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News — 26 janvier 2016
Coup de gueule : un 2ème César d’honneur pour Michael Douglas

michael douglas cesar d'honneur 1998Ça devient vraiment n’importe quoi les César d’honneur. Non en fait, ça l’est déjà depuis longtemps. Après (1987, 1998) et (1995, 2008) devient la troisième personnalité du cinéma à recevoir un deuxième césar d’honneur !!! Non, mais, sérieux, les gars, vous ne savez pas qu’il en a déjà reçu un en 1998 ? On peut vous suggérer des dizaines, que dis-je, des centaines de grands noms du cinéma qui n’ont pas été honorés du tout par les César (voir cette news publiée en 2014 – attention, certains sont décédés depuis -).

Si vous regardez la liste de vos nommés depuis les débuts, vous verrez que de très grands noms du cinéma n’ont jamais été récompensés, quand d’autres ne l’ont été qu’une fois (ne citons que Jean-Claude Carrière) ou deux mais en mériteraient bien un autre (Catherine Deneuve). Piochez là-dedans, bordel !!! Vous avez bien des archives, non ? Au pire, je vous transmets les noms ou plus simple encore, je vous envoie un lien vers un truc qui s’appelle Wikipedia ! Non, franchement, déjà qu’un seul prix honorifique chaque année, c’est insuffisant, mais si en plus vous honorez deux fois les mêmes, jamais vous n’honorerez ceux qui ont parfois longtemps servi le cinéma français et international et n’ont pas reçu de prix pour souligner l’intérêt de leur travail et leur passion pour ce métier !!!

Qui décide concrètement de ce choix ? Personne au sein de l’Académie n’est capable de dire «C’est idiot un deuxième César pour l’ensemble d’une carrière, car après tout une carrière, on n’en a jamais qu’une !» ? On peut me sortir une métaphore du style «il, ou elle, a su se réinventer» mais non, rien, absolument rien, ne justifie une telle décision. On se souvient que Jeanne Moreau avait donné sur la scène du Théâtre du Châtelet son deuxième César d’honneur à Céline Sciamma alors nommée en premier film pour Naissance des pieuvres.

Cette déplorable initiative est ridicule, encore plus, ce n’est pas peu dire, que les remettre à des acteurs âgés de moins de trente ans, comme Scarlett Johansson.

Bon, en même temps, il était peut-être indispensable d’honorer la prestation de Michael Douglas dans Ant-Man ? Plus sérieusement, il est peut-être temps que l’Académie se remette en cause sur la question des César d’honneur, non ? Que des personnalités réagissent et refusent cette idiotie ? Rappelons, enfin, que les derniers français lauréats d’un César d’honneur sont Pierre Richard et Marlène Jobert en 2006 et 2007. L’année prochaine, cela fera donc dix ans que ce n’est pas arrivé.

Ce qui serait drôle, c’est d’apprendre qu’ils se sont trompés et ont en réalité voulu honorer Michael Keaton né… Michael Douglas ! Rappelons cette anecdote au passage : Douglas Sirk aurait du présider le jury de Cannes en 1980 et par erreur l’invitation fut reçue par… Douglas Kirk ! Donc, c’est peut-être une erreur. Cela serait un poil plus logique…

Voir ci-dessous la déclaration officielle de l’Académie des Arts et Techniques du Cinéma. Au moins, ils ont l’air contents d’eux. Ils sont bien les seuls. La 41e cérémonie aura lieu le 26 février prochain, les nominations seront annoncées ce mercredi 27 janvier.

L’Académie des Arts et Techniques du Cinéma est fière d’annoncer que Michael Douglas
recevra un César d’Honneur au cours de la 41ème Cérémonie des César

le vendredi 26 février 2016, sur la scène du Théâtre du Châtelet.

Tout droit venu de la magie hollywoodienne, Michael Douglas apporte au cinéma américain un caractère novateur et toujours plus riche, à travers des films comme « Black Rain » de Ridley Scott, « Chute libre » de Joel Schumacher ou encore « The Game » de David Fincher.

La carrière de cet immense artiste est truffée de multiples récompenses, et compte parmi elles l’Oscar du Meilleur Acteur en 1988 pour le rôle de Gordon Gekko dans « Wall Street » d’Oliver Stone. Il parvient à incarner une variété impressionnante de personnages, allant de Robert Wakefiel, le juge de la Cour suprême de « Traffic » de Steven Soderbergh, à une célèbre star du music-hall, Liberace, dans « Ma vie avec Liberace », en passant par Nick Curran, le détective au lourd passif de « Basic Instinct » de Paul Verhoeven.

À sa carrière d’acteur, il ajoute celle de producteur de films et il n’hésite pas à miser sur des films dits mineurs dont il perçoit déjà le talent, et qui deviendront des évènements mondiaux. C’est ainsi qu’il reçoit son premier Oscar en 1976 pour « Vol au-dessus d’un nid de coucou » de Milos Forman. Quelques années plus tard, il produit son troisième film, « À la poursuite du diamant vert » de Robert Zemeckis, qui obtient à son tour deux Golden Globes, dont celui du Meilleur Film de Comédie.
Son parcours unique dans le cinéma américain fait de lui une star absolue, devenue une légende de son vivant.

Welcome, congratulations and thank you, Mister Douglas !

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Auteur

Pascal Le Duff

Cet article a été écrit par Pascal Le Duff, rédacteur en chef cinéma sur Critique-film.fr. Lire tous ses articles