Test Blu-ray : Aladdin

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États-Unis : 2019
Titre original : –
Réalisation :
Scénario : , Guy Ritchie
Acteurs : , ,
Éditeur :
Durée : 2h08
Genre : Aventures, Fantastique
Date de sortie cinéma : 22 mai 2019
Date de sortie DVD/BR : 30 septembre 2019

 

Quand un charmant garçon des rues du nom d’Aladdin cherche à conquérir le coeur de la belle, énigmatique et fougueuse princesse Jasmine, il fait appel au tout puissant Génie, le seul qui puisse lui permettre de réaliser trois voeux, dont celui de devenir le prince Ali pour mieux accéder au palais…

 


 

Le film

[4/5]

Dans la série « Disney adapte en prises de vues réelles ses classiques animés », voici venir le nouvel Aladdin, avec Will Smith qui remplace avec aise le regretté Robin Williams en Génie facétieux…

Aladdin, petit voleur de la cité d’Agrabah, rencontre par hasard la jolie Jasmine. Il tombe vite sous le charme de celle dont il ignore, dans un premier temps, qu’elle est princesse. Aspirant à autre chose qu’à sa vie isolée d’héritière sans pouvoir, elle se promène incognito pour comprendre comment son peuple vit au-delà des murs du palais.

Jafar, vizir désirant devenir sultan à la place du sultan, va se dresser sur le chemin du garçon des rues et de celle qu’il veut conquérir. Heureusement, Aladdin trouve une lampe dans une grotte où l’a entraîné Jafar qui convoitait cet objet magique sans pouvoir s’en emparer. Il la frotte et en fait sortir un Génie qui lui propose d’exaucer trois vœux, pas un de plus…

 

 

Façon Bollywood

Dans un premier temps, on s’inquiète du manque de charisme des amoureux (Mena Massoud et Naomi Scott) ainsi que du méchant (Marwan Kenzari), étonnamment jeune. Petit à petit, pourtant, le charme prend, car les personnages sont écrits avec une étonnante profondeur. Le héros veut s’affranchir du joug de ses dirigeants et ne plus être condamné à voler pour se nourrir, et celle qu’il aime veut s’imposer dans un monde d’hommes.

La mise en scène façon Bollywood de Guy Ritchie s’avère assez prenante, notamment dans les morceaux « Prince Ali » ou « Je suis ton meilleur ami », où Will Smith laisse voir son aptitude à chanter, danser et rapper en même temps. Les chorégraphies sont bien agencées et le reste de la distribution s’avère tout aussi pertinente que le trio central.

Will Smith est un Génie magique, drôle, sympathique mais aussi un peu bougon lorsqu’on tente de lui faire faire plus de vœux qu’il ne doit en accorder. Il devient même presque émouvant lors de l’épilogue.

Ils se font tous presque voler la vedette par l’amusante domestique de la princesse, Dalia, jouée par la pimpante Nasim Pedrad, mais surtout par un héros inattendu : le fameux tapis volant qui emporte les amoureux dans la scène de « Ce rêve bleu ».

 

 

Jasmine, plus moderne

On retrouve avec un plaisir croissant les chansons du grand classique sorti en 1993 et qui nous sont toujours familières aujourd’hui. À ces ritournelles connues remises au goût du jour, mais sans trop de trahison, s’ajoute une autre dans l’air du temps, « Parler », sur le droit à l’émancipation de la parole des femmes, chantée par Jasmine, plus moderne qu’à l’époque. Ce nouveau titre est toujours composée par Alan Menken, sur des paroles signées Benj Pasek et Justin Paul, à qui on doit celles de La La Land.

Il est peu probable que le succès soit aussi impressionnant mais cette relecture est spectaculaire et généreuse. Un divertissement bon enfant et surprenant dans le plaisir qu’il offre, contre toute attente.

Critique de notre rédacteur en chef Pascal Le Duff.

 

 

Le Blu-ray

[4,5/5]

C’est sous la bannière de la branche française de Walt Disney que cette mouture « live » d’Aladdin débarque aujourd’hui en Blu-ray, et côté image, c’est sans surprise que l’on constatera que les équipes techniques de la maison Mickey ont de nouveau livré un travail d’encodage tout simplement somptueux et irréprochable, rendant clairement et définitivement hommage à la sublime photo du film, signée par le britannique Alan Stewart. Piqué, contrastes et couleurs sont littéralement au taquet, c’est du grand Art, tout simplement sublime. Côté son, VF et VO s’offrent des mixages impériaux, en DTS-HD Master Audio 7.1 pour la VO et en Dolby Digital+ 7.1 pour la VF. Niveau rendu acoustique, bien sûr, les deux pistes audio proposent une immersion de dingue, avec des effets multicanaux constants, puissants, spatialisés avec une finesse incroyable et proposant plus que jamais un vrai rendu cinéma à la maison : tout simplement époustouflant.

Dans la section suppléments, on commencera tout d’abord avec les featurettes d’usage : on commencera avec « Le journal vidéo d’Aladdin » qui nous proposera de découvrir le tournage du film à travers les vidéos tournées par l’acteur Mena Massoud avec son téléphone portable. Durant un peu plus de 10 minutes, l’acteur alternera les anecdotes sur les coulisses du film avec de rapides interviews des acteurs et de l’équipe. On continuera avec « La magie de Guy Ritchie » (5 minutes) qui, comme son titre l’indique à demi-mots, est une ode vibrante dédiée au génie de Guy Ritchie, puis avec « Le meilleur du Génie » (4 minutes), sujet ici plus particulièrement centré sur la prestation de Will Smith, qui évoquera notamment le défi de reprendre un personnage ayant été si profondément marqué par la performance de Robin Williams dans le film d’animation de 1992.

Les curieux pourront ensuite se plonger dans six scènes coupées, présentées à différents stades de développement (11 minutes au total), ainsi que découvrir une chanson coupée, intitulée « Desert moon » (2 minutes), et introduite par le compositeur Alan Menken lui-même. Le traditionnel bêtisier est également de la partie, même s’il s’avère assez court (2 minutes) et pas forcément à se tordre de rire. Enfin, on terminera avec les clips vidéo de « Speechless » par Naomi Scott, « A whole new world » par Zayn et Zhavia Ward, ainsi que d’une autre version de « A whole new world » interprétée par Zayn and Becky G. Des noms qu’on ne connaît pas mais qui doivent probablement être familiers à nos chères têtes blondes. L’ensemble est malheureusement assez consensuel et superficiel, mais on aura tout de même l’occasion de piocher quelques informations intéressantes ; les différents sujets s’avèrent de plus suffisamment courts et rythmés pour ne jamais provoquer l’ennui.

 

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