Test Blu-ray : Batman – The Long Halloween / Partie 1

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: The Long Halloween – Partie 1

États-Unis : 2021
Titre original : – The Long Halloween / Part 1
Réalisation : Chris Palmer
Scénario :
Acteurs (V.O) : , ,
Éditeur : .
Durée : 1h25
Genre : Animation, Super-héros
Date de sortie DVD/BR : 23 juin 2021

Sombre période à Gotham City. Tenue en otage par la puissante famille Falcone, la ville est en proie aux crimes et à la corruption. À ce chaos s’ajoute le fait que le mystérieux tueur Holiday s’en prenne à la pègre laissant un vent de terreur souffler sur la ville… ainsi que de nombreux cadavres. , le capitaine James Gordon et le procureur Harvey Dent entament une réelle course contre la montre pour éviter tout prochain événement malheureux…

Le film

[4/5]

Avec plus de 40 longs-métrages animés à leur actif, les créatifs de chez et . Animation commencent à bien connaître leur sujet. Bénéficiant du soutien et de l’admiration de très nombreux fans à travers le monde, ils semblent même être, grâce à leur créativité et à leur audace sans cesse renouvelées, en mesure d’apporter à DC un élan inespéré. Et entre les projets originaux, les petits gars de la branche DC Universe Animated Original Movies nous livrent régulièrement des adaptations de comics célèbres.

42ème long-métrage animé à voir le jour chez DC, : The long Halloween – Première partie est de ceux-là. Il s’agit de l’adaptation d’une mini-série de comics en 13 numéros, signée (scénario) et (dessins). Sortie en 1996/1997 aux Etats-Unis (1997/98 en France), la série s’est rapidement imposée comme un classique immédiat, successeur spirituel de Frank Miller et David Mazzuchelli sur «  : Année un » (1987), dont il est une suite reconnue. Mais bien sûr, « Un long Halloween » se rapproche d’autres récits graphiques grandioses prenant place à Gotham, tels que « Dark knight returns » (Frank Miller, 1986), « The killing joke » (Alan Moore / Brian Bolland, 1988) ou encore « Un deuil dans la famille » (Jim Starlin / Jim Aparo, 1989). Tous ont d’ailleurs également été adaptés sous forme de films d’animation.

Comme le roman graphique dont il est adapté, : The long Halloween – Première partie met en scène, sur fond de guerre sanglante entre familles mafieuses, plusieurs personnages célèbres de l’univers du Chevalier Noir : Harvey Dent, procureur de Gotham, qui deviendra Double-Face. Catwoman, qui entretient une relation trouble avec / Bruce Wayne. Jim Gordon, qui travaille aux côtés de pour découvrir l’identité de « Holiday », un tueur en série qui assassine ses victimes uniquement pendant les jours fériés. D’autres « méchants » plus ou moins établis apparaissent également au fil de l’intrigue : le , le Chapelier fou, l’épouvantail, Poison Ivy et l’Homme-Mystère y côtoient quelques bad guys un peu connus du grand public, tels que Calendar Man (dont le modus operandi est assez similaire à celui de « Holiday ») ou Solomon Grundy, le zombie géant qui garde les égouts de Gotham.

: The long Halloween – Première partie est donc le premier des deux films qui seront consacrés à l’adaptation du récit imaginé par . Comme d’habitude avec les films issus du giron de . Animation, il s’agit d’une production aussi soignée qu’élégante, s’inscrivant dans la continuité graphique qu’ont pris les films d’animation de chez depuis Superman : L’homme de demain – les dessins sont plus massifs, les contours épaissis, le tout donnant l’impression au spectateur de s’inscrire dans une véritable tradition du dessin « de comics ». Même si cette assertion ne signifie pas dire grand-chose dans l’absolu (chaque dessinateur de comics développe en effet un style qui lui est propre), on sous-entend par-là que le design général des dessins animés de chez DC / Warner semble moins influencé qu’auparavant par l’animation en provenance du Japon, que l’on ressentait vraiment tout particulièrement sur la plupart des films produits durant la décennie 2010.

Le trait choisi ici pour l’adaptation des aplats grandioses de a certes de quoi déstabiliser au départ, et ce même si le générique rend hommage au roman graphique en reprenant telles quelles des illustrations du comics. Pour autant, on s’habituera assez rapidement à la nouvelle apparence des personnages. Du côté du scénario, le boulot de afin de « condenser » le premier tiers de la mini-série en un film d’un peu moins d’une heure et demie est assez remarquable : l’ambiance et la lenteur calculée du récit sont bien retranscrites. Pour ceux qui connaissent l’œuvre source, : The long Halloween – Première partie s’arrête au crime commis par Holiday durant le réveillon du Nouvel An. L’idée de scinder en deux le récit à ce moment précis est, narrativement, une bonne idée : on assiste ainsi à la déconvenue de qui opère comme une espèce de cliffhanger assez habile.

