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DVD — 17 juin 2015
Test DVD : l’affaire SK1

L’affaire SK1

L'affaire SK1 DVD France : 2013
Titre original : –
Réalisateur :
Scénario : Frédéric Tellier, d’après l’œuvre de Patricia Tourancheau
Acteurs : , , ,
Éditeur : M6 Vidéo
Durée : 1h56
Genre : Drame
Date de sortie cinéma : 7 janvier 2015
Date de sortie DVD : 20 mai 2015

 

 

 

Paris, 1991. Franck Magne, un jeune inspecteur fait ses premiers pas à la Police Judiciaire, 36 quai des Orfèvres, Brigade Criminelle. Sa première enquête porte sur l’assassinat d’une jeune fille. Son travail l’amène à étudier des dossiers similaires qu’il est le seul à connecter ensemble. Il est vite confronté à la réalité du travail d’enquêteur : le manque de moyens, les longs horaires, la bureaucratie… Pendant 8 ans, obsédé par cette enquête, il traquera ce tueur en série auquel personne ne croit. Au fil d’une décennie, les victimes se multiplient. Les pistes se brouillent. Les meurtres sauvages se rapprochent. Franck Magne traque le monstre qui se dessine pour le stopper. Le policier de la Brigade Criminelle devient l’architecte de l’enquête la plus complexe et la plus vaste qu’ait jamais connu la police judiciaire française. Il va croiser la route de Frédérique Pons, une avocate passionnée, décidée à comprendre le destin de l’homme qui se cache derrière cet assassin sans pitié. Une plongée au cœur de 10 ans d’enquête, au milieu de policiers opiniâtres, de juges déterminés, de policiers scientifiques consciencieux, d’avocats ardents qui, tous, resteront marqués par cette affaire devenue retentissante : « l’affaire , le tueur de l’est parisien ».  

 

L'affaire SK1 4

 

Le film

[4/5]

SK1 : la première empreinte génétique d’un Serial Killer en France. Le cinéma français a toujours aimé raconter les affaires criminelles qui ont secoué le pays. Cela se comprend facilement : la plupart des spectateurs apprécient les thrillers et le déroulement d’un procès est, en soi, un véritable genre cinématographique. Lorsque Frédéric Tellier se lance dans la réalisation de L’affaire SK1, il est surtout connu pour des films ou des séries pour la télévision : l’affaire SK1 est son premier long métrage de cinéma. Cette affaire, plus communément appelée « affaire du tueur de l’est parisien », Frédéric Tellier la porte en lui depuis des années, ne serait-ce que parce qu’une de ses amies avait été violée au moment où sévissait ce violeur-tueur. Toutefois, cette connaissance approfondie de l’histoire qu’on va raconter n’est pas suffisante pour faire un bon film : il faut aussi, absolument, trouver un « angle » pour la raconter. Celui choisi par Frédéric Tellier n’est pas nouveau, mais il est efficace : faire cheminer en parallèle la traque menée par la police, de 1991 à 1998, et le déroulement du procès, au début de l’année 2001. La partie policière se focalise essentiellement sur le rôle tenu par Franck Magne, surnommé Charlie, arrivé en 1991 dans un des groupes de la Police Criminelle, au 36 Quai des Orfèvres. Alors que, petit à petit, les meurtres s’accumulent sans qu’on ait la certitude qu’ils aient été commis par la même personne, Charlie et ses collègues sont confrontés à de nombreuses difficultés qui viennent handicaper l’enquête : la concurrence entre les différents groupes de la « Crim », les fausses pistes, la part du hasard, les erreurs commises par des témoins importants, les priorités qui viennent de la haute hiérarchie, le rôle parfois néfaste de la presse lorsqu’elle diffuse des informations qui auraient dû rester cachées. Très important aussi, le fait que, dans les années 90, tout ce qui concerne les recoupements d’ADN est à l’état embryonnaire. C’est d’ailleurs l’affaire du tueur de l’est parisien qui sera à l’origine de la création, en 1998, du FNAEG : Fichier National Automatisé des Empreintes Génétiques. De façon plus anecdotique, le film nous montre aussi l’arrivée du premier ordinateur au sein de la Brigade Criminelle. La partie procès nous permet de faire connaissance avec le tueur, Guy Georges, un homme dont son avocate peut dire que, depuis sa naissance, personne n’a joué pour lui le rôle qu’il aurait dû jouer : ni son père, ni sa mère, ni la DDASS, ni  l’institution judiciaire. Pour le défendre, un couple d’avocats, Alex Ursulet et Frédérique Pons : ils ont été mariés, et Alex Ursulet a poussé Frédérique Pons à l’assister lors du procès, malgré ses réticences. Dans un tel procès, une rencontre entre police et avocats ne peut qu’être exceptionnelle. La rencontre à laquelle on assiste, entre Frédérique Pons et Charlie a-t-elle eu lieu dans la réalité ? Toujours est-il qu’elle donne lieu à un échange au cours duquel l’avocate évoque la différence qu’il y a entre leurs rôles respectifs : traquer le monstre d’un côté, traquer l’homme derrière le monstre de l’autre côté.

 

l'affaire SK1 1

Scénarisé par Frédéric Tellier et David Oelhoffen, à partir du livre « Guy Georges, la traque » de Patricia Tourancheau, L’affaire SK1 s’inscrit sans conteste parmi les meilleures réussites du genre. Son montage a la nervosité requise, tout en laissant la place à quelques plages de « détente », comme les évocations de la vie familiale de Charlie ou l’épisode de cohésion de groupe sur un bateau de pêche au large de Dieppe. On note aussi un excellent plan-séquence entre Guy Georges et son avocate qui montre de façon évidente ce qu’un tel choix apporte par rapport à l’utilisation du champ-contrechamp. Le travail de sur les lumières est excellent. Quant à la distribution, c’est du solide, même si on peut plus particulièrement détacher Raphaël Personnaz, qui joue le rôle de Franck Magne, Nathalie Baye, dans le rôle de Frédérique Pons, Olivier Gourmet qui interprète Bougon, un collègue de Charlie, et Adama Niane, particulièrement crédible dans le rôle de Guy Georges. Anecdote : ce n’est pas sans un pincement au cœur qu’on entend la réplique « T’es pas tout seul, Charlie », alors même que L’affaire SK1 est sorti en salles le 7 janvier, le jour même de l’attentat contre Charlie Hebdo.

 

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Le DVD

[4/5]

En plus d’une très bonne qualité de l’image, les choix proposés par M6 Vidéo sont multiples : 5.1 ou 2.0, avec ou sans sous-titres pour sourds et malentendants, avec ou sans une audiodescription dans laquelle interviennent le réalisateur et un(e) représentant(e) de chacune des 3 parties, la police avec qui joue Coco, une collègue de Charlie, la justice avec , une avocate des familles, et le mal avec Adama Niane, Guy Georges. Le supplément le plus important consiste en un « making of » de 33 minutes dans lequel interviennent le réalisateur et de nombreux comédien(ne)s. On trouve par ailleurs 4 scènes coupées avec ou sans les commentaires audio du réalisateur. L’une d’elle nous apprend le surnom donné par sa mère d’accueil à Guy Georges : Boule de neige.

 

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Jean-Jacques

Cet article a été rédigé par Jean-Jacques Corrio, Rédacteur de Critique Film. Lire tous ses articles