DVD — 07 septembre 2019
Test Blu-ray 4K Ultra HD : Alita – Battle angel

Alita – Battle angel

 
États-Unis : 2019
Titre original : –
Réalisation : Robert Rodriguez
Scénario : ,
Acteurs : , ,
Éditeur :
Durée : 2h02
Genre : Fantasy, Science-Fiction
Date de sortie cinéma : 13 février 2019
Date de sortie DVD/BR : 24 juillet 2019

 

Au vingt-sixième siècle, un scientifique sauve Alita, une jeune cyborg inerte abandonnée dans une décharge. Ramenée à la vie, elle doit découvrir le mystère de ses origines et le monde complexe dans lequel elle se trouve, afin de protéger ses nouveaux amis contre les forces sombres lancées à sa poursuite…

 


 

Le film

[3,5/5]

Après avoir réuni plus de deux millions de français dans les salles obscures (et généré des recettes de plus de 400 millions de dollars au Box-office international), Alita : Battle angel, l’adaptation du manga de (1990-1995) débarque en 4K Ultra HD Blu Ray, Blu-ray 3D, Blu Ray et DVD, sous les couleurs de 20th Century Fox.

Voici l’occasion idéale pour ceux qui l’auraient loupé au cinéma – ainsi qu’aux autres ! – de voir et revoir le film, excellent divertissement estampillé SF / Cyberpunk réalisé par Robert Rodriguez (Desperado, Une nuit en enfer, Planète terreur, Machete, Sin City…) et produit par James Cameron (Terminator, Avatar, Titanic…).

Une réussite sur laquelle on était revenu lors de la sortie du film en salles :

« Alita est une héroïne fantastique plutôt atypique. Bien plus qu’une simple cousine de Frankenstein, à laquelle son père scientifique, interprété ici avec une dose considérable de mélancolie par Christoph Waltz, inculquerait des valeurs humaines idéalistes, rapidement anéanties par les dures réalités d’un monde impitoyable, elle développe au contraire une autonomie de pensée et d’action qui la mettra en porte-à-faux vis-à-vis du docteur Ido et de ses velléités paternelles. C’est une fille de son âge en quelque sorte, une adolescente vive d’esprit et perspicace, qui fait de plus en plus semblant d’être une progéniture docile tout en se façonnant son propre opinion. La complexité des traits de caractère de son personnage persiste même après le virage majeur, qui la verra endosser le rôle lourd de responsabilités d’une justicière quasiment divine, envoyée sur Terre pour redresser les torts d’un système profondément injuste. Or, pour une fois, cette mission hautement caricaturale ne s’accompagne pas des excès en termes de discours pompeux et édifiant qui a pu relativiser la qualité de certains contes antérieurs signés James Cameron. Au contraire, sans pour autant être une héroïne récalcitrante, Alita ne perd jamais tout à fait son innocence initiale, véhiculée astucieusement par ses grands yeux, qui jettent un regard plein de compassion, mais sans mièvrerie, sur le monde.

Si la patte de Robert Rodriguez se manifeste notamment dans l’orchestration époustouflante des scènes de combat et d’action, aussi précises qu’essentielles pour le déroulement sans faille du récit, on aurait pu craindre que James Cameron cède à nouveau à son envie apparemment irrépressible d’ajouter une histoire d’amour à l’eau de rose pour égayer tant soit peu un univers pas si glauque que ça. Et effectivement, la fille au cœur surpuissant le perdra tôt ou tard à un jeune voyou, qui personnifie à lui seul la symbiose parfaite entre les productions de Steven Spielberg des années 1980 avec leurs héros juvéniles mal dégrossis et leurs descendants indirects plus contemporains, quoique pas forcément plus avancés sur la voie de la maturité. Malgré quelques séquences au penchant romantique clairement marqué, le récit ne se laisse point amadouer par autant de manifestations d’un sentiment amoureux pur. Il préfère avancer sans broncher sur le chemin d’un divertissement de haut vol, dont chaque élément est mis au service d’une quête existentielle. (…)