L’adaptation est donc, pour le moment du moins, assez excellente. : The long Halloween – Première partie prend le temps de poser l’univers ainsi que les personnages ; seules quelques coupes ont été opérées par rapport aux comics, limitant un peu les intrigues secondaires. Mais l’esprit du comics original a été préservé, et en l’état, le film se pose comme une bonne « introduction » à ce qui va suivre ; on ne peut cependant s’empêcher de se dire que la deuxième partie devrait logiquement être légèrement plus longue, à moins bien sûr de se risquer à d’autres coupes ou simplifications – tant que les auteurs du film ne nous refont pas le coup de changer l’identité du tueur comme ils l’avaient fait pour  : Silence, cela nous va.

Le casting vocal est quasi-uniquement composé de nouveaux venus, mais ces derniers s’avèrent à la hauteur de nos attentes. On trouve donc ici Jensen Ackles (Supernatural) dans le rôle de , (Glee) dans celui de Catwoman, (Transformers) dans la peau d’Harvey Dent et l’excellent (Twilight) dans celle de Gordon. Troy Baker succède à Mark Hamill dans le rôle du , mais s’en sort également parfaitement bien. On notera cela dit que : The long Halloween – Première partie constitue malheureusement le dernier rôle de , morte par noyade à l’été 2020 au lac Piru, en Californie, alors qu’elle nageait avec son fils de quatre ans, Josey, qui a été retrouvé seul sur leur bateau de location.

On attend donc maintenant avec un enthousiasme non feint la deuxième partie du film, dont la sortie est prévue le 4 août. On est d’autant plus impatients que « Un long Halloween » est réellement un récit à combustion lente, qui monte en intensité au fur et à mesure que l’intrigue avance. Ainsi, si les auteurs de : The long Halloween – Première partie parviennent à tenir cette maestria jusqu’au dénouement de l’histoire, le deuxième acte devrait sacrément envoyer le bois…

Le Blu-ray

[4,5/5]

: The long Halloween – Première partie nous proposant un spectacle visuellement solide et même à l’occasion assez superbe, le Blu-ray édité par . nous propose fort logiquement une galette Haute-Définition assez impeccable, qui plus proposée dans un très joli Steelbook (ou Metalliboite). La définition n’est jamais prise en défaut, et l’ensemble nous propose un piqué d’une précision absolu doublé d’un niveau de détails tout simplement extraordinaire. Couleurs et contrastes s’affichent aussi sous leur meilleur jour ; en un mot comme en cent il s’agit tout bonnement du top du top en matière de Blu-ray. Côté son, la VO est proposée dans un mixage DTS-HD Master Audio 5.1 qui, en termes de spectacle sonore multi-canal, propose une spatialisation solide et des basses omniprésentes, en particulier durant les scènes d’action qui émaillent le métrage. La VF est traditionnellement proposée en Dolby Digital 5.1 : le rendu acoustique est certes en deçà de celui de la VO, mais l’immersion demeure excellente.

Du côté des suppléments, il semble que le traditionnel making of du film ait ici été réservé à la sortie du deuxième opus en août. L’éditeur nous propose néanmoins un aperçu du prochain long-métrage animé DC, à savoir : The long Halloween – Deuxième partie bien sûr (9 minutes). On y découvrira une poignée d’images du film, mais afin de garder le suspense, Warner nous propose surtout beaucoup d’images fixes et de concept-arts, qui s’accompagneront d’entretiens avec quelques membres-clés de l’équipe et de quelques acteurs de doublage. On notera que ce deuxième film a reçu une classification « R » de la part du MPAA (comité de censure américain), contrairement au premier, qui restait « PG-13 ». Quand on vous disait que le récit gagnait en intensité…

On passera de façon un peu plus rapide l’aperçu de : Dark Knight Returns – Première partie (13 minutes) et l’aperçu de : Gotham by Gaslight (9 minutes), deux films plus anciens, pour se concentrer sur le court-métrage The losers (16 minutes, HD / VOST). Issu de la série DC Showcase, The losers est adapté d’une série de comics des années 70, publiée en France dans le désordre et dans des versions noir et blanc recadrées, notamment dans le recueil « Brûlant » chez Arédit / Artima. C’est du récit de guerre avec une touche de fantasy ; le court-métrage met ainsi en scène un combat contre des dinosaures. C’est assez amusant en soi, mais pas très original, et l’animation est très rigide, ce qui ne le rendra pas forcément indispensable. On terminera ensuite avec, dans les archives , deux épisodes de  : La série animée en HD et VOST : Joyeux Noël, (saison 1, épisode 2) et Il n’est jamais trop tard (saison 1, épisode 12).

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