Flash – épisode 1 : Frappé par la foudre (City of heroes)

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Non ! Marvel ne détient pas le monopole des films sur les supers héros ! Non ! Batman et Superman ne sont pas des Marvel ! Je sais bien que les puristes avertis, renseignés me lancent des parpaings de dédain et d’indignation. Et je m’en défends tout simplement de cette manière : il existe des gens qui ignorent encore cette distinction. Ne me regardez pas avec vos yeux ébahis… C’est vrai. En plus de faire du très lourd au cinéma, DC Comics existe et évolue aussi d’une bien belle façon dans le monde des séries télévisées. Depuis l’intronisation et le succès mondial d’Arrow, le justicier masqué verdoyant avec son arc et ses flèches, interprétés par le séduisant Stephen Amell, voilà que vient se rajouter le mythique . L’homme le plus rapide du monde (largement devant Usaïn Bolt) reprend du service près de 25ans après la série jouée par John Wesley Shipp. C’est le moment de prendre vos vitamines, de chausser vos running shoes, d’attendre le top départ et de vous prendre un bon gros courant d’air de sensations fortes !

Pas le temps de perdre du temps : cette série « coup de fouet » rentre dans le vif du sujet…

Alors que doucement s’éteignait l’année 2014, et que les feuilles de nos arbres tombaient sur le sol, les voilà qu’elles étaient balayées et méticuleusement entassées par les agents d’entretien de nos bourgades. C’est à ce moment précis qu’une tornade déferlante venait faire souffler, que dis-je, venait faire exploser ce gros tas de feuilles mortes ! The Flash est arrivé ! Créée par , et Geoff Johns, cette série américaine fut diffusée pour la première fois, sur le réseau The CW aux Etats-Unis, le 7 Octobre 2014. Une chose importante est à noter dans cette série de 23 épisodes : un parallèle se fait entre le monde de Arrow et celui de The Flash. Donc, merci de ne pas omettre cette toute primordiale information parce qu’elle vaut son pesant de cacahuètes. Les personnages, les évènements se croisent et s’entrecroisent donnant un peps surprenant, vitalisant et ayant la vertu principale d’offrir sur un plateau, une addiction toute trouvée pour les fans. Dans le premier épisode, on a le droit à une douloureuse entrée en matière où le jeune Barry Allen, 11ans, doit faire face à l’assassinat de sa mère dans des circonstances foncièrement étranges. Le papa, qui n’est d’autre que, et je vous le donne entre mille, John Wesley Shipp himself (très très très très beau clin d’œil quand même), est reconnu responsable de ce meurtre, et est envoyé passer le reste de son existence en prison. Le petit Barry Allen, avec ce terrible poids sur le cœur est alors élevé par un flic qui passait par là, à savoir Joe West (Jesse L. Martin). Les années passent, et le voilà devenu grand. On découvre ainsi l’acteur tenant le rôle de Barry Allen : (Glee, 90210 Nouvelle Génération). Sous ses faux-airs de jeune premier de la classe, un soupçon ado, un tantinet fluet, l’acteur campe le personnage avec quelques incertitudes. On a l’intention de lui donner le bon dieu sans confession tant il parvient dès le début à s’octroyer avec maladresse ce tout jeune expert de la police scientifique qui, mine de rien, laisse échapper un talent réellement perceptible. Ce n’est pas avec une réelle conviction qu’on lui offre ses lettres de noblesse, mais bizarrement, au fil des minutes, au fil des séquences, il réussit à être bougrement crédible. Il le sera encore davantage au fil des épisodes… Ne brûlons pas les étapes. Barry Allen n’abandonne cependant pas l’idée de faire la lumière sur le meurtre de sa maman, et ce fil rouge qui va le suivre et le galber comme son collant rouge tout au long de la série, apporte une intrigante plus-value au téléspectateur. Geek qu’il est à ses heures perdues, il s’intéresse aux travaux du professeur Harrison Wells (Tom Cavanagh) portant sur un accélérateur de particules pouvant avoir de positives répercussions technologiques sur le monde scientifique de la médecine. Mais ces répercussions, vous vous en doutez bien, n’auront pas l’effet escompté un soir d’orage à Central City… Une anomalie va enrayer le projet de Harrison Wells et de toute son équipe chez S.T.A.R. Labs. Explosion + Orage = Grosses pertes humaines, gros dégâts… Prévisible me direz-vous ? Je réponds « oui ». Barry Allen devient Flash pour notre plus grand plaisir. Après 9 mois de coma, il se rend compte, qu’il va vite le petit, et surtout aussi qu’il a la faculté de se régénérer très rapidement. Le hic, c’est qu’il n’est pas le seul à avoir été touché par toutes ces radiations…

