Les sorties du 1er janvier 2020

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© Haut et court Tous droits réservés

L’année 2020 nous veut décidément du bien avec ce tout premier mercredi de sorties, très avare en déchets filmiques. En plein froid hivernal de la grogne sociale, on se croirait en effet sous le beau soleil du mois de mai sur la Croisette. Car ce ne sont pas moins de quatre films de la sélection cannoise, de l’année dernière du coup, qui voient enfin la lumière publique des salles obscures. Tandis que notre cher confrère Jean-Jacques a absolument adoré de Alaa Eddine Aljem, en compétition à la Semaine de la Critique, nous lui préférons légèrement les deux films asiatiques ovationnés à Cannes : de Gu Xiaogang, film de clôture de la Semaine, ainsi que First Love Le Dernier Yakuza de Takashi Miike, rescapé de la Quinzaine des réalisateurs et surtout de la malédiction qui pèse sur ce maître de films de genre en France, où l’immense majorité de ses films sortent directement en vidéo. Mais ce n’est pas tout, puisque le deuxième film de la Quinzaine, le drame social belge de Bas Devos vaut également le détour, sans oublier l’exception suisse du Festival de Locarno sous forme du très islandais de Runar Runarsson. Bref, vous aurez vraiment l’embarras du choix cette semaine !

L’Art du mensonge © Chiabella James / Warner Bros. France Tous droits réservés

Du côté du cinéma soi-disant « grand public », l’offre n’est certes pas aussi riche et variée. Les trois films anglophones et les deux comédies françaises à l’affiche dès ce jour tiennent pourtant à peu près la route. Entre les stratagèmes criminels qui animent Helen Mirren et Ian McKellen dans L’Art du mensonge de Bill Condon, les méthodes policières musclées à l’ancienne de Chadwick Boseman dans de Brian Kirk et l’hymne au féminisme remis au goût du jour par Greta Gerwig dans du côté britannique / américain et la nostalgie de la VHS qui fonctionne à plein régime dans de Anthony Marciano et celle guère moins naïve du bonheur vétérinaire à la campagne dans de Julie Manoukian du côté français, vous aurez amplement de quoi vous faire une toile en toute innocence, en oubliant pour deux ou trois heures les tracas à venir d’une petite rentrée hélas toujours placée sous le signe de la grève.


L’Art du mensonge de Bill Condon (Royaume-Uni, Drame, 1h49) avec Helen Mirren, Ian McKellen et Johannes Haukur

de Alla Kovgan (États-Unis, Documentaire, 1h34)

Echo de Runar Runarsson (Islande, Drame, 1h19, distribué sur 17 copies) avec Sigurmar Albertsson, Bent Kingo Andersen et Sif Arnarsdottir

Les Filles du docteur March de Greta Gerwig (États-Unis, Drame, 2h15) avec Saoirse Ronan, Emma Watson et Florence Pugh

First Love Le Dernier Yakuza de Takashi Miike (Japon, Gangster, 1h48) avec Becky, Sakurako Konishi et Masataka Kubota

Ghost Tropic de Bas Devos (Belgique, Drame, 1h25) avec Saadia Bentaieb, Nora Dari et Maaike Neuville

Manhattan Lockdown de Brian Kirk (États-Unis, Policier, 1h40, distribué sur 214 copies) avec Chadwick Boseman, Sienna Miller et Taylor Kitsch

Le Miracle du saint inconnu de Alaa Eddine Aljem (Maroc, Drame, 1h40) avec Younes Bouab, Salah Ben Saleh et Bouchaib Semmak (critique)

Play de Anthony Marciano (France, Comédie, 1h48, distribué sur 310 copies) avec Max Boublil, Alice Isaaz et Malik Zidi

Séjour dans les monts Fuchun de Gu Xiaogang (Chine, Drame, 2h30, distribué sur 60 copies) avec Qian Youfa, Wang Fengjuan et Zhang Renliang

Les Vétos de Julie Manoukian (France, Comédie dramatique, 1h32) avec Clovis Cornillac, Noémie Schmidt et Carole Franck

Reprises

La Grande évasion (1963) de John Sturges (États-Unis, Drame carcéral, 2h55) avec Steve McQueen, James Garner et Richard Attenborough

(1955) de Max Ophüls (France, Drame, 1h50) avec Martine Carol, Peter Ustinov et Anton Wolbrook

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