Test Blu-ray : Chasseuse de géants

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États-Unis, Royaume-Uni, Belgique : 2017
Titre original :
Réalisation :
Scénario :
Acteurs : , ,
Éditeur :
Durée : 1h46
Genre : Fantastique
Date de sortie DVD/BR : 6 juin 2018

 

 

Barbara est une adolescente solitaire différente des autres, et en conflit permanent avec son entourage. Ses journées au collège sont rythmées par les allers-retours entre le bureau du proviseur et la psychologue. Aux sources de l’inquiétude des adultes qui veillent sur elle, il y a son obsession pour les Géants, des créatures fantastiques venues d’un autre monde pour semer le chaos. Armée de son marteau légendaire, Barbara s’embarque dans un combat épique pour les empêcher d’envahir le monde…

 

 

Le film

[3,5/5]

Adapté du graphic novel «  » signé par et J.M. en 2008, débarque aujourd’hui directement en vidéo en France, sans être préalablement passé par la case « cinéma ». On ne pourra qu’en être désolé pour le joli premier long-métrage du danois , qui s’avère une jolie fable sur le deuil teintée de « coming of age ». On n’aura en effet rien à reprocher à cette adaptation sensible et réussie : la photo est très belle, les décors et l’ambiance indéniablement soignés, les effets spéciaux sont assez impressionnants… Et du côté des acteurs, la jeune , remarquée en 2016 dans Conjuring 2, porte littéralement le film sur ses épaules et révèle avoir le talent et le tempérament d’une future grande actrice. En renfort, on notera bien sûr la présence de deux actrices confirmées, et , qui livrent également de belles performances à fleur de peau.

En somme, le seul défaut de réside dans le fait qu’il est quasiment impossible pour le spectateur de ne pas dresser de passerelles entre le film d’ et le chef d’œuvre de J.A. Bayona, A monster calls – Quelques minutes après minuit – on peut d’ailleurs supposer que c’est cet élément qui a valu au film de se voir « privé » de sortie dans les salles françaises, alors qu’il s’agissait d’un film potentiellement « vendeur ». Intrigue, traitement, thématiques, tout semble rapprocher les deux films, au point même que l’on se demande si le roman original de Patrick Ness n’a pas puisé ses influences dans le roman graphique de et , qui lui est antérieur de quelques années. De fait, si brillant soit-il tant thématiquement que formellement, souffrira de la comparaison, inévitable, que l’on pourra en faire avec le film espagnol. Moins poignant, moins épique, moins poétique et un poil plus enclin à verser dans le pathos, le film du danois marquera peut-être certes moins les mémoires ; mais en l’état, il s’avère tout de même un excellent petit film, et le premier long-métrage d’un cinéaste dont on n’a pas fini d’entendre parler.

 

 

Le Blu-ray

[4,5/5]

Se déroulant en grande partie dans le noir -ou du moins dans une obscurité importante- nécessitait un encodage Blu-ray particulièrement soigné ; en l’occurrence, il n’y aura pas à se plaindre de la galette proposé par le nouvel éditeur français , qui se révèle absolument parfait. Les noirs sont denses et profonds, les couleurs explosent, et le piqué ainsi que la profondeur de champ sont d’une redoutable précision. Côté son, c’est l’immersion totale au cœur du film, avec deux pistes encodée en DTS-HD Master Audio 5.1 : l’ambiance oppressante du film s’avère rendue de façon époustouflante, dynamique et riche en petits détails sonores ahurissants ; bref c’est du très lourd, deux pistes vraiment bluffantes et littéralement tonitruante durant « la » grosse séquence d’action du film. Extraordinaire.

Côté suppléments, on trouvera tout d’abord deux courts-métrages d’, les très intéressants 9 meter (2012) et Helium (2013, Oscar du meilleur court-métrage en 2014). Ces deux petits films traitant du deuil d’un être cher sur le mode de l’imaginaire, on ne pourra que s’incliner devant la cohérence de l’œuvre du danois, qui semblait définitivement le cinéaste le mieux placé pour réaliser . Enfin, on terminera avec un court sujet sur les effets spéciaux du film, ainsi qu’une featurette sur le tournage de la scène du « Titan », qui reviendra très brièvement sur le travail de l’équipe sur cette séquence formellement ambitieuse. On y apprend au détour des interventions des membres de l’équipe que ladite scène a été tournée en studio en Belgique, alors même que les scènes en décors réels avaient quant à eux été tournés en Irlande. Intéressant mais un peu frustrant à cause de sa faible durée (quatre minutes).

 

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