A première vue, ne paie pas de mine avec son personnage principal en images de synthèse et son histoire a priori déjà vue cent fois. Pourtant, ses créateurs Robert Rodriguez, à la mise en scène, et James Cameron, au scénario et à la production, en font une aventure enivrante et presque intelligente. Ils y évitent adroitement le piège de l’exposition surchargée, de l’installation prématurée d’un équilibre de forces appelées à s’affronter sans concession, au profit d’un récit d’initiation au jeu en particulier et à la vie en général qui nous a séduits par son manque de prétention. Au vu de son succès planétaire raisonnable, il se peut que nous voyions bientôt d’autres aventures de l’intrépide cyborg débarquer sur nos écrans de cinéma. Espérons seulement qu’elles auront la même tenue vigoureuse que celle-ci ! »

Extrait de la critique de notre chroniqueur Tobias Dunschen. Retrouvez-en l’intégralité en cliquant sur ce lien.

 

 

Le

[5/5]

Autant ne pas faire durer le suspense : la présentation 4K d’Alita : Battle angel portée par 20th Century Fox nous propose un résultat à l’image absolument remarquable, de toute beauté. Ça pète déjà en Blu-ray, mais la version 4K UHD dépouille tout sur son passage : on remarquera une augmentation substantielle du niveau de détails notamment. L’ensemble est d’ailleurs tellement précis et fin dans cette version 4K que l’on pourra avoir occasionnellement l’impression de regarder un dessiné animé plutôt qu’un film « live ». Les couleurs et les contrastes s’imposent avec une gamme de tonalités vraiment saisissante, la définition est bien sûr au top, c’est un véritable plaisir de nous replonger dans cet univers post-apocalyptique. Côté son, la VO est proposée dans un mixage Dolby Atmos (que les amplis non équipés décoderont en Dolby TrueHD 7.1) tandis que la VF ne s’offre quant à elle qu’un classique DTS 5.1. En termes de spectacle sonore multi-canal, la VO affiche donc une supériorité écrasante, proposant une spatialisation complètement folle et des basses omniprésentes, audibles dès les premières scènes avec le déchargement des ordures de Zalem. Mais bien sûr, ce mixage de ouf malade prend toute son ampleur durant les scènes d’action, et en particulier sur les scènes de Motorball qui bénéficient d’effets incroyablement excitants et impressionnants. Le rendu sonore est à 100% dynamique et le spectre extrêmement large : du jamais vu / entendu.

Pour les suppléments, c’est vers le disque Blu-ray qu’il faudra se tourner. L’ensemble nous proposera de nombreuses featurettes très classiques et informatives, qui représentent plus de deux heures de suppléments au total. « Le monde d’Alita » regroupe des featurettes revenant sur l’univers cyber-punk imaginé par Yukito Kishiro, ainsi que sur divers aspects de l’histoire et des personnages (13 minutes). C’est ensuite le travail d’adaptation qui sera abordé durant une vingtaine de minutes dans le module intitulé « L’adaptation du mange au cinéma » : c’est très intéressant, surtout si vous avez découvert le manga dans les années 90. On s’attardera ensuite plus précisément sur le personnage d’Alita dans la featurette « L’évolution d’Alita » (20 minutes), sur le jeu de Motorball (6 minutes). On aura également droit à une série de « concept arts » assez sublimes mis en scène dans une vidéo de préparation de 2005 (14 minutes, sympa), à une série de scènes décomposées selon les trois phases importante de la production, à savoir capture de mouvement / copie de travail / rendu final (11 minutes), à la traditionnelle leçon de cuisine de Robert Rodriguez, qui lâche son barbecue pour nous apprendre à faire du chocolat praliné miel / tequila qui a l’air d’être une vraie tuerie (6 minutes). James Cameron, Robert Rodriguez, Rosa Salazar, Christoph Waltz et Jennifer Connelly seront ensuite mis à l’honneur dans une session de questions / réponses organisée lors d’une projection du film à Londres (27 minutes). Un interactivité très riche en somme, qui devrait vous passionner autant que le film.

 

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Auteur

Cet article a été écrit par Mickaël Lanoye, rédacteur cinéma / DVD / Blu-ray sur Critique-film.fr. Lire tous ses articles