Milliardaire pour un jour

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milliardaire pour un jour photo du film de Capra

milliardaire pour un jour affiche du film de Capra

USA : 1961
Titre original :
Réalisateur :
Scénario : Harry Tugend
Acteurs : , ,
Distribution : Flash Pictures
Durée : 2h16
Genre : Comédie, Drame
Date de sortie : 1961

Globale : [rating:3][five-star-rating]

Franck Capra, dont ce fut le dernier film, reprend ici « Grande dame d’un jour » qu’il avait réalisé en 1933 avec May Robson et Warren William, film qui connut à l’époque un grand succès public.

Synopsis : Apple Annie, une clocharde qui vend des pommes à Times Square, a réussi a faire élever sa fille loin d’elle, dans un couvent espagnol en lui faisant croire qu’elle était riche. Mais celle ci arrive pour lui présenter son fiancé, Carlos, fils d’un noble d’Espagne. Dave le dandy, malfrat sympathique, lui sauve la mise en la transformant pour quelques jours en dame du monde.

milliardaire pour un jour photo du film de Capra

Un conte de fées plein d’humour et d’espoir mais un scénario qui se moque du vraisemblable

Un tel scénario n’échappe pas en effet tout à fait à une certaine mièvrerie. Mais il est quand même bon de se laisser aller dans un monde où toute une société se solidarise autour d’une bonne action. Les clochards de Broadway, le directeur d’un hôtel de luxe, les malfrats au cœur sensible, les notables new-yorkais tous réunis dans un même élan ….. pourquoi bouder son plaisir après tout et ne pas prendre avec sympathie ce message de Capra.

Apple Annie, clocharde et pocharde, mère d’une fille élevée depuis sa naissance dans un couvent espagnol avec l’argent qu’elle gagne laborieusement en vendant des pommes et en « taxant » gentiment ses congénères, qui, en quelque sorte tous parrains de la fille, la soutiennent volontiers. Bien sur la fille ignore tout de la situation de sa mère qu’elle croit fortunée et quand elle annonce ses fiançailles avec un noble espagnol et son arrivée à New-York, Annie s’effondre. Sa « bonne fée » intervient alors en la personne de Dave the Dude, qui a fait fortune sous la prohibition et qui est convaincu que les pommes d’Annie lui porte chance.

Il installe Annie dans un grand hôtel, la transforme telle Cendrillon en une élégante grande dame , lui adjoint un mari, ex-juge, joueur invétéré et portant beau et le miracle commence.

Bien sur toute cette situation est quand même assez improbable …. mais on est bien dans un conte de fées (a « mother goose story » comme le dit un des protagonistes) où tout le monde change, se transforme ou joue un rôle à un moment donné, alors ….

Capra ne mégote pas sur les rebondissements, Dave qui doit faire face au dangereux Darcey, la police qui est prête à embarquer tout le monde, les faux invités de la réception de fiançailles (la troupe de girls de Queenie, la fiancée de Dave et ses hommes de mains, dûment habillés et chapitrés pour la circonstance, les vrais invités finalement (le maire, le gouverneur….;) qui font leur BA de Noël…………

Il ne maîtrise pas tout à fait son film cependant qui n’échappe à des longueurs (plus de 2 heures) nous entraînant un peu loin du sujet central (les interminables démêlés de Dave avec Darcey).

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Une jolie galerie d’acteurs

Bette Davis est bien sur la star du film avec quelques souvenirs du grand « Now voyager » où de vieille fille ingrate elle se métamorphosait en splendide et élégante jeune femme. Teint grisâtre, cheveux filasses, haillons et yeux baignés de gin, elle se révèle quand même plus convaincante en élégante grande et richissime dame maquillée, coiffée, sobre …… La scène de la « transformation » est digne effectivement de Cendrillon avec simplement un peu plus de travail qu’un coup de baguette magique ! On adore l’entrée des esthéticienne, coiffeuse, maquilleuse, pédicure, masseuse, styliste qui après plusieurs heures passées auprès d’Annie, ressortent tous et toutes harassés, dépenaillés, traînant les pieds, suant de fatigue mais avec quel résultat !!!!

Glenn Ford est Dave avec son charme naturel qui en fait un malfrat dandy au cœur tendre plus vrai que nature et qui finira pas céder aux rêves de Queenie d’une vie rangée dans le Maryland.

Hope Lange y va aussi de sa petite transformation, de jeune fille un peu apeurée et modeste employée de cafétéria dissimulée sous un vieux ciré, elle se mue en superbe chanteuse et patronne de cabaret, ultime étape avant son rêve d’un rôle de femme au foyer.

Ce fut enfin le 1er rôle d’Ann Margret et le dernier de Thomas Mitchell qui mourut l’année suivante lors d’une tournée théâtrale où il jouait …. Columbo. Rôle qui fit la célébrité de Peter Falk à la télévision et dont il nous donne ici un avant-goût dans une composition qui lui valait d’obtenir une nomination méritée aux Oscars.

Résumé

 D’un scénario gentillet et bien improbable Capra tire une comédie plaisante, un peu longuette mais qui arrive à éviter le mélo pour faire la part belle aux seuls bons sentiments.

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