The Walking Dead – Saison 5 – Episode 2 – Strangers (Etrangers)

On rentre à la maison, on enlève ses pompes, on baisse les rideaux, on se jette sur le canapé…Mince on a oublié de prendre la télécommande ! On se relève chercher notre chère « zapette de la téloche » (terme emprunté à Homer Simpson dans la saison 8 épisode 19, où Homer, une fois n’est pas coutume, se brouille avec son fils, Bart, coincé en haut de son école, en lui demandant avec un mégaphone : « Bart, c’est ton père qui te parle ! Est-ce que tu sais où est la zapette de la téloche ? ». Et son fils de lui répondre : « T’as regardé dans ta poche ? ». Effectivement, la télécommande était dans sa poche…). On l’allume, on monte le son, et là… c’est parti ! Voilà que nous vient en pleine figure le numéro 2 de la cinquième saison de . Jingle !

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Dans ce contexte infernal, un nouveau personnage « angélique » fait son apparition

Nos gaillards se remettent doucement de leurs mésaventures auxquelles ils ont dû faire face. On sent qu’ils accusent sérieusement le coup les pauvres, d’autant que la faim creuse sensiblement les estomacs de chacun. Les tensions entre plusieurs de nos personnages semblent tout doucement se calmer. Ils continuent d’errer à travers les bois, à la recherche d’un endroit enfin paisible, quand ils font la connaissance d’un tout nouveau personnage : le Père Gabriel Stokes (). L’homme appréhendé par une horde de zombies défigurés par la pourriture, s’est réfugié sur un rocher. Il semble ne pas être trop démerde. Donc, il crie, se débat, couine… Jusqu’à ce que nos amis, pris de pitié, le libèrent de tous ces affamés. Evidemment : têtes coupées, couteaux plantés dans la boîte crânienne sont au menu. Nous voilà habitués maintenant. Pour les remercier, il les invite dans son fief qui, et je vous le donne en mille, n’est autre que dans son église. Nouvelle saison, nouveaux lieux. Le brave petit Père semble être dérangé par quelque chose. En effet, on devine bien que ce petit dérangement personnel vient de son histoire passée, et il est fort à parier que cela ne devait pas être très catholique (Père/Catholique : jeu de mots). Le personnage incarné par Seth Gilliam a la terrible particularité de n’avoir tué aucun zombie. Les bras m’en tombent ! Comment est-ce possible de ne pas éliminer un mort-vivant dans ce monde devenu ce qu’il est ? Ne serait-ce que pour survivre ? Tout simplement, la foi, mes biens chers frères, mes biens chères sœurs. Cette foi qu’il a en lui évoque dans cette saison un quasi-paradoxe surprenant entre ce besoin de tuer pour survivre, et ce besoin d‘épargner pour ne pas perdre toutes ses convictions. Un terrible duel à distance a lieu entre notre cher personnage principal Rick Grimes (Andrew Lincoln) qu’on ne présente plus, zigzaguant de manière aléatoire dans la série entre le pacifisme et l’innommable, et notre nouvel homme de foi, droit dans ses croyances, mais qu’on suit avec intérêt dans ce rôle d’homme tout simplement apeuré et effondré. Ce parallèle est réellement intéressant dans un contexte nouveau auquel le spectateur est confronté en permanence dans chaque saison. De nouveaux lieux, de nouvelles confrontations, de nouveaux personnages. Ce procédé fait recette et c’est une garantie optimum, jusque-là, dans la poursuite réjouissante au visionnage de la série.

Seth Gilliam as Father Gabriel - The Walking Dead _ Season 5, Episode 2 - Photo Credit: Gene Page/AMC

Seth Gilliam

Le calme avant la tempête

Depuis plusieurs épisodes maintenant, il est question de changement. Changement dans les différentes attitudes de nos personnages. Changement de décors : campement de fortune, ferme isolée, prison, village barricadé, Terminus, et maintenant église. On se demande réellement ce que vont nous servir la batterie de scénaristes dans les prochains épisodes, dans les prochaines saisons (oui, parce qu’évidemment The Walking Dead rempile à tour de bras, saisons sur saisons). Fête foraine ? Salle de sport ? Hypermarché ? Aéroport ? Sexshop ? La liste est non-exhaustive et ce, pas forcément pour nous déplaire (surtout le dernier). Par contre, toujours le même objectif commun : rallier Washington afin que la délivrance se fasse, et annihile ce terrible virus. On reste alors scotchés aux hypothétiques capacités de notre scientifique, Eugène Porter (), octroyant cette once d’espoir luisant de mille feux dans le cœur de notre troupe. Pourtant, les gens sont fatigués, les gens veulent se poser un petit peu histoire de recharger les batteries et le moral. Les gens savent que Washington est loin. Donc, les gens ont chacun leurs avis. Mais, est-ce que les gens savent seulement ce qui les attend à Washington ? Seul Abraham Ford () en est réellement conscient et convaincu, infligeant au passage, un coup d’autorité notable dans le bidon de notre équipe lessivée par les événements. Pour être convainquant, il faut être convaincu. Et moi je dis que sa jolie rouquine moustache y est pour beaucoup dans la décision de poursuivre la route. La testostérone giclant de sa belle coupe de rockeur has-been a cette toute grande faculté de corrompre quiconque voulant se mettre en travers de son chemin. Son treillis, son marcel crasseux, et sa carrure de boxeur irlandais y sont aussi pour quelque chose… Et la tempête dans tout cela ? Le calme on l’a eu. On en bien d’accord. Ce ping-pong habituel qui marche et qui matche va à nouveau faire son effet en fin d’épisode. Et c’est Bob Stookey () qui va en faire les frais en s’absentant loin du campement abbatiale, la nuit, tout seul comme un idiot (oui, on peut le dire, et on a le droit de le dire). Notre malheureux Stookey va se faire surprendre non pas par une horde de zombies, mais par quelques rescapés du Terminus emmenés par l’odieux Gareth (). Assommé, Bob se réveillera quelques heures plus tard, ligoté, autour d’un feu avec ses assaillants, avec, comme qui dirait, une bien belle surprise de fin d’épisode, que je me ferai un plaisir de taire.

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THE WALKING DEAD – Saison 5 – Episode 2 – Ma conclusion

Et voilà mes chers amis, c’est la fin de l’épisode numéro 2 de la Saison 5. Dans cet épisode, beaucoup de dialogues sincères, beaucoup de zombies décapités et trépanés. Des moments dégoutants, des moments intenses, des rivalités sous-jacentes. On assiste à l’arrivée d’un nouveau personnage, incontournable et intrigant dans ce cinquième chapitre de la série, à savoir Père Gabriel. L’opposition de style entre les personnages du groupe fait bien son travail au service de la série. La profondeur dans les sentiments et les états d’âmes : check. Les rebondissements agitant nos tripes : check. Le scénario imprévisible comme à son habitude : check. Un final volcanique : check. Ce deuxième du nom ne brise aucune convention du genre, puisqu’il n’y en a plus depuis bien longtemps. Il ne fait que repousser ses propres limites rendant l’addictif encore plus addictif.

 

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Julien Chabrier

Cet article a été rédigé par Julien Chabrier, Rédacteur de Critique Film.