Critique : Transformers : l’âge de l’extinction

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transformers affTransformers : l’âge de l’extinction

Etats-Unis : 2014
Titre original : Transformers: Age Of Extinction
Réalisateur :
Scénario :
Acteurs : , ,
Distribution : Paramount
Durée : 2h46
Genre : Action, Science-fiction
Date de sortie : 16 juillet 2014

Note : 3,5/5

Synopsis : Trois ans après le dernier affrontement entre les bons et les mauvais Transformers qui vit la destruction quasi totale de Chicago, les robots extraterrestre capables de se métamorphoser à volonté ont disparu de la surface de la planète. Les derniers d’entre eux sont traqués par une agence secrète dirigée par l’inquiétant Harold Attinger qui veut retourner leur technologie contre eux aidé par la technologie de Joshua Joyce. Cade Yeager, un mécanicien qui vit à Paris, Texas répare un vieux camion qui se révèle être Optimus Prime, le chef des gentils Autobots. Cade va l’aider à réunir ses rares alliés à avoir survécu, Bumblebee, Hound, Drift et Crosshairs.

TRANSFORMERS: AGE OF EXTINCTION

Michael Bay met de l’eau dans son coca-cola (ou pepsi?) et, après le déjà très réussi No pain no gain, redonne un nouveau sens, peut-on l’espérer, à cette série jusqu’ici plus ennuyeuse que passionnante et à sa filmographie. Il glisse même des commentaires antimilitaristes à l’opposé de ses précédents films complaisants à cet égard. Certains se sont formalisés des placements de produits mais ceux impliquant une boisson énergétique, une ligne de lingeries ou une marque de bière sont plutôt amusantes en fait…

 

Le problème du cinéma aujourd’hui, c’est qu’il n’ y a pas plus que des suites ou des remakes

Après trois premiers films la saga Transformers passe un nouveau cap. Exit Shia LaBoeuf, bienvenue à Mark Wahlberg en ouvrier inventeur qui se retrouve au milieu d’une guerre entre humains belliqueux et robots qui ont une âme. Michael Bay est toujours derrière la caméra et se renouvelle avec un long-métrage d’action visuellement très fourni et qui avance à toute vitesse. 2h45 riches en longues séquences de combats rondement menés et des poursuites impressionnantes, sur une autoroute ou dans les rues peuplées de Hong-Kong dans une 3D excellente agrémentée d’un son Atmos aux effets immersifs et en IMAX. Les héros entrent dans un vaisseau spatial, en sortent et s’en rapprochent à nouveau, sont parfois propulsés dans les airs et rattrapés en plein vol par les robots de façon presque réaliste. Les mouvements des robots dinosaures dont l’origine est évoquée dans une séquence d’ouverture brillante qui donne le ton ou les transformations des Transformers créés par l’homme en précipités cubiques sont exécutés avec une grande fluidité.

transformers 06

Le rythme effréné de ce grand huit ne se fait pas au détriment du spectateur malgré des ellipses bien pratiques dans l’écriture. Ce quatrième film de la série est sans conteste le meilleur avec une noirceur agréablement impressionnante dans certaines séquences. Contrairement aux autres volets, la dimension humaine n’est pas sacrifiée, avec des personnages auxquels on s’attache, jusqu’aux robots qui peuvent souffrir comme le montre une des premières scènes avec l’Autobot Ratchet, présent depuis le premier film (toujours doublé par Robert Foxworth) qui n’est pas sans rappeler ce qui arrive à une chaussure animée dans Qui veut la peau de Roger Rabbit ? Optimus Prime, dont l’humanisme était déjà malmené dans le troisième volet, se rebelle ici contre la trahison des êtres humains qu’il avait jurés de protéger comme jamais auparavant. Il est découvert dans un vieille salle de cinéma abandonnée, ce qui permet quelques étonnantes réflexions sur le cinéma, son rôle social et une affection du héros pour les bons vieux projecteurs, et le voir s’enthousiasmer sur une super simplex est assez délectable.

Stanley Tucci avec Mark Wahlberg
Stanley Tucci avec Mark Wahlberg
et avec Li Bingbing
et avec Li Bingbing

 

 

Tu ne peux pas posséder quelqu’un, même au Texas…

Mark Wahlberg apporte un peu plus de gravité que le précédent héros (Shia LaBoeuf) malgré la sous-intrigue inutile avec sa fille qu’il veut protéger de son fiancé super pilote de course joué par Jack Reynor, remarqué dans What Richard did, dans un tout autre registre. L’humour n’est jamais lourd, au contraire des précédents opus, Michael Bay ayant abandonné ses gags sexuels ou raciaux d’un goût douteux. La performance de Stanley Tucci est particulièrement plaisante. D’abord présenté comme un antagoniste inquiétant, il évolue et redevient un scientifique avec conscience (vous avez une conscience, vous êtes un inventeur lui lance Wahlberg). Il interagit avec ironie avec les deux autres rôles féminins principaux bien caractérisés et interprétés par la blonde Sophia Myles et Li Bingbing, toujours aussi agile. On peut aussi s’amuser des retrouvailles de Tucci avec Mark Wahlberg après le Lovely Bones de sinistre mémoire où le premier faisait du mal à la fille du deuxième. Leurs rapports seront un peu meilleurs ici malgré le côté salace du personnage moins intéressé par la jolie Nicola Pelt que par les adultes à poigne. Oui, dans un film de Michael Bay, un Casanova lourdaud est excité par des femmes fortes physiquement et intellectuellement…

Nicola Peltz, Mark Wahlberg, Jack Reynor et Stanley Tucci
Nicola Peltz, Mark Wahlberg, Jack Reynor et Stanley Tucci

 

 

Humour encore avec la brève apparition en factotum du gouvernement de Thomas Lennon qui défausse son président des éventuelles mauvaises actions du principal méchant du film, Harold Attinger. Kelsey Grammer est un dangereux agent du FBI (Attinger) soutenu par Savoy, super guerrier humain (Titus Welliver, très efficace) et surtout un étrange chasseur de prime venu d’un espace lointain. Il annonce une menace qui devrait être exploitée dans une suite qui ne devrait pas tarder à exister. Cet épisode de Transformers à part apporte un nouvel éclairage sur l’origine de ces héros mécaniques.

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Résumé

Un divertissement fun, jubilatoire et énergique même pour les plus réfractaires aux spectacles vides de sens s’ils se laissent embarquer dans cette attraction foraine de grande tenue, à apprécier à sa valeur sur le plus grand écran possible. C’est moins ouvertement ambitieux que Pacific Rim (le nom de Cade Yeager serait-il un clin d’oeil ?) mais bien moins crétin malgré la bonne réputation de Guillermo del Toro et celle bien plus négative de Bay.

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