Blu-ray Blu-ray, DVD, livres — 17 janvier 2020
Test Blu-ray : Saturn 3

 
Royaume-Uni : 1980
Titre original : –
Réalisation :
Scénario : ,
Acteurs : , ,
Editeur :
Durée : 1h36
Genre : Science-Fiction
Date de sortie cinéma : 28 mai 1980
Date de sortie BR/DVD : 29 octobre 2019

 

Adam et Alex, deux scientifiques, vivent seuls sur la station spatiale Saturn 3. Leur mission : trouver de nouvelles sources de nourriture pour une Terre dévastée. Mais cette vie idyllique est mise en danger avec l’arrivée du capitaine James qui, bientôt, construit un robot destructeur : Hector. Le capitaine tombe amoureux d’Alex et ne souhaite qu’une chose : éliminer Adam…

 


 

Le film

[3,5/5]

Dès son tout premier plan, qui voit défiler une série de silhouettes vêtues de tenues de cosmonautes défiler devant la caméra dans un étrange et fascinant ballet, Saturn 3 parvient à s’imposer comme un film de science-fiction très graphique et sophistiqué. Dans les minutes qui suivront, le film de l’inattendu Stanley Donen proposera des décors et des effets spéciaux visuellement assez impressionnants, qui céderont régulièrement leur place à d’autres ayant la particularité d’être… Hum, hé bien, parfaitement ridicules.

Bizarrement, ce jeu de funambule entre le sublime et le grotesque, qui deviendra assez rapidement la marque de fabrique du film, dégagera pour le spectateur une étrange poésie, le projetant dans un univers où il n’a plus aucun repère, et où un vieux Papy certes dynamique de 64 ans s’éclate à se promener tout nu dans son vaisseau et à s’envoyer une femme de trente ans sa cadette.

Après une ouverture relativement expéditive (à l’image de la façon radicale dont le personnage d’Harvey Keitel se débarrasse de celui qui lui tient tête dans la première séquence !) Saturn 3 vire dans un premier temps au huis-clos prenant place au cœur d’un vaisseau spatial (en 1980, Alien est encore dans toutes les mémoires), et voyant naître l’affrontement teinté de claustrophobie entre trois personnages qui seront d’ailleurs les seules présences humaines de tout le reste du film. A mi-parcours, et alors que son intrigue prenait une très intéressante tournure tendue proche d’un thriller spatial à la Outland – Loin de la Terre, le récit virera par la suite à un affrontement plus classique entre l’homme et la machine, sur une musique assez formidable signée Elmer Bernstein.

Saturn 3 n’est donc ni le chef d’œuvre espéré, ni le nanar redouté : juste un petit mais solide représentant d’une SF post-Star Wars encore balbutiante, porté par un trio d’acteurs sympathiques, qu’on matera au final avec un plaisir non feint et une bonne dose d’indulgence.

 

 

Le Blu-ray

[4/5]

Toujours au taquet quand il s’agit de remettre sur le devant de la scène de petits films populaires un peu oubliés, Elephant Films nous invite donc à redécouvrir Saturn 3 sur support Blu-ray. Le bond qualitatif par rapport au DVD sorti il y a une dizaine d’années est clair et net, le boulot de restauration est indéniable, le grain argentique a été préservé. Le piqué et les couleurs prennent un vrai et bon coup de fouet sur les burnasses, ce qui sera particulièrement appréciable ici, de façon à apprécier à leur juste valeur la photo de Billy Williams et le production design assuré par Stuart Craig. Côté son, l’éditeur nous propose deux pistes sonores en DTS-HD Master Audio 2.0 d’origine (VF / VO), se concentrant essentiellement sur la restitution des ambiances et des dialogues. Du beau travail donc !

Dans la section suppléments, on retrouvera avec plaisir la présentation du film par Julien Comelli (26 minutes), qui reviendra sur le genèse du film à grand renfort d’accessoires amusants et dans une mise en scène kitsch dont lui et son compère Erwan Le Gac ont le secret. Ainsi, on apprendra tout sur « l’autre » John Barry du cinéma américain et sur l’attitude étrange de Kirk Douglas sur le plateau, qui menaçait régulièrement d’arracher ses vêtements à Farrah Fawcett pour que, comme lui, elle se retrouve nue à l’écran. Une autre époque… #Balancetonvieux ! On continuera ensuite avec une dizaine de minutes de scènes coupées mises dans leur contexte, la plus intéressante d’entre elles étant une longue séquence virée au montage mettant en scène une sortie de Papi Douglas avec le robot, tandis que sur le vaisseau Harvey Keitel essaie de violer Farrah Fawcett. Le supplément le plus amusant du lot est une autre scène coupée, isolée des autres et appelée « Esctasy scene », qui met en scène Kirk Douglas et Farrah Fawcett prenant une pilule euphorisante et se mettant à faire n’importe-quoi. On terminera ensuite avec une série de teasers, la bande-annonce du film et une galerie de photos.

 

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Auteur

Cet article a été écrit par Mickaël Lanoye, rédacteur cinéma / DVD / Blu-ray sur Critique-film.fr. Lire tous ses articles

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