Palmarès du Festival de Deauville 2015

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Michael Shannon et Ramin Bahrani présents à Deauville pour 99 Homes, ci-dessous Andrew Garfield dans le film
et présents à Deauville pour , ci-dessous dans le film

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C’est déjà officiel : pas de sortie en salles pour le Grand Prix du 41ème Festival du Cinéma Américain de Deauville, présidé par le réalisateur .

Tapis rouge avec le Jury présidé par Benoit Jacquot – avec Sophie Fillières, Marthe Keller, Benoît Jacquot, Marc Dugain, Marie Gillain, Pascal Bonitzer, Louise Bourgoin et Julien Hirsch
Tapis rouge avec le Jury présidé par Benoit Jacquot – avec Sophie Fillières, Marthe Keller, Benoît Jacquot, Marc Dugain, Marie Gillain, Pascal Bonitzer, Louise Bourgoin et Julien Hirsch

 

99 Homes de Ramin Bahrani ne sortira qu’en e-cinéma. Le réalisateur de Man Push Cart, Chop Shop et Goodbye Solo (avec Seymour Cassel), signe un drame sur la crise des subprimes où Dennis Nash, ouvrier dans le bâtiment vient de perdre sa maison (Andrew Garfield) et se retrouve à travailler pour l’homme qui l’a expulsé (Michael Shannon en prédateur d’une froideur terriblement fataliste à la limite de la légalité). Le sujet est intéressant, la dénonciation du rêve américain si souvent célébré de réussite personnelle (Amérique, terre d’opportunités) ou de la façon dont les banques escroquent légalement leurs clients est cinglante mais une part de (mélo)dramatisation convenue en atténue singulièrement la portée. Ce Grand Prix pourra peut-être lui permettre d’avoir finalement une sortie en salles, la sortie en e-cinema n’étant pas datée, et malgré les quelques réserves sur le registre dramatique adopté et le ressenti final, découvrir un long-métrage sur le grand écran qui lui est destiné est toujours préférable.

Parmi les autres films récompensés, citons encore révélé à la Semaine de la Critique en mai dernier, un beau portrait de femme sous influence et au bord du suicide social, dans une mise en scène qui n’est pas dans le registre du réalisme social mais glisse vers un décalage quasi fantastique.

Trey Edward Shults, réalisateur de Krisha
, réalisateur de Krisha

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Les autres prix

Prix du jury : de

Après un court séjour en prison, Sin-Dee, transsexuel, est de retour sur les trottoirs de Los Angeles. Elle apprend que pendant son absence, son amant et souteneur l’a trompée avec une femme. Sin-Dee et son amie Alexandra partent à la recherche des infidèles dans les bas-fonds de la ville.

Prix de la révélation (jury présidé par Zabou Breitman) : de

Âgé d’une vingtaine d’années, James White mène une vie dissolue à New York, le jour comme la nuit. Lorsque sa mère tombe gravement malade, il doit accepter d’affronter la réalité et trouver l’énergie nécessaire pour faire face aux nouvelles responsabilités qui sont désormais les siennes.

Prix de la critique : Krisha de Trey Edward Shults (critique)

Prix du public : de

Malcom, jeune geek fan de hip-hop des années 90 vit à Inglewood, un quartier chaud de Los Angeles. Avec ses deux amis Diggy et Jibs, ils jonglent entre musique, lycée et entretiens pour entrer à lniversité. Une invitation à une soirée underground va entrainer  Malcolm dans une aventure qui pourrait bien le faire passer du statut de « geek » à celui de mec cool, un « dope ».

Prix Littéraire Lucien Barrière : Tous nos noms de Dinaw Mengestu (All our names, collection Terres d’Amérique, Albin Michel)

Prix D’Ornano-Valenti : Les Cowboys de Thomas Bidegain

Rappel du Palmarès 2014 ici.

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