Test Blu-ray : L’Effaceur – Renaissance

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L’Effaceur – Renaissance

États-Unis : 2022
Titre original : Eraser – Reborn
Réalisation : John Pogue
Scénario : Michael D. Weiss
Acteurs : Robert Ginty, Mario Van Peebles, Deborah Geffner
Éditeur : Warner Bros.
Durée : 1h30
Genre : Action
Date de sortie DVD/BR : 30 juin 2022

L’U.S. Marshal Mason Pollard, spécialisé dans « l’effacement » de personnes, simule la mort de témoins à haut risque. Grâce aux avancées technologiques de ces 25 dernières années, le dispositif s’est amélioré, et c’est lors d’une journée comme les autres au bureau qu’il est affecté à Rina Kimura, la femme d’un criminel qui a décidé de détourner des preuves d’État. Alors que les deux s’enfuient au Cap, en Afrique du Sud, avec une bande d’assassins sans pitié à leur poursuite, Pollard découvre qu’il a été piégé. Doublement trahi et stimulé par l’adrénaline, il doit donner le meilleur de lui-même ou il sera celui qui sera effacé. Définitivement…

Le film

[3/5]

Bien conscients du vieil adage selon lequel « franchise endormie ne rapporte pas de pépettes », les exécutifs de chez Warner ont récemment eu l’idée de ressusciter L’Effaceur. Mais si, rappelez-vous, L’Effaceur, le film d’action pérave de Chuck Russell avec Arnold Schwarzenegger, sorti sur nos écrans il y a 26 ans et qui malgré un solide succès au box-office, avait marqué le début d’une période assez faible pour le géant autrichien. Et si plus personne ne se souvient du film aujourd’hui, un costard-cravate d’Hollywood influencé par le reboot de Space Jam a dû penser qu’un reboot de L’Effaceur en Direct To Video sans aucun lien avec l’original pouvait s’avérer une bonne idée…

Dans l’absolu, et sans vouloir faire preuve de cynisme à tout prix, L’Effaceur : Renaissance nous apparait surtout comme une bonne idée afin de remplir un peu le line-up des sorties Warner pour 2022, ce dernier ayant été profondément touché par la période de pandémie de Covid-19. Cette impression est d’ailleurs encore renforcée par la nature de simple « divertissement » du film, vite vu, vite oublié, qui n’a finalement que faire de l’histoire, de l’atmosphère tout autant que de l’équipe créative du film original, que cela soit au niveau du scénario ou de la mise en scène – seule la punchline « félicitations, vous venez d’être effacé » semble créer un lien avec le film de 1996.

Pour le reste, le flux narratif de L’Effaceur : Renaissance s’efforce de rester sur les rails les plus classiques du cinéma d’action contemporain : gunfights, infiltrations, combats à mains nues et scènes de poursuite se succèdent donc sur un rythme assez bien tenu, le tout étant naturellement saupoudré d’un recours à des technologies de pointe qui donnent un petit côté moderne aux différentes scènes d’action. Le scénariste du film, Michael D. Weiss, a une certaine expérience dans le domaine du divertissement et des suites en DTV, puisqu’on lui doit entre autres les scripts du Roi Scorpion 4, L’effet Papillon 2, Jarhead 3, Souviens-toi l’été dernier 3 ou encore Hostel 3. On pourrait presque avancer qu’il est un spécialiste dans son domaine, de la même manière que le réalisateur John Pogue, qui s’est fait connaitre en mettant en scène En quarantaine 2 et Peur bleue 3.

Ainsi, et pour autant que vous ne soyez pas viscéralement allergique aux codes du DTV d’action contemporain, il y a tout de même des chances pour que L’Effaceur : Renaissance, petit produit sans prétention, vous procure suffisamment de plaisir « immédiat » pour vous montrer indulgent : en effet, si l’acteur principal Dominic Sherwood manque malheureusement de charisme, le tout est tout même mis en scène avec un certain style, notamment grâce à la superbe photo du film signée Michael Swan. Il faut également noter que les fans de bizarreries et de nanars seront probablement aux anges en découvrant l’étrange fixation que semblent faire les auteurs du film sur les animaux en images de synthèse absolument hideux (autruche, hippopotame, rhinocéros), qui sont probablement censés fonctionner en écho avec les hideux crocodiles en images de synthèse du film original.

Le Blu-ray

[4/5]

Malgré tous ses défauts, L’Effaceur : Renaissance prendra tout son essor sur support Haute-Définition : les qualités formelles du film de John Pogue nous imposent presque de le découvrir en Blu-ray. Le film est tourné en scope, la photo de Michael Swan nous offre quelques plans vraiment superbes, et il paraissait couler de source que le film soit édité en Blu-ray. C’est chose faite aujourd’hui et l’on remercie chaleureusement Warner Bros. de penser aux amateurs de DTV d’action. C’est d’autant plus appréciable que comme à son habitude, Warner nous livre une galette HD quasi-irréprochable. Le piqué est d’une précision redoutable, la définition ne présente pas la moindre faille, les couleurs sont chaudes et éclatantes, les contrastes sont affirmés, et les noirs ne présentent pas le moindre signe de faiblesse. Côté son, la VO est proposée dans un mixage DTS-HD Master Audio 5.1 bien immersif, proposant une spatialisation d’ambiance efficace et des effets choc à couper le souffle. La version française devra quant à elle se contenter d’un bon vieux mixage Dolby Digital 5.1, classique mais très solide, riche d’un rendu d’une étonnante finesse acoustique. Dans les deux cas cependant, les « surrounds » se font entendre, le caisson de basses se déchaine, en particulier durant le dernier tiers du film. Du beau travail.

Du côté des suppléments, on trouvera un making of (10 minutes) s’avérant un parfait produit promotionnel, carré, informatif, donnant la parole à de nombreux membres de l’équipe et du casting.

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