The Flash série tv episode 1 saison 1

 

Un premier épisode foncièrement bon, avec quelques prévisibilités

Des surprises « en veux-tu en voilà » agrémentent l’univers de cet épisode pilote. Les personnages que nous avions vus dans Arrow font leur apparition et prennent surtout un peu plus d’importance dans The Flash : Caitlin Snow () et Cisco Ramon (), les petits génies en herbe de Harrison Wells de chez S.T.A.R. Labs sont de la partie. Alors, une question balance au-dessus de nos têtes : peut-on se permettre de comparer ces deux séries ? La réponse est « non ». Arrow se veut plus sombre, plus tiraillé alors que dans The Flash on jongle plus avec légèreté et humour. Arrow est vert, The Flash est rouge (bon, ce n’est pas un argument). Arrow affronte des ennemis sans pouvoirs surhumains, alors que Flash lui, doit faire face à des adversaires dotés d’atouts extraordinaires dits de « méta-humains ». On suit Barry Allen d’abord policier scientifique avec ferveur sans trop de conviction attendant patiemment que l’on découvre comment il devient officiellement LE Flash. On s’aperçoit finalement, en parallèle, qu’une idylle à sens unique entre Barry et la très charmante Iris West (), la fille du flic qui passait par là pour l’éduquer et le faire grandir, semble se nouer. Evidemment, sur le papier, Iris se veut être comme sa demi-sœur, mais dans le cœur de Barry, c’est bien plus… On se surprend à trouver cela un tantinet prévisible tant la formule essentielle super héros additionné d’une bimbo intellectuelle semble matcher dans les films et séries du genre. Laissons donc le destin les réunir, même si elle a quelqu’un d’autre, la coquinette… ! Enfin, nous n’avons certainement pas à rougir en devenant nettement plus attentifs devant ses premiers pas de jeune super héros à l’extrême furtivité, aux débuts malhabiles. On jubile instinctivement en régressant naturellement vers les héros de notre enfance qu’on idolâtrait lorsqu’ils usaient de leurs pouvoirs. Nos yeux d’enfants n’ont pas oublié ce bien-être-là. Et cette régression fait un bien remarquable à la série autant dans le scénario proposé que dans les effets visuels employés pour souligner le côté extraordinaire de la série.

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The Flash – Episode 1 – Ma Conclusion

Je reviens de mon petit footing, le souffle encore court, les jambes raidies, mes habits noyés de sueur… Les étirements ne me seront pas d’une grande aide tant la distance parcourue jusqu’à ma boîte aux lettres est ridicule (20 mètres, je ne suis pas un grand sportif)… J’ai tout de même bien réfléchi à offrir un point de vue positif à cet épisode pilote de The Flash. Et voici ma conclusion : c’est ce que j’aime, c’est ce que le téléspectateur aime lorsqu’il veut se divertir une quarantaine de minutes. Un mec un peu gentillet, propret, fluet qui, faut bien l’avouer, n’a pas de bol dans la vie (mère morte, père emprisonné, amie prise par un autre, électrocuté, 9 mois dans le coma, le destin de Central City entre ses mains, j’en passe). On le prend volontiers en pitié, d’autant que, nom de nom, il devient quand même le Flash. Et cet épisode numéro un se transforme en ce qu’on en attend : un divertissement visuel assaisonné de notes humoristiques, complété par des personnages gentils et méchants qui nous sanglent définitivement à notre fauteuil. Les ingrédients sont tous réunis pour qu’on assiste à une réussite tranchante. Le seul bémol se situerait au niveau de l’action et des événements, qui, comme le héros principal de la série, vont un peu trop vite. Gardons nos yeux d’enfants, il reste 22 épisodes très prometteurs à voir. To be continued…

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