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Test Blu-ray : Gabby et la maison magique – Le film

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Gabby et la maison magique : Le film

États-Unis, Canada : 2025
Titre original : Gabby’s Dollhouse – The Movie
Réalisation : Ryan Crego
Scénario : Ryan Crego, Melanie Wilson LaBracio, Adam Wilson
Acteurs : Laila Lockhart Kraner, Kristen Wiig, Gloria Estefan
Éditeur : Universal Pictures
Durée : 1h38
Genre : Animation, Comédie, Fantastique
Date de sortie cinéma : 8 octobre 2025
Date de sortie DVD/BR : 18 février 2026

 

Tandis que Gabby et sa grand-mère Gigi partent pour une virée en voiture jusqu’à Chat Francisco, Véra, une collectionneuse excentrique, s’empare de la maison magique. Gabby embarque alors pour une opération de sauvetage pleine de surprises et de paillettes dans le monde réel…

Le film

[3,5/5]

Il semble que pour leur adaptation de Gabby et la maison magique, la série star des enfants de 3 à 5 ans, Universal et DreamWorks aient pris bonne note de la tonalité décalée développée par Paramount avec Dora l’exploratrice il y a quelques années. Dans Gabby et la maison magique : Le film, l’univers enfantin se déploie en effet avec une liberté presque insolente, comme si l’animation contemporaine décidait soudain de faire un pied de nez aux frontières entre public jeune et public adulte. Le long-métrage s’autorise ainsi une fantaisie décalée qui dépasse largement le cadre du simple divertissement pour enfants. Gabby et la maison magique : Le film s’inscrit dans cette nouvelle génération de productions hybrides, où les couleurs saturées, les chansons pop et les personnages félins servent de passerelle vers des thématiques plus profondes, tournant autour de la créativité, de la résilience et de la construction de soi.

Dans Gabby et la maison magique : Le film, l’héroïne traverse un monde où chaque pièce de la maison devient un territoire mental, une extension de ses émotions. La chambre pastel, la cuisine arc-en-ciel, la salle de jeux psychédélique : tout semble animé par une logique intérieure, comme si l’imaginaire de Gabby se matérialisait sous forme de décors mouvants. Cette approche rappelle les ambitions visuelles de films comme Les Mondes de Ralph ou La Grande aventure Lego, où l’univers graphique devient un commentaire sur la manière dont les enfants — et les adultes qui ont oublié comment rêver — appréhendent le monde. Gabby et la maison magique : Le film joue ainsi avec la frontière entre réel et imaginaire, transformant chaque scène en petite explosion de sens.

L’un des aspects les plus surprenants de Gabby et la maison magique : Le film réside dans son humour, souvent décalé, parfois volontairement absurde, comme si les scénaristes avaient décidé de glisser quelques clins d’œil destinés aux parents coincés devant l’écran. Un chat qui parle comme un influenceur lifestyle, un autre qui se prend pour un philosophe de comptoir, un troisième qui semble avoir été conçu pour tester la patience des adultes : tout cela crée une dynamique étrange, presque surréaliste. Mais la thématique principale du film de Ryan Crego tourne autour de la réparation — réparer un jouet, réparer une relation, réparer une émotion, et le film aborde le sujet avec une douceur inattendue, sans jamais sombrer dans le pathos. Les personnages félins, chacun porteur d’une fonction symbolique (le soin, la fête, la cuisine, la musique), deviennent des guides émotionnels, presque des archétypes. Cette structure rappelle les contes traditionnels, où chaque créature représente une facette de l’âme humaine.

Gabby et la maison magique : Le film s’inscrit ainsi dans une longue tradition de récits initiatiques, tout en adoptant une esthétique résolument contemporaine, et en saupoudrant le tout d’un humour parfois complètement barré et assez irrésistible. Visuellement, le film déploie une animation fluide, colorée, presque liquide, où chaque texture semble avoir été polie par un artisan obsédé par la douceur. Les couleurs saturées, les effets de lumière, les transitions entre les pièces de la maison créent une sensation de mouvement permanent, comme si l’univers refusait de rester immobile. Cette esthétique, loin d’être un simple décor, renforce les thématiques du film : la transformation, la fluidité, la capacité à s’adapter. La caméra virtuelle, souvent mobile, accompagne cette agitation avec une précision presque chorégraphique.

