Test Blu-ray : Girls only

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Girls only

 
États-Unis : 2014
Titre original : Laggies
Réalisateur : Lynn Shelton
Scénario : Andrea Seigel
Acteurs : Keira Knightley, Chloë Grace Moretz, Sam Rockwell
Éditeur : Condor Entertainment
Durée : 1h36
Genre : Comédie romantique
Date de sortie DVD/BR : 18 novembre 2015

 

 

A 16 ans, Annika a tout de l’ado typique, entre rébellion au lycée, premiers flirts et fêtes entre copines. Le jour où elle se lie d’amitié avec Megan, une trentenaire exubérante et décalée, sa vie prend une drôle de tournure. Sa nouvelle amie ose tout : s’inventer une fausse formation, se faire passer pour sa mère, jusqu’à… tomber sous le charme du père d’Annika. Et lorsque votre meilleure pote sort avec votre père, c’est le début des galères…

 


 

Le film

[3,5/5]

Intéressante réflexion sur les premières amours et sur la façon dont la vie « d’adulte » et les aspirations de tout un chacun tendent naturellement à transformer des sentiments réels en une morne habitude dénuée de toute passion, Girls only met en scène une jeune femme, dynamique, sympathique et vaguement puérile, mais clairement paumée dans sa tête et dans sa vie, qui finira par redécouvrir les sentiments lors d’une escapade solitaire.

Joli film romantique dessinant un intéressant portrait de femme doublé d’une belle rencontre avec une adolescente typique, le film de Lynn Shelton s’avère la plupart du temps très amusant, opposant comme très souvent dans le genre une héroïne pleine de fantaisie à un univers de couple beaucoup trop rangé en plan-plan. Dans le fond, Girls only développe pour le plus grand plaisir du spectateur une thématique proche de la chanson d’Anaïs Croze, « Le premier amour » (c’est n’importe quoi). Rythmé, drôle et porté par un trio d’acteurs impériaux (Keira Knightley, Sam Rockwell et Chloë Grace Moretz, tous au top), Girls only se révèle donc contre toute attente une excellente petite comédie romantique !

 

 

Le Blu-ray

[3,5/5]

Le Blu-ray de Girls only édité par Condor Entertainment se révèle satisfaisant pour ceux qui sauront pardonner à l’éditeur son recours systématique à un encodage en 1080i. Bien sûr, on est bien conscient qu’économiquement parlant, l’utilisation de deux masters distincts pour les éditions DVD et Blu-ray a un coût que Condor, petit éditeur, préfère contourner, mais il semblerait, quelques dix années après l’arrivée des premiers Blu-ray sur le marché français, qu’il soit bel et bien le dernier éditeur de l’hexagone à systématiquement bosser en 1080i. Même les plus mauvais élèves en termes de Haute Définition ont fini par tendre l’oreille aux récriminations des consommateurs et à opter pour un encodage respectant la norme de projection à 24 images / seconde, qui est un des principaux intérêts du format vis-à-vis de son aïeul le DVD au format PAL.

C’est d’autant plus rageant que Girls only est un Blu-ray techniquement solide, que ce problème de défilement qui réduit la durée du film de cinq minutes empêche d’être parfait. Sinon, le format est respecté, le piqué précis, la définition pointue (aïe !), le grain argentique est préservé et les couleurs chatoient à mort (non mais qu’est-ce que ça chatoie dis donc). Bref, s’il n’y avait ce problème d’encodage, la galette livrée par l’éditeur à l’oiseau virevoltant aurait de quoi nous enthousiasmer pleinement. Côté son, les deux mixages audio sont encodés en DTS-HD Master Audio 5.1 et proposent une spatialisation fine et puissante, même si on repère clairement, et dés les premières minutes du film, l’utilisation d’une version française doublée chez nos amis québécois.

Côté suppléments, on aura droit à un court making of très auto-satisfait aux forts relents de « Tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil », mais qui a au moins le mérite de donner la parole à l’équipe du film. Une session de questions / réponses « décalées » donnera l’occasion à Sam Rockwell d’interviewer Keira Knightley en faisant le petit foufou tandis que l’actrice se marre copieusement en exhibant sa mauvaise dentition. C’est très court, vaguement amusant, mais les cinéphiles repéreront direct que Rockwell dans sa frénésie de plaisanteries fines reproduit sans le citer un gag de Y’a-t-il un pilote dans l’avion ? en se renversant un verre au visage en arguant d’un « problème de boisson » (« my drinking problem » que les sous-titres traduisent de façon incorrecte par « mon problème d’alcool »).

 

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