Test Blu-ray : Scanners III – Puissance Maximum

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Scanners III – Puissance Maximum

Canada : 1991
Titre original : Scanners III – The Takeover
Réalisation : Christian Duguay
Scénario : B.J. Nelson, Julie Richard, David Preston, René Malo
Acteurs : Liliana Komorowska, Valérie Valois, Steve Parrish
Éditeur : BQHL Éditions
Durée : 1h35
Genre : Fantastique
Date de sortie DVD/BR : 24 novembre 2022

Helena et son frère Alex partagent un terrible secret : tous deux sont des Scanners. Après avoir absorbé une drogue expérimentale, Héléna se transforme en véritable machine à tuer. Sous des pulsions incontrôlables, elle tue son père adoptif, libère un groupe de Scanners enfermé dans un hôpital, et conçoit un plan qui doit permettre de réduire le monde en esclavage. Personne ne semble capable de l’arrêter… Seul son frère est dorénavant en mésure de stopper les agissements de cette sauvageonne…

Le film

[3/5]

Bien malin qui aurait pu prédire le tournant que prendrait la filmographie de Christian Duguay une vingtaine d’années après ses débuts en tant que metteur en scène. Si les amateurs de films de genre se souviennent avec émotion de ses premiers films, placés sous le signe de l’horreur et de l’action (Scanners II et III, Planète hurlante, Contrat sur un terroriste, L’Art de la guerre…), le réalisateur canadien a ensuite délaissé le petit monde de la série B survitaminée pour se concentrer, depuis Jappeloup en 2013, dans le grand spectacle familial.

Grâces soient donc rendues à BQHL Éditions, qui nous propose aujourd’hui de redécouvrir les premiers pas de cinéaste de Christian Duguay avec Scanners III : Puissance Maximum, qui faisait suite à un inattendu Scanners II qu’il avait lui-même réalisé la même année. Et encore plus que sur son film précédent, Duguay se lâche complètement ici, et prend le contre-pied absolu du film de David Cronenberg, avec une série B horrifique menée par Helena, une Scanner absolument foldingue interprétée par Liliana Komorowska.

Place au spectacle complètement WTF donc, et à l’enchaînement quasi-cartoonesque de meurtres graphiques, entrecoupées de séquences assez délirantes, notamment lorsque Helena fait la découverte qu’elle peut contrôler les esprits à travers la TV et intervenir sur les émissions en direct. Le seul espoir du monde face à la la mégalomanie galopante d’Helena, c’est Alex (Steve Parrish), son frère, un autre scanner s’étant retiré en Thaïlande afin de devenir bouddhiste suite à un événement tragique. Se rendant compte que l’heure est grave, il arrête de méditer et passe à l’action, histoire de mettre un terme à la folie de sa sœur.

A n’en point douter, Scanners III : Puissance Maximum est une suite délirante et assez amusante, ce qui est à la fois un avantage et un inconvénient. Le film de Christian Duguay est en effet une insulte absolue à l’œuvre originale, tout autant qu’aux ambitions de David Cronenberg sur le premier Scanners. Pour autant, le film est tellement kitsch et souvent ridicule qu’il est difficile de ne pas lâcher les armes et d’en rire franchement, en se laissant porter par l’énergie déployée par Christian Duguay derrière la caméra, que cela soit dans les scènes d’action ou dans les scènes d’horreur, parfois délicieusement gore.

Le Blu-ray

[4/5]

Éditeur encore relativement méconnu sur le front de la Haute Définition en France, BQHL Éditions s’est rapidement créé une place assez incontournable dans le cœur des amateurs de fantastique et de science-fiction avec une série de petits classiques sur support Blu-ray. Parallèlement à la sortie de Scanners, l’éditeur français a donc décidé d’exhumer deux petits classiques de l’ère VHS avec Scanners II : La nouvelle génération et Scanners III : Puissance Maximum.

Cette édition Blu-ray de Scanners III : Puissance Maximum permettra donc aux cinéphiles déviants de voir ou de revoir le film de Christian Duguay dans des conditions tout à fait agréables. Le grain cinéma a été préservé, et l’ensemble propose une belle mise à niveau si l’on tient compte de l’âge du film et de ses conditions de production. On fermera donc les yeux sur un encodage en 1080i doublé d’un piqué très doux, fluctuant d’une séquence à l’autre. La profondeur de champ et les couleurs ont été soignés, le tout conserve un parfait charme 90’s. Côté son, VF et VO sont proposées en LPCM Audio 2.0, et ne présentent aucun souci particulier : tout est parfaitement clair et net, sans souffle parasite ni aucune pétouille audio. Il nous semble que la version française a été doublée au Québec. Pas de suppléments.

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