Les performances des acteurs ajoutent d’ailleurs au film une dimension supplémentaire. Laila Lockhart Kraner apporte une énergie lumineuse au personnage de Gabby, tandis que Kristen Wiig, Gloria Estefan et Thomas Lennon insufflent à leurs rôles une fantaisie délicieusement décalée. De son côté, le casting vocal, loin d’être un simple argument marketing, contribue à la richesse émotionnelle du film, offrant aux personnages une profondeur inattendue. Au final, Gabby et la maison magique : Le film s’impose donc comme une œuvre hybride, drôle, tendre, parfois étrange, mais toujours bienveillante. Un film qui rappelle que l’imaginaire n’est pas réservé aux enfants, et que les adultes gagneraient parfois à se laisser entraîner dans une maison où les chats parlent, où les couleurs chantent, et où les émotions prennent la forme de petites  chattes  créatures poilues.

Le Blu-ray

[4/5]

Le Blu-ray de Gabby et la maison magique : Le film, édité par Universal Pictures, se présente dans un packaging coloré et attractif, fidèle à l’esthétique de la série. La jaquette met en avant l’univers félin et pastel du film sans tomber dans la surcharge visuelle. L’image, issue d’un master Haute-Définition absolument impeccable, offre un rendu éclatant : les couleurs saturées retrouvent toute leur vivacité, les textures sont nettes, et les effets lumineux bénéficient d’une précision remarquable. Les scènes les plus dynamiques, notamment celles où la maison se transforme, profitent d’une fluidité exemplaire, sans artefacts ni saccades. Gabby et la maison magique : Le film bénéficie ainsi d’une présentation visuelle qui respecte pleinement son identité graphique. Côté son, le film nous est proposé en Dolby Atmos en VO, et en Dolby Digital+ 7.1 pour la VF. La version française, claire et bien équilibrée, offre une spatialisation agréable, avec des dialogues nets et une musique parfaitement intégrée. La version originale, légèrement plus ample dans les ambiances, propose une immersion sonore très réussie, notamment dans les scènes musicales. Les deux pistes se tiennent sur un pied d’égalité, chacune offrant une expérience confortable et fidèle à l’esprit du film. Les effets sonores, souvent nombreux et rapides, circulent avec fluidité dans l’espace, renforçant l’énergie et la fantaisie de l’univers.

Les suppléments du Blu-ray de Gabby et la maison magique : Le film forment, comme toujours avec Universal, un ensemble généreux et varié. On commencera avec une courte scène coupée (2 minutes), introduite par le réalisateur Ryan Crego, offre un aperçu intéressant d’un moment abandonné du film. On continuera ensuite avec un making of (6 minutes), dans lequel Laila Lockhart Kraner (qui, à 18 ans, commence sans doute à être un peu grande pour jouer Gabby), le réalisateur et l’équipe d’animation reviendront sur les coulisses de la création du film, en évoquant la modélisation des personnages, le casting, etc. On enchaînera avec un sujet fort amusant sur l’enregistrement des voix (4 minutes), qui nous révélera l’énergie et la complicité du casting vocal. On aura ensuite droit à un focus sur les différents personnages du film (16 minutes), à savoir Gabby, Vera, les Gabby Chats et les nouveaux venus dans l’univers de Gabby et la maison magique. Les modules suivants sont des tutos de bricolage, qui vont apprendront à construire une boite à encas en forme de petite chatte (7 minutes), et le fameux chalet en bretzel de P’tichou (6 minutes). Des activités créatives destinées aux enfants, mais qui pourraient bien séduire les adultes en manque de bricolage régressif. Enfin, on terminera avec un intéressant commentaire audio, réunissant le réalisateur / scénariste Ryan Crego, le producteur Steven Schweickart, le superviseur des effets visuels M. Scott McKee, le responsable de l’histoire David Colman et la responsable de l’animation des personnage CJ Sarachene. Ce dernier est assez drôle, instructif, généreux, et offre un regard passionné sur la fabrication du film, mais il sera à réserver aux anglophones confirmés, puisqu’il est proposé en VO sans sous-titres français.

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