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DVD — 04 décembre 2018
Test Blu-ray : Rollerball (1975)

 
États-Unis : 1975
Titre original : –
Réalisation :
Scénario :
Acteurs : , ,
Éditeur : L’atelier d’images
Durée : 1h55
Genre : Science-Fiction
Date de sortie cinéma : 17 septembre 1975
Date de sortie DVD/BR : 4 décembre 2018

 

 

En l’an 2018, les cadres dirigeants se sont substitués aux hommes politiques, et les Etats ont été remplacés par six départements mondiaux : Énergie, Luxe, Alimentation, Logement, Communications et Transports. Grâce à cette organisation, tous les hommes jouissent d’un confort matériel inégalé. Mais une société en paix a besoin de purger les pulsions violentes de ses membres. C’est dans ce but qu’a été créé le rollerball, un sport très violent, à la fois mélange de hockey, de boxe, de football américain…

 

 

Le film

[4/5]

L’année 2018 telle qu’elle est décrite dans Rollerball dénote de la dystopie : une représentation du futur pas très reluisante, extrapolant ici certaines dérives sociales sur un mode cynique et désabusé. Cette vision noire de l’avenir est d’ailleurs assez typique du cinéma de science-fiction américain des années 70, profondément marqué par le scandale du Watergate (1972-1974) et ne semblant plus guère entretenir d’espoir vis-à-vis des puissants de ce monde. Dans le 2018 du film de Norman Jewison, la guerre et le crime ont été éradiqués, mais cette paix de façade a en fait laissé la place à une société dont le rythme est régi par des jeux du cirque d’un nouveau genre, un sport aux limites de la barbarie dont la compétition érigée en cause nationale semble représenter pour la classe dominante le seul moyen de canaliser la colère et la frustration du peuple.

Le point de départ de Rollerball est donc très intéressant, et le développement de l’intrigue autour du personnage de James Caan est très habilement mené, d’autant que le récit est rythmé par les scènes de matches et que ce sport, élément central du film, bénéficie de la mise en scène très maîtrisée de Norman Jewison. Au fur et à mesure que le film évolue, le personnage incarné par James Caan sent à quel point son influence peut faire basculer jusqu’aux corporations corrompues et avides de pouvoir qui dominent le monde : il est par conséquent l’homme à abattre… Sur le terrain. Car si le scénariste William Harrison évoque bien la violence sous-jacente de cette société inhumaine, on est un peu surpris que les moyens d’action choisis par la Corporation dominante afin de se débarrasser du joueur vedette se limitent au simple terrain de Rollerball. En revanche, on ne pourra que s’incliner devant la clairvoyance dont Harrison a pu faire preuve, il y a plus de quarante ans, en ce qui concerne la description d’un public mondial dominé par la retransmission télévisée du sport, de même que sur les liens entre les gouvernements et les grandes entreprises.

Malgré un aspect visuellement très daté, Rollerball excelle néanmoins dans ses séquences de matches, énergiquement mises en scène et soutenues par des chorégraphies efficaces et des performances athlétiques assez impressionnantes de la part des acteurs (James Caan, John Beck). Un classique du genre à voir et à revoir donc, en doublé peut-être avec son remake expérimental de 2002, signé John McTiernan et quasi-unanimement considéré comme raté – le film affiche en effet une note de 3/10 sur IMDb, moyenne effectuée sur la base de 23.855 votants… Mais mérite pourtant amplement d’être redécouvert !

 

 

Le Blu-ray

[4,5/5]

C’est sous les couleurs de L’atelier d’images que Rollerball fait son apparition ce mois-ci sur support Blu-ray, dans un superbe boitier Steelbook collector aux couleurs du film. Et côté master, cette édition Haute Définition du film de Norman Jewison s’avère tout à fait convaincante : le piqué est d’une belle précision, la colorimétrie s’avère assez superbe, et le grain argentique d’origine a été préservé. La copie affiche par ailleurs une stabilité et une propreté toutes deux très convaincantes, même si l’on pourra certes remarquer quelques poussières par ci par là. En l’état, le rendu visuel de la galette éditée par L’atelier d’images est très similaire à celle éditée par les britanniques de Arrow Vidéo en 2015, et s’avère donc à priori le meilleur actuellement disponible sur le marché. On notera par ailleurs que le film est bel et bien proposé en 1080p, et dure donc 2h05, contrairement aux 1h55 indiquées sur le communiqué de presse, qui correspondent à la durée du DVD, logiquement encodé à 25 images / secondes. Côté son, l’éditeur nous propose deux spectaculaires mixages DTS-HD Master Audio 5.1, imposant un dynamisme finalement assez impressionnant dans son genre, sans jamais nuire à la patine old school du film. La version française (d’origine) quant à elle s’épanouit seulement en DTS-HD Master Audio 2.0, dans un mixage clair et propre, mais ne tenant pas la comparaison avec sa grande sœur en HD en termes de dynamisme.

Du côté des suppléments, les possesseurs de l’édition Arrow ne seront pas franchement dépaysés, dans le sens où L’atelier d’images reprend l’essentiel des bonus disponibles sur cette édition, en y ajoutant bien sûr des sous-titres français. On commencera donc avec un très intéressant commentaire audio du réalisateur Norman Jewison, au cœur duquel le cinéaste revient sur la façon dont les séquences clés du film ont été tournées, mais également sur le casting, les différents problèmes de production, les réactions au film… On continuera avec « Retour dans l’arène : les coulisses du tournage », making of rétrospectif comportant de nombreuses interventions de l’équipe du film. Ce making of d’environ 25 minutes sera complété par « De Rome à Rollerball : la boucle est bouclée », une featurette d’époque mettant l’accent sur les similitudes entre le Rollerball et les jeux de gladiateurs, très populaires dans la Rome antique. Le tout sera entrecoupé d’extraits d’interviews du réalisateur Norman Jewison et de James Caan ainsi que d’images d’archives tirées du tournage. Le tournage du film sera d’ailleurs également à l’honneur dans « La 4ème ville : tourner Rollerball à Munich », qui reviendra sur les lieux les plus importants du film en compagnie de Dieter Meyer, Moritz Breitner et Jimmy Berg.

On continuera ensuite avec un entretien avec Craig R. Baxley, cascadeur, qui évoquera naturellement les spectaculaires cascades à moto du film qu’il a réalisé avec son équipe. Last but not least, on terminera enfin avec un entretien avec James Caan, qui nous parle de son personnage et des thématiques clés du film, et évoque notamment certains des obstacles que lui et ses collègues ont dû surmonter sur le tournage de Rollerball. Enfin, les traditionnelles bandes-annonces du film fermeront la section interactivité.

 

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Auteur

Cet article a été écrit par Mickaël Lanoye, rédacteur cinéma / DVD / Blu-ray sur Critique-film.fr. Lire tous ses articles