Lizabeth Scott, au sourire trompeur, a séduit bien malgré elle un troisième homme : le sinistre détective privé Macdonald, incarné par Raymond Burr dans sa période pré- lorsqu’il enchaînait les rôles de sales types. Il est parfait en jaloux inquiétant qui harcèle sa proie et multiplie les mauvais actes, un être cruel comme on les aime dans ce genre de polars. Un film à la belle mécanique où tout s’imbrique parfaitement pour déchaîner le drame. L’idée de culpabilité qui frappe le couple adultère explique ce qui mènera au pire malgré leurs tentatives de régler la situation sans l’aide de la police. Le suspense est réel et si le destin de certains des personnages est connu d’avance, le charme de cet assez bon polar permet de passer un bon moment.

Lizabeth Scott Dick Powell Pitfall

Le ton délicieusement acerbe de William Bowers

Comme dans de nombreux films noirs de cette période, les dialogues sont excellents, le style de William Bowers (non crédité officiellement) se reconnaît dans les petites phrases acerbes dans la bouche de plusieurs personnages masculins comme féminins. Les premières séquences dans la famille Forbes montrent dans quel état d’esprit est le père de famille au moment de sa trahison. Sarcastique et amer, il était ouvert à cette expérience. Certes, il n’est pas tout à fait logique de voir cet homme fidèle et amoureux céder si facilement aux charmes de la belle innocente, mais les graines étaient là et c’est montré en quelques séquences. Évidemment, la censure influe sur le drame, où ceux qui ont péché doivent être punis car jamais le moindre coupable ne peut échapper à sa destinée. C’est parfois la limite de ces films qui seraient autrement excellents s’ils ne souffraient pas de ces contraintes extérieures. Jane Wyatt en épouse trompée est elle aussi excellente, faisant ressentir ses états d’âme d’un simple regard.

Lizabeth Scott Dick Powell Pitfall 03

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Conclusion

Le style de la mise en scène de est sobre mais avec de beaux éclats, un agréable sens du noir et blanc, des cadres soignés et de belles transparences sur bateau ou sur la route. À découvrir sans trop de réserve si l’occasion se présente, le film étant hélas très rare.

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Auteur

Pascal Le Duff

Cet article a été écrit par Pascal Le Duff, rédacteur en chef cinéma sur Critique-film.fr. Lire tous ses articles